Android : plus de 700 000 applications seraient des malwares

Dans le rapport Security Roundup de Trend Micro basé sur les activités du second trimestre, l'éditeur en sécurité pointe du doigt une importante hausse des malwares circulant au sein d'applications Android. Le million d'applications touchées devrait être franchi d'ici à la fin de l'année.

C'est un bien triste record pour Android que met en avant Trend Micro dans son nouveau rapport (pdf). Depuis le début de l'année, le système d'exploitation de Google a vu son nombre d'applications malveillantes augmenter de 350 000 programmes. Actuellement, se sont près de 720 000 applications qui seraient touchées par des malwares. « Il a fallu trois ans pour que le nombre d'applications à risque atteigne les 350 000. Un nombre qui a déjà doublé en six mois » constate l'éditeur.

Rapport trend micro malware second trimestre 2013

Trend Micro estime que cette recrudescence d'applications vérolées découle de la très forte popularité d'Android. L'OS de Google attire ainsi les pirates en raison d'une base d'utilisateurs toujours plus importante, et très friande d'apps gratuites, fortement privilégiées pour l'implémentation de logiciels malveillants, aussi bien au sein de Google Play que sur les marchés d'applications non officiels. La fragmentation du système est également pointée du doigt.

Avec 44%, les malwares les plus présents sont ceux qui utilisent certaines fonctions du smartphone à l'insu de son possesseur, notamment pour l'envoi de SMS surtaxés. On trouve ensuite, à 24%, des logiciels malveillants qui volent les données privées. On trouve ensuite les Adware (17%) ou encore les virus qui téléchargent d'autres éléments vérolés (7%).

Rapport trend micro second trimestre 2013

Le rapport de Trend Micro n'est pas rassurant puisqu'il estime que le million d'applications touchées par le phénomène sera atteint d'ici à la fin de l'année. « Au rythme auquel les malwares se développent, de manière presque exponentielle, nous semblons avoir atteint un seuil critique » estime l'éditeur. Une situation d'autant plus inquiétante qu'elle touche non pas uniquement les marchés d'applications officieux, mais également Google Play.
Modifié le 08/08/2013 à 12h16
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