Google et Bing pointés par les ayants droit au Royaume-Uni

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Outre-Manche, plusieurs associations protégeant les intérêts des ayants droit souhaitent obliger les moteurs de recherche à apposer des filtres bloquant l'accès au contenu illégal.

Les groupes British Phonographic Industry, Motion Picture Association et Publishers Association, rassemblant les professionnels de l'industrie musicale, cinématographique et de l'édition, ont fait appel à la loi Freedom of Information Act afin de récupérer des documents confidentiels auprès de Google et Microsoft. Ces derniers permettent de mesurer la part du trafic généré par les moteurs de recherche pointant vers plusieurs sites proposant du contenu illégal. Ces trois groupes furent rejoints par le Pact (Producers Alliance for Cinema and Television) et Premier League.

Selon un rapport remis au ministre de la culture britannique Ed Vaizey, les moteurs de recherche seraient la première porte d'entrée pour l'internaute souhaitant récupérer une copie illégale d'un fichier. « A l'heure actuelle les consommateurs cherchant des copies numériques d'un contenu protégé par des droits d'auteur sont principalement redirigés vers des sites ou des services illégaux », expliquent les parties à The Guardian.

Ces groupes demandent ainsi aux fournisseurs de moteurs de recherche de revoir leur algorithme d'indexation afin de sanctionner les sites proposant de manière répétée du contenu illégal et au contraire de favoriser ceux disposant d'une certification pour le téléchargement de musiques et de films. Ces lobbys souhaitent par ailleurs que les sites ayant reçu une injonction ou violé de manière considérable des droits de propriété intellectuelle soient tout simplement retirés de l'index des moteurs. Il est également question de filtrer les requêtes afin de ne pas retourner des sites proposant du contenu illicite. Enfin, Google, Yahoo! ou Microsoft doivent s'assurer de ne pas vendre leurs publicités sur ces sites ou publier au sein de leurs kiosques de téléchargement des applications mobiles facilitant l'accès à ces derniers.

Google explique avoir ôté 5 millions de contenus illégaux de son index l'année dernière et investi 50 millions de dollars pour sécuriser son système publicitaire et 30 millions de dollars pour sa technologie ContentID permettant de filtrer les vidéos de YouTube. « Nous continuerons à travailler en partenariat avec les ayants droit pour les aider dans leur luttre contre le piratage et protéger leur propriété », déclare un porte-parole de Google.

Les responsabilités du moteur de recherche avaient précédemment été soulevées par la RIAA et l'IFPI en septembre 2010.
Modifié le 12/07/2012 à 09h52
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