le jeudi 21 janvier 2016

ProtonMail, le webmail anti-NSA, passe en v 3.0 bêta

La société Proton Technologies annonce la disponibilité d'une nouvelle version bêta de son WebMail, laquelle arbore une interface plus moderne.

Les ingénieurs du CERN, de Harvard et du MIT continuent sans relâche leurs travaux sur le service ProtonMail. Pour mémoire, cette messagerie a pour but de simplifier le chiffrement et dispose de deux mots de passe. Le premier permet d'authentifier l'utilisateur pour lui retourner sa boite tandis que le second mot de passe ne transite jamais vers les serveurs de la société. Il sert à déchiffrer les données de l'utilisateur directement au travers du navigateur.

Après avoir lancé la version 2.0 et ouvert l'accès à son code source au mois d'août dernier, l'équipe de Proton Technologies annonce une version bêta pour ProtonMail 3.0. Cette mouture dispose d'une nouvelle option de mise en page à trois colonnes avec un panneau de prévisualisation sur la droite. Notons également le regroupement des email par fils de discussion afin de retrouver facilement tous les échanges sur un sujet. Pour l'heure, cette nouveauté ne peut être désactivée, mais la version 2.1 est toujours accessible.

L'équipe ajoute avoir migré l'application sur un sous-domaine de manière transparente pour l'utilisateur, cela lui permettra d'en améliorer la sécurité. Cette année, d'autres projets en termes de sécurité devraient voir le jour. Le stockage du mot de passe permettant de déchiffrer le contenu de la boite sera effectué dans la mémoire et non pas dans le stockage de la session. Cela signifie qu'il faudra le ressaisir lorsque la page sera rafraîchie. ProtonMail accueillera en outre une option de double authentification.

ProtonMail 3


L'équipe ajoutera un pare-feu d'application Web et améliorera la prise en charge de PGP. Ainsi il sera possible d'exporter sa clé privée, par exemple pour l'utiliser au sein de Thunderbird et Enigmail mais également d'importer les clés publiques de ses contacts pour un déchiffrement de leurs messages au sein du WebMail.

La société entend par ailleurs mettre à disposition des extensions de navigateur ou des applications pour Windows, OS X et Linux afin de simplifier l'accès à ProtonMail.

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Modifié le 21/01/2016 à 16h12
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