// Comparatif casque audio : 30 modèles en test
Publié par Aurélien Audy le Dimanche 25 Avril 2010
Sommaire
1. Introduction
Les intra-auriculaires 3/3
Klipsch S4i
L'américain Klipsch n'est pas né de la dernière pluie : la marque existe depuis 1946 et fait exclusivement dans l'audio, professionnel comme grand public. Les S4i occupent le milieu de gamme du fabricant.
Bien qu'intégralement en plastique, ils bénéficient d'une bonne finition. Les extrémités du câble, certes un peu fin, sont renforcées, même au niveau de la télécommande à trois boutons (volume + et -, bouton de gestion des appels). Le design est plutôt plaisant, surtout en termes d'ergonomie où les S4i excellent. La géométrie très anguleuse des écouteurs, alliée à des embouts bien profilés en ogive favorise grandement l'insertion dans le conduit auditif et procure un très bon niveau de confort. Klipsch fournit quatre paires d'embouts silicone de tailles différentes, dont une à double étage parfaite pour ceux qui ont un conduit étroit et profond, une housse souple, un accessoire de nettoyage et une pince amovible pour accrocher le câble aux vêtements.
Performances
Annoncée à – 16 dB, l'isolation est sans surprise très bonne. Contrairement à toute attente, le rendement n'est pas supérieur à celui des Aurvana In-ear 2, malgré une impédance bien inférieure pour une sensibilité égale. Le son est en revanche bien différent, avec un focus clairement mis sur le bas du spectre : les basses sont très denses, et étouffent malheureusement un peu des médiums qui manquent de hauteur. Et les aigus suivent également cette tendance. Comparés aux Shure SE 115, les S4i sont moins bons dans les médiums mais un peu plus clairs dans les aigus. Dans un cas comme dans l'autre, le rendu favorise les styles musicaux qui gravitent autour du rock ou du hip-hop, mais apparaît un peu voilé pour les autres genres. Ce défaut de brillance peut toutefois s'améliorer via l'égaliseur, les écouteurs restant très précis. En somme, un rendu de qualité mais très orienté… avec une réponse démarrant à 10 Hz, ça n'a rien d'étonnant.Conclusion
Les Klipsch S4i sont des écouteurs très agréables à porter qui délivrent globalement une bonne prestation. Seulement, ils coûtent environ 30 € de plus que les K 370 d'AKG, plus équilibrés sur le plan acoustique. Donc les S4i s'attireront les faveurs des mordus de basses puissantes en priorité. Notez que vous pouvez toujours opter pour les S4, identiques au S4i mais sans fonction mains libres, qu'on trouve à partir de 80 €.Les plus
- Basses très performantes
- Fonction main libre / télécommande 3 boutons
- Très bonne tenue
- Très bon confort
Les moins
- Médiums et aigus un peu voilés (et froids)
- Prix élevé
- Protection limitée de la housse
Klipsch S4i
Ecouteurs intra-auriculaires
Bon
-
Qualité audio
-
Ergonomie
-
Finition
-
Accessoires
Koss CC_01
Non, il ne s'agit pas d'un sèche-cheveux pour poils d'oreille, mais bien du modèle haut de gamme de l'américain Koss. On peine à le croire…
La finition est déplorable pour des écouteurs vendus à 150 € ! Les plastiques à l'aspect quincaillerie sont assemblés grossièrement, les renforts de câbles restent sommaires, le cordon recouvert de tissu n'est pas du tout approprié pour des intra-auriculaires (le contact avec le tissu génère des bruits de frottement importants)… Bref, la prise en main laisse plus que perplexe. Côté ergonomie, ce n'est guère mieux. Koss met en avant la conception Custom fit : sur le papier c'est bien vu. La terminaison des écouteurs, comme un bouton de rose à cinq pétales, s'ouvre en corolle lorsqu'on tourne la molette argentée, de sorte à plaquer au mieux les mousses contre les parois de l'oreille.
Sauf que d'une, la molette n'est pas facile à tourner (notamment à cause de la mauvaise finition des CC_01). De deux, le Custom fit fermé à fond est déjà très gros (l'ouverture est vite douloureuse). Et de trois, les mousses épousent naturellement la forme du conduit. Bref, à moins d'avoir des cavernes à la place des oreilles, le dispositif est plus gênant qu'autre chose. En effet, il empêche de presser convenablement les mousses avant introduction, ce qui laisse peut de temps pour la mise en place. Et une fois que vous y êtes parvenu, le confort n'est clairement pas là. Il faudrait que Koss revoit ses notions d'anatomie de l'oreille. Les CC_01 sont livrés avec quatre paires d'embouts en mousse (taille unique) et une housse en cuir. Et ils sont dotés d'un crochet pour attacher le câble aux vêtements. Mais n'étant pas amovible, le cordon s'emmêle souvent…
Performances
Compte tenu de la taille des mousses qu'il faut s'introduire dans le conduit auditif, on s'attend à ce que l'isolation soit importante. Mais pas tant que ça, puisque celles-ci ne sont pas très épaisses et leur forme peu ergonomique ne permet pas de boucher totalement les oreilles. On reste bien sûr dans un niveau d'isolation conséquent, mais bien loin des autres modèles utilisant des mousses. Le rendement se montre relativement faible : le plus bas de tous les modèles testés. Mais c'est encore suffisant pour la plupart des baladeurs. Maintenant en termes de rendu sonore, on retrouve la signature de Koss : des grosses basses prenantes, des aigus assez bien définis et des médiums assez froids. Une sonorité idéale pour écouter du métal, et plus généralement tous les dérivés du rock. C'est clairement le meilleur point des CC_01 mais ça ne suffira pas pour faire oublier toutes ses tares.Conclusion
Pour faire bref, le seul point positif des Koss CC_01, c'est leur restitution audio pêchue, couvrant aussi bien les basses que les aigus. Tout le reste, à savoir l'ergonomie, le confort, le design, la finition oscillent entre le à revoir et le désastreux. Une sévérité d'autant plus méritée que les CC_01 sont commercialisés à partir de 150 € et clairement, ils ne les valent pas !Les plus
- Basses et aigus bien présents
- Original ?
Les moins
- Custom Fit ni pratique, ni confortable
- Finition loin du compte / prix
- Design grossier
- Rendement relativement faible
Koss CC_01
Ecouteurs intra-auriculaires
Bof
-
Qualité audio
-
Ergonomie
-
Finition
-
Accessoires
JAYS q-JAYS
Le jeune constructeur suédois JAYS avait fait grand bruit avec ses premiers intra-auriculaires, les d-JAYS sortis en 2006. Depuis, il continue son bonhomme de chemin en parcourant l'alphabet : a, j, s, et ceux que nous testons aujourd'hui, les q-JAYS.
Particularité : ce sont les plus petits de la gamme, et aussi probablement du marché des intra-auriculaires. Rendez-vous compte, sans embout un q-JAYS mesure 19 mm de long et 7 mm en largeur et en profondeur !
Ils sont ainsi ultra légers, donc très confortables à porter. Sans oublier qu'ils deviennent quasi invisibles. Deux observations en revanche : si la finition est très soignée, on ne peut s'empêcher de craindre que cette petitesse ne rime avec fragilité. Et pour enfiler les q-JAYS, il faut faire preuve d'un minimum de minutie : ceux qui ont des mains de bucherons risquent de galérer. Mais avec un peu d'entraînement, on y arrive sans problème. Surtout que vous trouverez forcément embout à votre oreille, parmi les huit paires fournies (six tailles) en silicone ou la paire de mousses ! Rien que ça… Le design anguleux permet par ailleurs une insertion classique ou par-dessus l'oreille, avec une orientation optimale. Le reste des accessoires est aussi pléthorique que le choix d'embouts : deux rallonges de 90 cm (une droite, l'autre coudée), une housse blanche en cuir (un peu trop petite malheureusement), seize filtres de rechange (minuscules pastilles qui empêchent les saletés de rentrer dans les transducteurs), un dédoubleur stéréo (pour brancher deux casques) et un adaptateur avion !
Performances
Pas de chiffre annoncé sur l'isolation mais elle est excellente avec les silicones et encore mieux avec la mousse. Le grand choix d'embouts contribue clairement à ce résultat : prenez donc vraiment le temps de tous les essayer pour trouver le plus adapté à votre morphologie. En termes de rendement, les q-JAYS se placent bien plus haut qu'on aurait pu l'imaginer avec "seulement" 95 dB de sensibilité et "quand même" 49 Ohms d'impédance : à peu près à égalité avec les Creative Aurvana In-ear 2.Mais la plus belle performance des q-JAYS vient sur le plan acoustique. Déjà, en termes de miniaturisation, puisque chacun des intras renferme deux transducteurs distincts à armature équilibrée, un réglé pour les basses et moyennes fréquences, l'autre réglé pour les hautes fréquences. L'impact se fait sentir directement sur le rendu, avec une précision hallucinante : on se surprend à découvrir des détails sur des morceaux qu'on connait par cœur. Les q-JAYS procurent vraiment une expérience sonore de haut vol : on peut d'un côté discerner tous les instruments facilement et parallèlement avoir cette sensation étrange de ne pas comprendre d'où provient le son. Pas de coloration notable, des aigus brillants mais pas agressifs, des médiums dosés à la perfection, des basses restituées sans excès… on frise la perfection ! Perfection académique du moins, parce que côté cœur il se peut que le rendu réaliste des graves apparaisse un peu trop faible aux goûts de certains. Et bien sachez que les q-JAYS tolèrent très bien un coup d'amplification des basses via l'égaliseur.
Conclusion
Certes, les q-JAYS sont mal distribués en France et ils sont chers : 150 € environ. Mais pour obtenir pareilles qualités acoustiques, il faut normalement dépenser dans les 300 € voire plus… Si vous recherchez le rendu le plus naturel et précis possible, vous ne trouverez pas mieux dans cette gamme de prix. Avec une simple accentuation des basses via l'égaliseur au bon moment, les q-JAYS peuvent sublimer tous les styles musicaux, pour toutes les oreilles. Une référence !Les plus
- Précision sonore hallucinante
- Miniaturisation extrême
- Ergonomie / confort / discrétion
- Choix d'embouts / accessoires
Les moins
- Prix élevé
- Pas de fonction main libre
- Linéarité pas du goût de tout le monde
JAYS q-JAYS
Ecouteurs intra-auriculaires
Très bon
-
Qualité audio
-
Ergonomie
-
Finition
-
Accessoires
Shure SE 530
Nous refermerons le volet des intra-auriculaires avec le haut de gamme de Shure : les SE 530. Lancés à 450 €, on les trouve aujourd'hui à partir de 250 €, sans contrôleur Push To Hear (320 € avec au minimum). Nul doute que peu de gens pourront se permettre pareille dépense...
En apparence peu de choses les distinguent des SE 115 : même forme (en un peu plus allongés et affinés), qualité de fabrication similaire, géométrie et embouts identiques… Seules la couleur et l'offre en accessoire changent. Les SE 530 sont en effet fournis avec un étui en tissu semi-rigide, une télécommande de volume (amovible) et des adaptateurs (jack 2,5 mm, 6,3 mm et avion). Les observations positives formulées pour le SE 115 sont donc valables pour le SE 530, à la différence près qu'en matière de finition, on aurait pu exiger davantage de soin (matériaux plus qualitatifs) pour des écouteurs de ce prix.
Performances
C'est bien ici que la différence de tarif se fait sentir. Pas sur l'isolation puisque les embouts sont identiques. Mais déjà sur le rendement, les 119 dB de sensibilité faisant faire un joli bond aux SE 530. Et surtout sur les qualités acoustiques. En effet, LA particularité de ces intras, c'est qu'ils renferment trois transducteurs à armature équilibrée par écouteurs : un tweeter pour les aigus, et deux woofers pour les basses et médiums. Une enceinte miniature à trois voies en somme !Le rendu audio s'en ressent : précision et puissance de restitution énorme de chaque bande du spectre. Par rapport au très neutre q-JAYS, les SE 530 exhibent la signature chaude typique de Shure, et les basses bénéficient d'une présence plus marquée. C'est donc un peu moins transparent pour du monitoring, mais diablement jouissif pour les amateurs de sons dynamiques, les SE 530 alliant la pureté au caractère. Bref, les meilleurs du comparatif, avec les q-JAYS qui les talonnent. Une première place que ces intras peuvent se permettre vu leur prix ! Maintenant la différence de prix est-elle justifiée ? Quand on imagine la complexité de la technologie et qu'on peut comparer les résultats, peut-être. Mais sinon, la pilule reste tout de même dure à avaler...
Conclusion
En testant les SE 530, nous voulions surtout vérifier s'il y avait vraiment une différence majeure avec des écouteurs à 70 €. Et nous sommes bien obligés de répondre par l'affirmative. Maintenant, les SE 530 s'adressent au moins autant aux gens fortunés qu'aux mélomanes : ça n'est pas parce qu'on dit qu'une Ferrari est mieux qu'une Twingo que vous allez acheter une Ferrari… Vous êtes juste chanceux si vous pouvez vous le permettre !Les plus
- Précision et caractère sonores
- Isolation monstrueuse
- Ergonomie / confort
- Choix d'embouts / télécommande amovible
Les moins
- Prix très élevé
- Contrôleur PTH en option
- Finition compte tenu du prix
- Taille importante des écouteurs
Shure SE530
Ecouteurs intra-auriculaires
Très bon
-
Qualité audio
-
Ergonomie
-
Finition
-
Accessoires






























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