// Comparatif casque audio : 30 modèles en test
Publié par Aurélien Audy le Dimanche 25 Avril 2010
Sommaire
1. Introduction
Les casques sans fil 2/2
Koss Cobalt
Le Cobalt, qui n'est plus tout jeune mais encore à la carte, apparait assez singulier dans le paysage des casques sans fil que nous vous proposons.
C'est en effet le seul à adopter un style tour de cou. C'est-à-dire que l'arceau passe derrière la nuque et remonte au-dessus des oreilles où il vient trouver appui. Ce dispositif présente l'avantage de ne pas décoiffer l'utilisateur. Mais il a pour inconvénient de ne pas s'adapter à toutes les morphologies. Et en l'occurrence, on se demande si les designers n'ont pas des oreilles à la Spock chez Koss… Impossible pour nous de plaquer correctement les écouteurs, les mousses restent à l'oblique, laissant un vide important sur la partie haute de l'oreille.
En plus d'être perfectible, le port s'avère inconfortable puisqu'il décolle les oreilles, sur lesquelles les 86 grammes reposent. Et l'impact sur votre look n'est pas des plus flatteurs. Pour enfoncer le clou, la finition est assez quelconque. Par contre, on apprécie les dimensions réduites du Cobalt une fois le tour de cou replié. Ou encore la présence d'accessoires forts intéressants dans la boîte : un dongle et un émetteur Bluetooth, respectivement pour ordinateurs et baladeurs dépourvus de cette technologie sans fil. Koss fournit aussi un chargeur secteur, un câble USB et une petite rallonge pour que l'émetteur Bluetooth puisse à coup sûr s'adapter sur n'importe quel baladeur (il est à la base prévu pour iPod). Enfin la garantie à vie, assortie de la mention "No question asked" est en théorie un avantage unique à la marque Koss. À voir ce que cela donne vraiment lorsqu'il s'agit de la faire fonctionner !
Quid du Bluetooth ?
Koss ne communique pas grand-chose sur la technologie embarquée. On ne connait donc pas la version de Bluetooth mais on peut déduire d'après les prestations du Cobalt qu'il est conforme aux profils HSP, HFP et A2DP. En termes d'autonomie, il obtient le deuxième plus mauvais résultat avec seulement 5 h 40 de musique en continu (8 h annoncées). Ce avec une portée de seulement 7 à 8 mètres, et des microcoupures de son de temps en temps… Dernière déconvenue en matière d'ergonomie : Koss n'a pas trouvé le moyen d'intégrer des commandes pour avancer ou reculer les chansons. Il y a pourtant 7 boutons sur le Cobalt : lecture/pause, décrocher, raccrocher, arrêter, volume + et – et mute (pour le micro). Ces touches sont réparties sur les deux écouteurs, ce qui fait qu'on s'emmêle facilement les pinceaux pour retrouver ce qu'on cherche. Rien de très glorieux en définitive.
Performances audio
Le Cobalt est un Koss et sonne donc comme tel : beaucoup de basses, des médiums assez bas et des aigus plutôt clairs. C'est sans surprise du bon boulot. Sauf que la sonorité typique de Koss souffre ici de la position écartée des écouteurs, provoquant une perte de densité des médiums, qui glissent vers les aigus. Lorsqu'on plaque les écouteurs sur les oreilles, on retrouve peu ou prou le son d'un Porta Pro, c'est rageant ! Surtout que le casque de type ouvert, et même très ouvert pour le coup, offre une diffusion très aérée du son. Et qu'en termes de puissance, sans être exceptionnel, le Cobalt suffit largement. Un défaut d'ergonomie regrettable, mais qui n'empêche pas le Cobalt de rester un des meilleurs sans-fils en matière de son.
Conclusion
Si vous appréciez les casques tour de cou, alors le Cobalt peut vous séduire grâce à son acoustique bien relevée. La compatibilité entre ce type de port et votre morphologie est toutefois nécessaire pour savourer toute la signature Koss. Nécessaire mais pas garantie… Le hic, c'est qu'à 200 € il vaut mieux ne pas se tromper. Certes, le constructeur est un des rares (peut-être même le seul ?) à fournir un dongle et un émetteur Bluetooth avec son casque. Mais ça ne suffira probablement pas pour faire passer la pilule par rapport à un BH-905 de Nokia, qu'on trouve au même prix.
Les plus
- Son signé Koss
- Dongle et émetteur Bluetooth fournis
- Pliable et léger
Les moins
- Exige une morphologie compatible
- Autonomie / portée faible
- Pas de saut de chanson
- Prix
Koss Cobalt
Casque Bluetooth
Moyen
-
Qualité audio
-
Bluetooth
-
Autonomie
-
Ergonomie
Sony DR-BT101
Le DR-BT101 bénéficie d'un design assez moderne, avec ses branches recouvertes d'un carénage transparent en plastique bleu.
Pour autant la conception reste classique : un arceau réglable, sur lequel sont fixés deux gros écouteurs (68 mm de diamètre), avec le jeu nécessaire pour permettre un bon plaquage sur les oreilles. Les écouteurs sont enveloppés dans une fine pellicule de mousse, assez raide, mais comme la pression de l'arceau est légère, le confort reste bon. Tellement légère par contre que si vous battez la cadence par des mouvements de tête, le casque tombe directement. Côté finition, si les matériaux employés relèvent intégralement de la pétrochimie, l'assemblage demeure sérieux. Sony ne fournit par contre qu'un câble USB en guise de chargeur, et c'est tout… Pas de connectique audio donc pas de fonctionnement sans batterie.
Quid du Bluetooth ?
Sony ne lésine pas sur la technologie. Aussi le DR-BT101 embarque-t-il un contrôleur Bluetooth en version 2.1 + EDR, fonctionnant avec les profils HSP, HFP, A2DP et AVRCP. L'autonomie se place au troisième rang sur nos six compétiteurs, avec 11 h 40 en lecture continue (pour 13 h annoncées). Un résultat appréciable. La portée est généreuse également, puisqu'on dépasse allégrement les 10 m (pas d'interférence jusqu'à 12-13 m). Concernant les manipulations, tout transite par l'écouteur droit. Sony a vraiment bien étudié son ergonomie, évitant autant que possible les boutons à usages multiples et différenciant suffisamment les commandes. Pour le volume, une barre à bascule simple (+ et -). Pour le contrôle de la lecture, un bouton type joystick à trois directions (haut, bas, pression). Restent une touche pour la gestion des appels, une autre pour l'alimentation et une dernière pour le couplage. Plutôt une bonne chose de proposer une touche dédiée à cette manipulation certes simple mais essentielle.
Performances audio
Le DR-BT101 délivre un son de puissance correcte, concentré sur la partie centre - droite du spectre, c'est-à-dire médiums et aigus, les basses étant clairement délaissées. Ça pourra plaire à ceux qui recherchent un son plat, où les aigus brillants ne sont pas étouffés par les graves. Mais cette acoustique pauvre en basses paraîtra bien fade aux oreilles des mordus de dynamique. Les écouteurs sont de type semi-ouvert, ils sont fermés à l'arrière, mais ouverts sur les côtés. Le rendu n'est pas aussi naturel qu'avec du type ouvert (on perçoit un léger cloisonnement du son), mais l'impression d'ouverture est bien là elle (pas de confinement). Globalement, le DR-BT101 n'est pas mauvais, mais son approche très différente des autres casques a tout de même plus de chances de décevoir que de séduire.
Conclusion
Vendu à partir de 50 €, le DR-BT101 est pour l'instant le seul casque abordable de ce comparatif (le Nokia ne l'est pas) disposant d'un style normal, adapté à toutes les morphologies. La partie Bluetooth (autonomie, portée, ergonomie…) donne totale satisfaction. Le seul regret concerne donc la partie sonore, qui aurait mérité une petite accentuation des basses, trop discrètes. Après, si vous aimez les restitutions neutres (musique classique, opéra, blues…), le DR-BT101 pourra répondre à vos attentes.
Les plus
- Partie Bluetooth réussie
- Ergonomie / adaptabilité
- Son neutre
- Prix
Les moins
- Manque de basses
- Pas de câble audio de secours
- Pas de chargeur secteur
Sony DR-BT101
Casque Bluetooth
Bon
-
Qualité audio
-
Bluetooth
-
Autonomie
-
Ergonomie
Philips SHB 9000
La description sera rapide, puisque le SHB 9000 est à peu de chose près le même casque que le SHL 8800, en Bluetooth.
Vous remplacez les capsules transparentes personnalisables par des coques noires avec boutons rétro-éclairés en bleu, vous ajoutez un micro (intégré dans l'écouteur droit) et quelques commandes, et vous obtenez le SHB 9000. L'allure, l'arceau rembourré, le confort, le pivot inversé des écouteurs et la construction sont identiques.
Une différence à peine visible, mais qui est pourtant majeure : Philips a aéré ses écouteurs, en remplaçant sur la bande latérale des coussinets le simili par du tissu. La conséquence directe, c'est que le SHB 9000, bien qu'encore fermé, est un peu moins isolant que le SHL 8800. Nous verrons aussi à quel point cela joue sur le son. Philips a par ailleurs intégré son DSP (Digital Signal Processor) FullSound dans un des écouteurs, puce censée rétablir les pertes de dynamiques provoquées par la compression MP3. Enfin, et c'est un très bon point, le SHB 9000 peut fonctionner via un câble audio standard (fourni), batterie vide ou non.
Quid du Bluetooth ?
Le SHB 9000 est compatible Bluetooth 2.0 + EDR, avec les profils HSP, HFP, A2DP et AVRCP. Il a survécu pas moins de 15 h en lecture continue (17 h annoncées), ce qui le place en deuxième position derrière le BH-905 de Nokia, une très belle performance ! Le signal atteint les 10 mètres sans broncher mais guère plus. Sony et Nokia font un peu mieux dans ce domaine. Sur le plan de l'ergonomie, Philips a fait preuve d'astuce. La coque tout entière de l'écouteur droit constitue le bouton multifonction lecture/pause/décrocher/raccrocher : c'est esthétique (car invisible) et efficace (pas besoin de chercher un petit bouton, on presse la coque). Par contre, cela favorise les erreurs de manipulation. Sur l'écouteur gauche, on avance ou recule les chansons, selon l'endroit pressé. Et on règle le volume via un bouton à bascule classique.
Performances audio
Le SHB 9000 offre un bien meilleur son que le cousin SHL 8800. Est-ce lié au DSP FullSound ? Il apporte effectivement quelque chose, des basses notamment et des aigus un peu plus brillants. On s'en rend bien compte quand on passe du mode Bluetooth (DSP activé) au mode filaire (DSP éteint). Mais les basses sont déjà très puissantes et les aigus clairs sans le DSP. Maintenant quand on compare le SHL 8800 et le SHB 9000 en filaire, tous deux dotés des mêmes transducteurs, l'écart est flagrant. Et le meilleur son du SHB 9000 vient en grande partie de la meilleure aération de ses écouteurs, qui rend les basses moins étouffantes et offre une spatialisation plus naturelle. En termes de rendu donc, le SHB 9000 se place aux antipodes du Sony DR-BT101 : si l'absence de basses du second vous contrarie, partez sur le Philips. Si les basses vous effraient, partez sur le Sony. Une assez belle performance de Philips en tout cas, qui a su rectifier le tir sur le SHL 8800.
Conclusion
Plus cher que le casque Sony d'une bonne trentaine d'euros, le SHB9000 offre des qualités qui justifient toutefois l'écart de prix. A commencer par un son puissant et dynamique qui plaira probablement à plus de monde. Le fait de pouvoir faire fonctionner le casque en mode filaire quand la batterie vous lâche constitue également un plus essentiel. Batterie qui permet au SHB 9000 d'obtenir une des meilleures autonomies qui soient. Bref, à moins de vouloir un son neutre, vous avez toutes les raisons de craquer sur ce casque !
Les plus
- Très bon son / basses puissantes
- Autonomie Bluetooth
- Fonctionnement filaire
- Confort / ergonomie
Les moins
- Basses trop présentes pour certains
- Finition perfectible
Philips SHB 9000
Casque Bluetooth
Très bon
-
Qualité audio
-
Bluetooth
-
Autonomie
-
Ergonomie






















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