le vendredi 16 septembre 2016

La Russie bloque YouPorn et PornHub et prône le sexe dans la vraie vie

Alors qu'à New York, la municipalité a mis un terme à l'accès illimité à Internet via ses kiosques Wi-Fi, en Russie, ce sont des sites qui se trouvent bloqués. Dans le viseur, la même cible : le porno.

Deux lieux, deux problématiques différentes, mais la même source de problème, les sites pornographiques. A New York, durant sept mois, les habitants et touristes ont pu profiter d'un Wi-Fi gratuit et illimité émis par des kiosques disposés partout dans la ville (qui devrait en compter, à terme, près de 7 500).

Problème : si certains utilisent bien le réseau proposé pour s'orienter, recharger son téléphone ou faire des recherches « classiques », d'autres détournent le service à des fins peu scrupuleuses, notamment en regardant des films, dont certains sont interdits aux moins de 18 ans.

LinkNYC, l'exploitant de ces bornes, avait pourtant prévu quelques pare-feu pour éviter ce genre d'abus, mais visiblement, ils ont vite été contournés. Résultat : si les autres fonctionnalités de ces kiosques restent en fonctionnement, le Wi-Fi est quant à lui coupé jusqu'à nouvel ordre.

LinkNYC

En Russie, Pornhub et YouPorn sont bloqués


En Russie, le problème dépasse la sphère publique pour intégrer le cadre privée. Mardi dernier, les autorités ont décidé de bloquer deux des sites à contenus pornographiques les plus populaires, à savoir PornHub et YouPorn. Les fournisseurs d'accès ont donc eu ordre, suite à la décision de deux tribunaux, d'empêcher l'affichage de ces deux sites.

Ce n'est pas la première fois que la Russie prend de telles mesures. En 2015, onze autres sites pornographiques avaient subi un sort similaire, afin d'éviter aux enfants russes une exposition à des contenus qui « pourraient nuire à leur santé ». Cette fois, l'agence gouvernementale de surveillance des télécommunications, Roskomnadzor, incite les internautes russes à « rencontrer quelqu'un dans la vraie vie ».

La pornographie n'est pas le seul sujet d'inquiétude de la part des autorités russes : Google, Facebook, Wikipedia, Twitter ou Reddit ont également fait l'objet de blocages ou de pressions récemment.
Modifié le 16/09/2016 à 11h20
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