le mercredi 14 juin 2017

Uber : Travis Kalanick s’en va, un autre dirigeant démissionne

La crise managériale de la start-up spécialisée dans les VTC Uber continue alors que le groupe voit son image se détériorer depuis plusieurs années à cause de divers scandales. Cette fois, c'est le PDG et fondateur de l'entreprise, Travis Kalanick, qui fait les frais de son attitude très controversée. Il a annoncé prendre "du repos" mais les spécialistes estiment qu'il a été écarté de sa propre entreprise.

Une annonce qui intervient alors qu'Uber tente de redorer son image auprès du public et que les conclusions du cabinet d'avocats mandaté pour réaliser une enquête interne sur la réputation d'Uber ont été publiées.

Travis Kalanick quitte provisoirement la tête d'Uber


Outre les polémiques liées à son activité de VTC, qui n'ont pas manqué de faire réagir défavorablement les taxis mais également les hommes politiques un peu partout dans le monde, l'image d'Uber a été écornée par plusieurs scandales. Les accusations de harcèlement et de sexisme se sont multipliées tandis que Travis Kalanick a eu plusieurs propos déplacés générant de vives critiques à son encontre.

C'est une des raisons qui ont poussé le PDG d'Uber à prendre ses distances, comme il l'a annoncé mardi 13 juin 2017 dans un mail. Une annonce qui semble être une décision personnelle mais qui pourrait avoir été dictée par les conclusions du cabinet d'avocats, également publiées mardi 13 juin 2017. Ce dernier, en charge d'étudier la réputation du groupe, estimait nécessaire de "revoir" les responsabilités du fondateur.

Travis Kalanick


David Bonderman démissionne à la suite d'une remarque sexiste


Le départ de Travis Kalanick était pressenti, en particulier depuis que l'entreprise Otto, rachetée par Uber, a été accusée par Waymo, filiale d'Alphabet, de vol de technologies. Mais il semblerait que la décision du fondateur de l'entreprise ne résoudra pas, à elle seule, les problèmes au sein d'Uber.

Mardi 13 juin 2017, dans la soirée, l'homme d'affaires et membre du conseil d'administration David Bonderman annonçait sa démission, comme le rapporte le New York Times. Il aurait déclaré que le recrutement d'une autre femme dans le conseil d'administration, évoqué par Arianna Huffington, membre du CA et présidente du Huffington Post, aurait provoqué « davantage de bavardages ». Une phrase sexiste survenant en plein scandale de harcèlement et, surtout, alors que la réunion du conseil d'administration portait entre autres sur la culture de l'entreprise et sur le sexisme dont elle est accusée.

Modifié le 14/06/2017 à 14h22
Commentaires