le vendredi 22 mai 2015

Un paralysé commande un bras bionique par la pensée

Un nouveau concept de bras mécanique commandé par la pensée est présenté par des chercheurs américains. Ils ont été en mesure de permettre à un tétraplégique de manier cet élément artificiel pour des activités simples.

Tétraplégique depuis plus de 13 ans, un américain a été en mesure de boire un verre par ses propres moyens, par le biais d'un bras bionique. Erik Sorto profite d'un mécanisme robotique commandé par la pensée, grâce à deux puces implantées dans son cerveau. Ces éléments assurent la transition avec son membre artificiel, ce qui lui permet de réaliser à nouveau des gestes simples.

Ces puces, situées dans cortex pariétal postérieur, servent en effet à prendre en charge l'intention de réaliser un mouvement. Une fois ces intentions recueillies, elles sont interprétées au moyen d'un processeur situé dans le dispositif. Ce dernier va ensuite commander le bras.

Erik Sorto, Caltech, Andersen Robotic
Erik Sorto, Caltech, Andersen Robotic


Jusqu'à présent, les autres systèmes de bras bioniques se « connectaient » aux parties du cerveau contrôlant les muscles. Les chercheurs de Caltech ont, pour leur part, fait le choix de s'attaquer à la zone du cerveau chargée des intentions d'agir. Selon les spécialistes, ce positionnement permet au patient de réaliser des actions relativement plus complexes comme celles de serrer une main ou de boire un verre.

Bien que plus précis, ces gestes doivent par contre être réappris par le patient. Selon le Wall Street Journal, Erik Sorto a dû par exemple retenter pas moins de 6 700 fois trois actions simples (pierre, feuille, ciseaux) avant de les accomplir correctement.

La médecine et la robotique main dans la main


Ce type de prototype de bras artificiel commandé par la pensée commence à se développer. D'autres modèles ont à ce titre déjà été présentés par des chercheurs. C'est le cas par exemple de l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore, aux Etats-Unis, qui a implanté deux bras bioniques à une personne qui avait été amputée 40 ans auparavant.

Là encore, l'idée des spécialistes était de permettre de réaffecter certains nerfs chargés de contrôler la liaison entre le cerveau et les bras ou les mains. Par ce biais, les chercheurs permettent aux patients de contrôler une prothèse par la simple pensée du geste qu'ils veulent réaliser.



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Modifié le 27/05/2015 à 10h24
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