le vendredi 26 août 2016

Comment organiser et protéger ses photos de vacances ?

Fini les beaux jours ! Vous en avez bien profité, vous avez passé de super moments avec votre famille ou vos amis, immortalisés par votre appareil photo numérique. De retour au bercail, ce sont plusieurs centaines d'images, des milliers pour les déclencheurs compulsifs, qu'il faut trier, classer et sauvegarder. Voici quelques conseils qui vous aideront à vous en sortir.

En cette période de rentrée, nous vous proposons de redécouvrir nos conseils pour trier et conserver vos photos.

Du temps glorieux et révolu de l'argentique, les choses étaient assez simples. De retour de villégiature, on confiait nos rouleaux de film au labo du coin et, quelques heures plus tard, on avait de jolis tirages de nos souvenirs estivaux, sur papier mat ou glacé. Les meilleures vues finissaient dans de beaux albums ou encadrées sur le mur du salon. Les moins bonnes, dans des boîtes à chaussures. Si on prenait soin de les préserver de la lumière directe du soleil et de l'humidité, on pouvait conserver ces tirages des dizaines d'années et les léguer d'une génération à l'autre. Avec le numérique, les choses sont un peu plus compliquées. On fait beaucoup plus de photos. Parce qu'on a toujours un appareil sur soi, a minima celui de notre téléphone, et parce qu'on n'est plus freiné par les coûts du film et du développement. Pour préserver toutes ces photos, à long terme, il faut se confronter à des problématiques de classement, d'indexation et de sauvegarde.

Votre allié, le logiciel de gestion d'images ?


Avant tout, il faut choisir un logiciel de gestion d'images. Des gratuits comme iPhoto, Xnview ou Picasa, aux payants comme ACDsee, Photoshop Elements, ou Lightroom, pour ne citer que les plus connus, l'offre est large. Cependant, en matière de catalogage, tous ont en commun les fonctions de base (visionnage, renommage, gestion de mots-clés....) indispensables pour classer, indexer et retrouver efficacement des photos. N'importe lequel peut faire l'affaire, selon vos affinités en termes d'ergonomie. Certains proposent des outils plus avancés, pour organiser plus efficacement sa photothèque.

Parmi les gratuits, Picasa est une bonne option, rapide et léger, avec des fonctionnalités évoluées (reconnaissance des visages, géolocalisation). Côté payant, la référence est Lightroom. Il n'est pas donné, à partir de 130 euros en téléchargement, mais présente des atouts. Il prend en charge intégralement le flux photo, de l'importation jusqu'au partage et à l'impression, offrant au passage un des meilleurs éditeurs actuels pour les retouches. Pour peu que l'on se penche sur son fonctionnement, il est possible d'automatiser de nombreuses tâches et de les appliquer à des lots d'images. Le gain de temps amortira vite l'investissement si vous faites beaucoup de photos.

Appareil photo

Votre ennemi, la procrastination


Quel que soit le logiciel choisi, s'il n'y avait qu'un conseil à donner, ce serait de s'occuper de ses photos dès que possible. Avant que trop d'images ne s'ajoutent à la pile des choses à traiter. Et puis travailler sur des photos encore « chaudes », dont on a le sujet en mémoire, est un gage d'efficacité pour le tri.

Autre argument en faveur d'un traitement régulier : le risque de perte de données. On n'est jamais à l'abri d'une défaillance système, d'un effacement de carte mémoire malencontreux. Plus on attend, plus de photos sont potentiellement en danger. Si par malheur un drame arrive, sachez qu'il existe des logiciels de la dernière chance, comme Recuva, capables de ressusciter les fichiers d'une carte ou d'un disque dur défectueux, effacé ou même formaté.

Pour classer, faites simple et compatible


Avant de lancer le transfert de photos, il faut penser à leur organisation. Selon notre expérience, partagée par nombre de photographes, la base reste le classement par dossiers. Cela peut sembler désuet à l'heure du flat design et des interfaces tactiles, mais c'est un choix pragmatique. Cette structure de base de l'organisation de fichiers a des chances de pouvoir être conservée longtemps, car indépendante du système d'exploitation ou du logiciel de gestion d'images qu'on voudra utiliser. Pour ne pas s'y perdre, il faudra éviter les arborescences complexes. Trois niveaux peuvent suffire avec, dans un répertoire photo, des dossiers par année, et des sous-répertoires intitulés selon la date et l'événement, par exemple : Photos/2015/2015_08_Vacances_Bretagne.

Photos de vacances

Pour s'assurer d'une compatibilité maximale, il est recommandé d'éviter les noms de dossiers trop longs, avec des espaces (préférez tirets et underscores), ou des caractères spéciaux. Si les dates doivent être indiquées à l'anglo-saxonne (AAAAMMJJ), c'est simplement pour que, dans l'explorateur, le dossier du 25 décembre 2015 ne soit pas listé avant celui du 31 janvier 2015. Les logiciels de gestion d'images proposent souvent des systèmes de collections « virtuelles » pour grouper des images, sans les déplacer sur le disque. Ces collections sont pratiques, mais propriétaires aux logiciels. Elles ne remplacent pas le classement chronologique par dossiers, mais peuvent être utilisées en complément. Pour faire des collections thématiques ou temporaires : rassembler les photos d'untel prises cette année, collecter des clichés pour en faire des tirages.

Renommez les photos... ou pas !


Les images issues de l'appareil photo ont des noms peu explicites, du type DSC_1345.jpg. Lors de l'importation sur l'ordinateur, on peut leur attribuer des intitulés plus parlants pour mieux les identifier, et pour prévenir les conflits de versions, lorsque le compteur de l'appareil photo aura atteint 9999 et repartira à 0001. Toutefois, si on est discipliné et qu'on respecte l'organisation par dossiers mise en place, renommer n'est pas impératif. Nous verrons plus loin qu'il y a des solutions plus efficaces que la recherche par nom pour retrouver des photos.

Si vous choisissez de renommer, faites en sorte que l'ordre chronologique des photos soit conservé. En insérant par exemple la date de prise de vue, en tête du nom de fichier, comme pour les noms de dossiers. Lightroom peut nommer automatiquement des photos d'après la date inscrite par l'appareil dans les Exif. Autre solution, utiliser des numéros en séquences : Vacances_Bretagne_2015_0001.jpg, Vacances_Bretagne_2015_0002.jpg, etc. Quand on a plusieurs versions d'une photo, on peut renommer avec des suffixes apportant une indication de contenu. Par exemple DSC_0001-nb.jpg pour un noir et blanc, DSC_0001-web.jpg pour la version optimisée pour le web, etc.

photos de vacances
Dans Lightroom les déclencheurs compulsifs peuvent renommer par date avec une précision à la seconde
Modifié le 26/08/2016 à 11h24
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