supinfo
Ouverture de  SUPINFO USA à San Francisco en 2008. Des études en informatique en Californie à un tarif abordable ! Inscrivez-vous dès maintenant !
supinfo
Connexion :
Abonnement NewsletterOk
 

E3 : Fallout 3 , la claque avec un grand F !

Annonce

Officiellement dans les cartons de Bethesda depuis un moment, Fallout 3 ne fait véritablement parler de lui que depuis quelques semaines avec la publication des premiers échos de certains confrères américains. Nous attendions évidemment beaucoup de l'édition 2007 de l'E3 car comme nombre d'amateurs des deux premiers opus (respectivement sortis en 1997 et 1998), nous craignions que Bethesda dénature quelque peu la licence : le développeur n'avait-il pas annoncé d'entrée de jeu la couleur en parlant d'une représentation à la première personne ?

Fallout 3
Afin de présenter le jeu à la presse, Todd Howard a fait le déplacement jusqu'à Santa Monica et le bougre n'a pas mis bien longtemps à dissiper le moindre des doutes que nous pouvions avoir. Si la démo ne traitait en fait que des toutes premières heures de l'aventure, la claque était déjà immense ! L'histoire de Fallout 3 débute à l'intérieur même de l'Abri 101 et comme à son habitude, Bethesda a tenu à intégrer la phase de création du personnage à la trame narrative. Cela se passera au travers de quelques questions destinées à cerner le type de joueur que nous sommes, sachant qu'il sera toujours possible, en fin de parcours, de modifier toutes les propositions faites par le jeu.

Ces premiers instants sont également l'occasion d'apprendre les contrôles, mais surtout de rencontrer divers personnages non-joueurs et de faire connaissance avec le plus important d'entre eux, le père du héros. En effet, le départ aussi soudain qu'imprévu de celui-ci marque le point de départ de l'aventure. Inquiet, notre héros décide de se lancer à sa recherche et quitte donc, à son tour, le confort de l'Abri pour les dangers d'un monde ravagé par l'apocalypse nucléaire... C'est à peu de choses près maintenant que la mâchoire de n'importe quel fan de Fallout se ramasse lamentablement par terre : la représentation des environs de Washington D.C. étant absolument stupéfiante.

Fallout 3
Basé sur le moteur graphique déjà employé sur The Elder Scrolls IV : Oblivion, Fallout 3 va bien au-delà de ce que proposait le fameux jeu de rôle et, pour ce que nous avons pu en voir, il ne faut que quelques secondes pour que le joueur soit complètement happé par cet univers criant de vérité : l'aspect apocalyptique est remarquable et le climat oppressant qui se dégage des ruines de la civilisation est peut-être encore plus impressionnant que sur S.T.A.L.K.E.R.. L'aventure suit toutefois son cours et l'hostilité du monde se fait vite sentir. Todd Howard profite de l'attaque de quelques insectes géants pour nous présenter le système de combat. Mélange de temps réel et de tour par tour, ce système autorise le joueur à faire feu comme dans n'importe quel FPS.

Il se démarque cependant par la possibilité d'adopter une attitude plus posée en exploitant le VATS pour Vault-tec Assisted Targeting System. Ici, il s'agit de mettre le combat sur pause pour laisser aux joueurs un certain nombre de points d'action à répartir sur les différentes cibles. Ces cibles apparaissent découpées en « zones » qui correspondent à autant de parties du corps. Simple, le principe doit permettre aux joueurs de donner plusieurs ordres simultanément afin de gérer les priorités du moment : tirer dans la jambe de l'ennemi le plus proche pour le ralentir et juste après faire feu sur l'arme de l'adversaire le plus éloigné avant qu'il ne puisse prendre son temps pour nous viser.

Fallout 3
Quelques minutes plus tard, notre hôte a déjà la première bourgade de l'aventure en vue. Il s'agit de la petite cité de Megaton qui doit son nom à la bombe nucléaire que l'on peut admirer en son centre. Cette dernière a créé un cratère en tombant, mais elle n'a pas explosé donnant un caractère assez particulier à cette cité. Si le jeu est très ouvert comme c'est toujours le cas avec Bethesda, il y a de fortes chances que Megaton soit la première ville visitée par le joueur et elle permet d'avoir une bonne idée des libertés qui nous sont offertes. Bethesda ayant effectivement cherché à s'inspirer des choix proposés durant les deux précédents opus.

Ainsi après quelques promenades dans la ville, le joueur a toutes les chances de croiser un certain Burke. Plutôt mystérieux, le bonhomme nous propose ni plus ni moins que de faire détonner la bombe nucléaire afin de raser Megaton. Ici, plusieurs possibilités : 1/ accepter la basse besogne, 2/ passer notre chemin ou 3/ rapporter les intentions du triste sire au shérif local. Ces possibilités ne sont pas seulement factuelles et auront de réelles répercussions dans le déroulement du jeu puisque l'explosion de la bombe fera disparaître la ville, ses habitants, ses possibilités commerciales et ses quêtes, mais permettra en revanche d'atteindre, plus tard dans le jeu, une zone sinon inaccessible.

Fallout 3
Autre exemple d'interaction joueur / PNJ, la rencontre avec le shérif de la ville, Lucas Simms (en capture ci-contre). Celui-ci fait également office de maire et ne tient pas à ce que nous troublions la quiétude de sa cité. Les quelques échanges verbaux qui suivent permettent au joueur de se moquer de lui, de le provoquer, voire même de le menacer. Destinés à un public clairement adulte, de tels dialogues sont de bon augure pour la suite des événements et devraient rassurer ceux qui craignaient que le politiquement incorrect de la série Fallout soit laissé de côté par Bethesda. À ce sujet, Todd Howard a été on ne peut plus clair : les principaux responsables du projet sont des fans de la série et il n'est donc pas question de dénaturer les choses.

Autre point sur lequel Todd a voulu être clair : il n'est pas question de reproduire le système d'ajustement des zones au niveau du joueur. Bethesda semble également avoir retenu la leçon The Elder Scrolls IV : Oblivion et l'interface du jeu sera sensiblement différente entre les versions PS3 / Xbox 360 d'un côté et la version PC de l'autre. Niveau scénario par contre, ces trois versions seront strictement identiques et malgré l'aspect quelque peu violent des combats (voir notre capture du super-mutant qui perd la boule), Bethesda ne craint pas de le sortir tel quel sur consoles : Todd Howard nous a d'ailleurs précisé qu'il n'était pas contre la violence lorsqu'elle sert le gameplay. De manière plus générale et même si de nombreuses questions restent encore sans réponse, Fallout 3 semble en de très bonnes mains. Il me tarde déjà d'être à l'automne 2008 !


S'il n'est pas nouveau, le teaser restitue bien l'ambiance du jeu

Fallout 3
Fallout 3
Fallout 3

 

E3 : images, infos, vidéo de STALKER Clear Sky

Annonce

S'il a fallu attendre plus de cinq ans avant que S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl ne débarque sur nos PC, GSC Game World devrait en sortir la « suite » beaucoup plus rapidement... C'est en tout cas ce que nous ont affirmé Oleg Yavorski et Valentine Yeltyshev durant la présentation de S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky lors de l'E3 2007.

S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
Il faut dire que le titre n'est pas exactement une suite : il s'agit d'une extension standalone (ne nécessitant pas le jeu de base) dont le scénario se situe un peu avant les événements contés dans S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl. Il n'est pas cette fois question d'incarner un STALKER comme dans le premier opus, mais plutôt un mercenaire, ce qui à vrai dire, ne devrait en fait pas changer grand-chose ! Le grand méchant de l'aventure est une vieille connaissance, il s'agit de Strelok, et le scénario de S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky devrait justement nous permettre de mieux comprendre l'introduction de S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl (avec l'arrivée du camion de Strelok). GSC Game World devrait cette fois être capable de respecter son planning puisqu'une grande partie du jeu repose sur les fondations créées pour S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl. Le principe de la « Zone », le fonctionnement des factions et la très grande liberté d'action seront ainsi toujours au programme, même si les développeurs ont bien sûr revu de multiples éléments.

S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
Il est tout d'abord question d'une quinzaine de nouveaux lieux afin de nous dévoiler une partie complètement inédite de la « Zone ». Très variés, ces environnements seront cependant complétés par cinq « vieilles connaissances » : des lieux largement retouchés pour exploiter les améliorations du jeu, mais que les habitués reconnaîtront immédiatement. Ces niveaux ne se présenteront toutefois pas de la même manière : certaines factions sont encore embryonnaires et les brigands n'ont par exemple pas encore étendu leur emprise au-delà de la décharge. Puisque nous en sommes à parler des factions, S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky devrait proposer un système d'allégeance un peu plus riche avec gestion de la réputation du joueur (en + ou en -) selon les missions effectuées. À ce sujet, notons que la gestion des missions, l'inventaire et tout ce qui a trait à l'interface devrait être complètement refondu.

S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
GSC Game World n'a pas encore de nouvelles à nous donner à ce sujet, mais les soucis d'ergonomie devraient être pris en compte. Puisque nous embrayons sur les aspects techniques des choses autant parler des modifications sur lesquelles GSC est le plus loquace : les changements graphiques. Si S.T.A.L.K.E.R. : Shadow Of Chernobyl est toujours très joli, les développeurs ont prévu tout un tas d'améliorations afin que le rendu DirectX 9 du jeu soit encore plus réussi. Il a notamment été question d'exploiter de manière plus complète des technologies aux noms aussi barbares que le HDR, le motion blur et le parallax bump mapping. Pour être plus clairs, disons que cela se traduit par une gestion beaucoup plus efficace des éclairages (entièrement dynamiques), des ombres plus précises, des textures dont le relief est plus évident et des modèles de personnages nettement plus complexes. Ce n'est cependant pas tout puisque GSC Game World devrait profiter de cette extension pour intégrer un rendu DirectX 10 à son moteur graphique.

Pour en revenir au gameplay et même si des informations plus complètes ne devraient pas tarder à venir, nos hôtes nous ont déjà parlé d'une nouvelle façon d'exploiter les artéfacts, d'un nouveau système d'amélioration des armes / armures et de l'intégration de techniques pour voyager plus vite entre les différents niveaux de la « Zone ». Il n'a cependant pas été question de véhicules : GSC n'a pas encore définitivement tranché cette dernière question, mais l'intégration d'engins poserait de gros problèmes de gameplay et d'intelligence artificielle. Valentine Yeltishev a toutefois avoué à demi-mots que l'ajout de véhicules pourrait bien constituer l'innovation majeure du mode multijoueur... En attendant que de nouvelles informations nous parviennent, voici déjà quelques captures inédites des catacombes et une vidéo exclusive d'un lieu que l'on ne découvre que très tard dans le jeu. Sortie prévue au premier trimestre 2008.


Notre vidéo exclusive donne une idée des améliorations techniques apportées par GSC


S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky

S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky

Liens relatifs sur Clubic

 

Dialog : Jeux vidéo sur mobile et rencontre Vpod.tv

Services en ligne

Comme la semaine dernière, nous retrouvons François Sorel et Jérôme Colombain intervenant respectivement sur RMC et France Info dans une chronique audio des nouvelles technologies intitulée "Dialog". Les deux journalistes y prendront un peu de recul sur l'info high-tech.

 Au programme cette semaine

Les Français téléchargent 1 million de Jeux Vidéo sur leurs téléphones mobiles

* Interview de Philippe Dao, responsable marketing Europe chez Gameloft.

Une plateforme française pour créer sa propre télé (Web, mobile, TV…)

* Rencontre avec Rodrigo SEPULVEDA Schultz, co-fondateur de Vpod.tv

Sorel - Colombain - tandem

Pour écouter la chronique, rien de plus simple que de cliquer sur le bouton lecture ci-dessous





Vous pourrez retrouver les archives de l'émission sur cette page


 

Quoi de neuf en jeux vidéo ce samedi ?

Annonce

Vidéo(s) du jour : Démo(s) du jour :
Aucune nouvelle vidéo ce jour ;)

Aucune nouvelle démo ce jour ;)

Captures d'écran inédites :
Disney Princess Enchanted Journey, 23 nouvelles captures sur Playstation 2

Disney Princess Enchanted Journey
Disney Princess Enchanted Journey
Disney Princess Enchanted Journey
D'autres captures de Disney Princess Enchanted Journey (version Playstation 2) sont disponibles sur JeuxVideo.fr
Fallout 3 (Bethesda Softworks), 3 nouvelles captures

Fallout 3
Fallout 3
Fallout 3
Retrouvez 21 captures d'écran sur la fiche Fallout 3.
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky (GSC Game World), 12 nouvelles captures

S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky
Retrouvez 12 captures d'écran sur la fiche S.T.A.L.K.E.R. : Clear Sky.
Supreme Commander : Forged Alliance (Gas Powered Games), 9 nouvelles captures

Supreme Commander : Forged Alliance
Supreme Commander : Forged Alliance
Supreme Commander : Forged Alliance
Retrouvez 23 captures d'écran sur la fiche Supreme Commander : Forged Alliance.
The Chronicles of Narnia : Prince Caspian, 5 nouvelles captures sur Xbox 360

The Chronicles of Narnia : Prince Caspian
The Chronicles of Narnia : Prince Caspian
The Chronicles of Narnia : Prince Caspian
D'autres captures de The Chronicles of Narnia : Prince Caspian (version Xbox 360) sont disponibles sur JeuxVideo.fr
Autres mises à jour : Bientôt en magasins
Aucune nouvelle mises à jour ;)

- Bounty Bay Online : The Nautic Century (Snail Game) *
- Sortie prévue le Jeudi 19 Juillet 2007
- Combat Mission : Shock Force (Battlefront.com) *
- Sortie prévue le Vendredi 27 Juillet 2007
- Ratatouille (Heavy Iron Studios) *
- Sortie prévue le Vendredi 3 Août 2007
- Premier Manager 08 (Zoo Digital) *
- Sortie prévue le Vendredi 17 Août 2007
- Evil Days Of Luckless John (Centauri Production)
- Sortie prévue le Jeudi 23 Août 2007
- Medal Of Honor : Airborne (EA Games)
- Sortie prévue le Vendredi 24 Août 2007
- BioShock (Irrational Games) *
- Sortie prévue le Lundi 27 Août 2007
- Blazing Angels 2 : Secret Missions of WWII (Ubisoft) *
- Sortie prévue le Jeudi 30 Août 2007


 

Actualité de la semaine en dessins sur Clubic

Insolite

Comme chaque semaine, voici votre rendez-vous du week-end sur Clubic : l'actualité informatique de la semaine en dessins. Chaque fin de semaine, vous pouvez retrouver ici les bons moments de l'actualité de la semaine, revisités et caricaturés par l'ineffable Flock. De quoi attaquer le weekend avec le sourire ! N'hésitez pas à partager ce moment avec vos proches en utilisant la fonction « envoi par email » placée en dessous chaque dessin.



Le futur Poudlard du malware ? Microsoft a ouvert cette semaine son Microsoft Malware Protection Center, une encyclopédie en ligne des menaces informatiques, accompagnée de téléchargements destinés aux différents logiciels de sécurité édités par ses soins (voir Microsoft lance son centre de protection en ligne).



Flock, c'est bien sûr le pseudonyme du dessinateur attitré de Clubic & Jeuxvideo.fr, mais il parait que c'est également le nom d'un navigateur Web. Basé sur le moteur de Firefox, celui-ci intègre un certain nombre de fonctionnalités relatives aux « réseaux sociaux », une tendance très en vogue dans le petit monde de ce que l'on appelle le web 2.0. Cette semaine est justement sortie la version 0.9 de ce navigateur.



The Pirate Bay, site de référence pour le téléchargement de fichiers .torrent, nargue maisons de disque et studios cinématographiques en flirtant avec l'illégalité sans jamais se compromettre totalement. Les responsables du site ont récemment été accusés d'avoir aidé à la diffusion de fichiers à caractère pédophile, ce qui les ferait certainement tomber sous le coup de la loi. Eux parlent de coup monté (voir The Pirate Bay bloqué en Suède pour pédophilie ?).



La fibre optique, le nouveau pactole des opérateurs de télécommunications ? Aujourd'hui, l'heure serait plutôt aux - colossaux - investissements, mais les enjeux sont d'importance : chaque opérateur cherche donc à se positionner au mieux pour pouvoir toucher la plus importante part possible du grisbi. Aujourd'hui, peu nombreux sont les heureux élus éligibles à la fibre optique, mais demain... En attendant, la fibre fait l'objet de toutes les attentions. Le point sur le sujet dans notre dossier Fibre optique : technologie et offres disponibles. Retrouvez également la présentation des choix technologiques opérés par Orange dans notre vidéo exclusive.

That's all, folks ;-) Comme toujours, les dessins de la semaine rejoignent la zone détente avec Flock, où vous pouvez retrouver les archives des semaines passées. Pour ne revoir que les dessins publiés la semaine dernière, il suffit de consulter l' actualité correspondante. Toute l'équipe de Clubic se joint à moi pour vous souhaiter un agréable week-end. N'abusez pas des pétards !

 

Live Japon : succès des sites communautaires fermés

Business Internet

Voici, comme chaque semaine un nouveau mini-reportage en direct du Japon, réalisé grâce à notre correspondante permanente sur place : Karyn. Présente dans la célèbre ville de Tokyo, Karyn nous propose donc de nous faire vivre l'actualité high tech de ce côté-ci du globe. Dépaysement garanti !

Les Japonais préfèrent les sites communautaires fermés

Japon copines
Les Japonais ont beau être des avant-gardistes en matière de nouvelles technologies, ils sont moins inspirés lorsqu' il s'agit de nommer des nouveaux concepts d'un terme nippon. A moins qu'ils ne trouvent tout simplement plus "chic" de reprendre un mot anglophone, ce en quoi ils ne se différencieraient guère des Français. Tout cela pour dire qu'en japonais aussi, "blog" se dit "blog", et que le phénomène web 2.0 y prend de l'ampleur comme partout ailleurs.

Selon diverses études, environ un Nippon sur dix est inscrit à un site communautaire et davantage encore sont des "bloggers". Rappelons que le Japon compte 127 millions d'âmes, dont grosso modo un quart de vieux, et un cinquième d'enfants.

Toutefois, plutôt que d' étaler leur vie et réflexions personnelles sur Internet au vu et au su de tout le monde et n'importe qui, beaucoup de Japonais réservent leurs états d'âme, photos et vidéos privées à quelques personnes préalablement sélectionnées. Autrement dit, hormis des « exhibitionnistes » qui font plus ou moins commerce de leur intimité, ils sont nombreux à s'exprimer uniquement sur des plates-formes de blogs et réseaux communautaires sur cooptation.

Ces lieux fermés sont aux sites personnels et communautaires traditionnels ce que les bars privés sont aux débits de boissons, on n'y est admis que sur présentation et invitation de l'auteur ou d'un membre, non sans avoir à donner son identité et des gages d'honnêteté à l'entrée. Notez toutefois que le fait que ces réseaux soient réservés à des visiteurs choisis ne signifie pas qu'on n'y trouve pas l'équivalent de blogs "journaux intimes" ou autres types de sites très personnels. Simplement, tout le monde ne peut pas venir les lire, seulement ceux que l'auteur a conviés.

Mais pourquoi diantre les Japonais préfèrent-ils le milieu clos des Social Network Services (SNS) aux sites et "blogs" ouverts de la toile: eh bien pour la bonne et simple raison que c'est plus convivial et plus sûr. On est entre amis de bonne compagnie, on n'y croise que des gens connus (au moins virtuellement), et pas des hordes d'enquiquineurs qui viennent là écrire n'importe quoi, faire leur propagande nauséabonde ou semer la pagaille d'une manière ou d'une autre. Et ce même si au Japon les participants des forums et autres lieux immatériels d'échange de vues semblent un peu plus civilisés que ceux que l'on rencontre hélas souvent ailleurs. Reflets de la société réelle. De surcroît, pour les Japonais, chez qui perdurent quelques restes de culture confucéenne, la notion de communauté solidaire demeure importante. On a en outre tendance à considérer que pour faire partie du groupe, il faut le mériter.

Mixi : chronique d'un succès aux sites communautaires... fermés !

Japon Mixi
La plus importante plate-forme de tribus est exploitée par la firme Mixi, née en février 2002. A elle seule, elle totalise depuis mai 2007 plus de 10 millions de membres inscrits, tous sur invitation bien sûr, et des centaines de milliers de sites, c'est-à-dire autant de clubs fermés. Le nombre d'encartés Mixi grossit au rythme impressionnant d'environ 15.000 par jour.

Le phénomène Mixi est tel qu'il existe un guide spécifique en ligne pour les néophytes, lequel explique précisément comment entrer dans la communauté. Mais inutile d'espérer y trouver une ruse quelconque: les choses sont clairement exposées: pour faire partie du club de privilégiés, il n'y a pas cinquante solutions, il faut faire le tour de ses amis et des amis de ses amis pour trouver quelqu'un qui accepte de vous envoyer par e-mail une invitation en bonne et due forme.

Reste que vu son rythme de croissance, Mixi a de plus en plus de difficultés à éviter que des petits malins passent à travers les mailles du filet. S'ils jouent ainsi les chevaux de Troie, ils ne se comportent toutefois pas forcément comme des malfrats. Cette plate-forme reste ainsi de l'avis général la plus sûre et c'est justement la raison pour laquelle elle continue de tenir la dragée haute aux concurrents qui proposent un système ouvert.

Selon la société de classement NetRatings Japon, les membres des SNS passent en moyenne 3 heures 54 minutes par mois dans les clubs où ils sont acceptés, soit, un temps plus long que sur les traditionnels "blogs".

Japon Mixi


Les plus inconditionnels des SNS de Mixi ont entre 20 et 30 ans, mais tous les âges et catégories sociales y sont représentés. Les jeunes mères de famille adorent, qui se refilent des conseils à la pelle pour l'éducation de leurs rejetons, le shopping, l'art de concilier vie professionnelle et privée et autres sujets de préoccupation. Au point que leurs maris vont jusqu'à les surnommer « Mixi ». Les cercles de jeunes, qui autrefois se contentaient de se réunir sur les campus ou dans des salles municipales pour conduire diverses actions sociales ou partager des loisirs, ont donc désormais leur pendant en ligne.

Les écoliers et collégiens ne sont bien sûr pas en reste, d'autant que certaines classes ont leur site officiel. Mais les plus dingues de Mixi sont sans nul doute les adolescents et jeunes adultes célibataires qui utilisent le plus souvent leur téléphone mobile pour poster des photos, des commentaires et des articles à tout bout de champ.

On trouve en outre sur Mixi des outils qui ne se différencient guère de ceux proposés sur MySpace comme la "Mixi Station" qui permet de faire écouter des musiques aux amis, sans téléchargement, et à ces derniers de les acheter sur les plates-formes iTunes ou Amazon par un simple clic.

Mixi vient par ailleurs d'intégrer un moteur de recherches borné à son environnement et diverses autres fioritures. Pour conserver sa place de numéro un, cette plate-forme cotée en Bourse, créée et dirigée par un jeune homme de 30 ans, Kenji Kasahara, est en effet obligée d'évoluer sans cesse, car la concurrence se fait de plus en plus féroce. Tout le monde espère bien sûr dévorer une part de l'énorme gâteau publicitaire qu'offrent ces espaces, à 80% financés par les annonceurs.

La concurrence se profile à l'horizon

Japon OhMyNews
Le magnat des médias australo-américain Ruppert Murdoch (Newscorp), propriétaire de MySpace, n'a évidemment pas laissé passer le coche, qui s'est associé au milliardaire nippo-coréen Masayoshi Son, patron du groupe de télécoms nippon Sofbank, pour lancer fin 2006 la version japonaise de cette plate-forme pour ordinateurs et terminaux mobiles. Yahoo! Japon (également en partie détenu par Softbank) a dans la foulée créé Yahoo Videocast, une plate-forme communautaire de partage de vidéos et autres contenus multimédias, suivi par Sony qui vient d'ouvrir la sienne.

La plus importante galerie commerciale virtuelle Rakuten avait pris les devants en faisant son entrée sur ce créneau porteur des sites communautaires en mars 2006, espérant une forte synergie entre ses boutiques et les tribus de consommateurs. Le lien entre SNS et commerce est en effet d'autant plus fort au Japon que les discussions virtuelles comme réelles tournent souvent autour du shopping, des loisirs, de la gastronomie...

Du coup des logiciels d'analyse du "kuchi komi" en ligne (bouche à oreille) ont vu le jour pour mieux exploiter les jugements portés sur tel ou tel produit ou service. NTT Data propose par exemple un outil qui permet de comprendre automatiquement, à partir de mots-clefs recherchés, les phrases contenues sur les sites écrits par le grand public. Contrairement à d'autres moteurs d'analyse, le système ne se limite pas à repérer des mots ou noms dans un texte, mais il peut faire ressortir séparément les opinions positives et négatives (par exemple: "cette console de jeux, je la veux" ou "elle n'est pas pratique"). Le programme, dont on comprend l'utilité pour les annonceurs, reconnaît quelque 36 milliards de combinaisons de sens et impressions émises dans les phrases à partir des relations de mot à mot.

Des variations liées au concept

Japon Yahoo
Outre le filon commercial, une autre tendance, moins forte mais réelle, a émergé depuis quelque temps: le "journalisme citoyen", avec dans un premier temps le lancement au Japon de la plate-forme d'origine sud-coréenne "Oh! My News" bientôt suivie par de nombreuses autres initiatives connexes.
Insatiables lecteurs de journaux et magazines, sur papier, sur PC ou sur mobiles, et amateurs avertis de photos d'actualité, les Japonais ont certes culturellement quelques réticences à faire publiquement état de leurs opinions, mais cela ne les empêche nullement de témoigner et de contribuer à la diffusion d'informations.

Mixi, encore lui, propose ainsi depuis quelques semaines un service de dépêches qui peuvent être reprises et commentées par ses membres, ce qui permet d'analyser « quels sujets intéressent qui » et d'en tirer des statistiques bien utiles pour les affaires de la maison (publicités liées).

Plus étonnant, la plus vieille agence de presse du monde, la française AFP, s'est associée au Japon à plus d'une dizaine de fournisseurs de services de blogs locaux, offrant aux créateurs de sites personnels le droit de reprendre librement ses photos d'actualité et la possibilité de les commenter. Potentiellement, ce service est utilisable par plus de dix millions de bloggers nippons de "Yahoo Japan! Blog", "Seesaa", "Sixapart", "Jugem" et "SportNavi.com". Ils peuvent ainsi faire apparaître en deux clics sur leur propre site les photos protégées de l'AFP, sans pouvoir toutefois les télécharger ni les stocker sur leur machine. Elles sont en outre systématiquement accompagnées de leur légende officielle en japonais.

Japon AFP


Ce service, qui est une première dans l'univers des grandes agences de presse mondiales, vient compléter une plate-forme de photos et dépêches en japonais avec blogs personnels que l'AFP a lancé pour le moment uniquement au pays du Soleil-Levant.

Japon Sony


Soulignons pour conclure que les réseaux communautaires constituent aussi un nouveau moyen pour les entreprises japonaises de faciliter la communication et l'entraide entre salariés. Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à proposer des plates-formes internes pour leurs collaborateurs. Ces sites, où la hiérarchie n'est pas censée exister (ce qui n'est pas facile au Japon), sont le plus souvent des sites d'entraide ou des salons de discussion sur les loisirs, la famille, et divers autres sujets inoffensifs pour l'entreprise. En clair, ils ne se transforment pas illico en antichambres de fomentation de grèves et autres révoltes syndicales même s'il n'est pas interdit (au contraire) d'y faire état en conscience de ses préoccupations professionnelles.

Japon AFP

 

E3 : Universe At War fait le point en vidéo exclu

Annonce

Pour ses premiers pas dans le monde de la stratégie temps réel, Sega ne s'est pas assuré les services du plus prestigieux des partenaires. Si Petroglyph n'est pas un mauvais studio, disons qu'il reste sur le développement de Star Wars Empire At War, un titre pour lequel on retient surtout l'aspect gestion d'empire galactique ! Au vue de la présentation d'Universe At War : Earth Assault qui nous a été faite à l'occasion de l'E3 2007, nous aurions toutefois tort d'enterrer trop rapidement le duo Sega / Petroglyph. Il ne s'agit évidemment que d'une démonstration faite par les développeurs, mais l'ensemble était effectivement très prometteur.

Universe At War : Earth Assault
An de grâce 2012, la Terre est une fois de plus le point de ralliement de tous les vilainspasbeaux de la Galaxie et les Humains sont tout simplement incapables de repousser les forces combinées de trois puissantes races extra-terrestres. Très rapidement, l'Humanité tombe sous la coupe des Hierarchy, des Novus et des Masari qui ne semblent toutefois pas vraiment sur la même longueur d'onde. Du coup, le conflit se transforme en une lutte pied à pied entre ces trois factions qui constituent d'ailleurs la principale innovation du jeu. Comme le soulignait notre hôte, Adam Isgreen directeur créatif chez Petroglyph, les titres de stratégie temps réel intègrent souvent des factions assez similaires.

Les unités ne sont pas identiques, mais depuis StarCraft, peu de jeux ont proposé des factions au style de jeu radicalement différent et c'est justement ce qu'ambitionne Petroglyph avec Universe At War : Earth Assault. Le plus bourrins des trois camps aliens est incontestablement celui des Hierarchy. Ces derniers se distinguent tout d'abord par leur technique d'apparition sur la planète : il n'est pas question pour eux de produire véritablement des unités / bâtiments sur Terre, mais plutôt de dessiner sur le sol des glyphes permettant ensuite à des vaisseaux en orbite de téléporter le nécessaire. Seconde caractéristique originale : les Hierarchy n'ont pas de bâtiments. Leurs structures prennent la forme d'unités gigantesques que l'on peut personnaliser. Plusieurs points d'ancrage sont effectivement disponibles et le joueur choisit, quel type d'amélioration il souhaite y placer.

Universe At War : Earth Assault
Cela va de la bonne grosse tourelle laser à l'impénétrable armure en passant par divers bonus et même des espaces de production. Ces derniers constituent le seul moyen pour les Hierarchy d'avoir de nouvelles unités sans dessiner les glyphes sur le sol. Mais qu'il s'agisse de produire les unités ou de les téléporter via les glyphes, il faut toujours un certain niveau de ressources et pour cela, les Hierarchy se distinguent encore des factions RTS que nous avons l'habitude de contrôler. En effet, pratiquement tous les éléments de la carte peuvent être aspirés par les « moissonneurs » hierarchy et transformés en énergie : cela va des carcasses d'unités aux bâtiments humains en passant par les voitures laissées à l'abandon, les civils terriens et même... les vaches !

Tout simplement énormes, les Hierarchy ne sont guère gênés par le relief ou l'eau de la carte. Les puissantes pattes de leurs tripods absorbent effectivement n'importe quel dénivelé et en très peu de temps, elles leur permettent d'avoir les bases ennemies à portée de tir. Ces bases ennemies appartiennent par exemple aux Novus, ennemis jurés des Hierarchy. Amateurs d'énergie, ces derniers construisent donc de vraies bases, mais là encore l'originalité est de mise. En effet, les Novus tissent une sorte de réseau d'énergie via des pylônes qui rappellent les Protoss de StarCraft. Le réseau d'énergie ainsi bâti permet d'alimenter les structures, mais sert également de moyen de transport : les unités l'utilisent pour se déplacer en un instant d'un bout à l'autre de la « grille » : on imagine aisément l'intérêt d'une telle technologie lors d'une bataille !

Universe At War : Earth Assault
Les Novus sont plus respectueux de la « vie » que les Hierarchy et pour leurs besoins énergétiques, ils n'exploitent que les matières inertes : vestiges urbains, carcasses de véhicules, unités détruites... De plus, les Novus paraissent moins « bourrins » que les Hierarchy. Alors que ces derniers foncent plus ou moins dans le tas avec des unités dotée d'une puissance de feu effrayante, les Novus sont plus subtils. Adam Isgreen n'a pas voulu tout nous dévoiler, mais il nous a par exemple présenté une tourelle très astucieuse qui capte le tir ennemi et le retourne à l'envoyeur : du coup, plus l'unité est puissante et plus elle risque d'en prendre pour son matricule ! Les Novus comptent également sur leur vitesse de déplacement et sur leurs boucliers pour se tirer d'affaire face à leurs encombrants voisins.

Enfin, troisième faction d'Universe At War : Earth Assault, les Masari disposent d'un design là encore radicalement différent qui n'est pas sans rappeler les structures mayas ou égyptiennes de notre bonne vieille Terre.... En réalité, les Masari sont déjà venus à plusieurs reprises sur la Planète bleue et ont été considérés par de nombreuses civilisations comme des dieux. Niveau gameplay, ces Masari semblent plus proches des factions traditionnelles des autres RTS avec notamment la construction d'une base très classique. Des bâtiments de productions, d'autres de défense sont ainsi nécessaires pour affronter les autres peuples, mais les Masari ont tout de même plus d'un tour dans leur sac. Ils font reposer leur technologie sur un principe de stance en deux états. Lorsqu'ils sont côté lumière, leurs unités sont plus particulièrement destinées au combat à distance.

Universe At War : Earth Assault
Ils disposent alors d'unités aériennes rapides dotées d'une grande portée. Au contraire, en mode obscurité, les unités rejoignent le plancher des vaches. Plus lentes, elles peuvent compter sur leur efficacité au corps à corps pour s'en tirer. Si Adam Isgreen n'a pas souhaité préciser les choses, il est question de compétences différentes entre ces deux modes de fonctionnement. Enfin, les Masari se distinguent par leur mode de production de ressources : pas question de récoler quoi que ce soit, l'énergie est produite par des structures que l'on peut rapprocher des centrales nucléaires. Celles-ci sont efficaces, mais peuvent exploser et détruire tout ce qui est autour d'elles en cas d'attaque. Notez que cette « aptitude » peut se transformer en arme : il suffit de construire ces centrales autour de la base et en détruire une partie lorsque les troupes ennemies approchent !

Après avoir présenté les principales différences entre ces trois factions, Adam Isgreen s'est attaché à nous parler des points de convergences. C'est ainsi que chacun des camps en présence pourra compter sur des améliorations scientifiques destinées à doper ses troupes, mais aussi à différencier encore les forces en présence. Chaque race dispose effectivement de douze domaines de compétences, mais le joueur ne pourra en sélectionner que six. Autre élément commun à toutes les factions : la présence de héros. Il n'est toutefois pas ici question d'unités surpuissantes assurant à elles seules la victoire, mais plutôt de personnages destinés à soutenir un assaut plus classique : ces héros disposent effectivement de pouvoirs particulièrement efficaces à utiliser le plus judicieusement possible.

Pour terminer cette petite présentation, Adam Isgreen a décidé de nous parler du mode multijoueur. Il faut dire qu'Universe At War : Earth Assault sera le premier jeu de stratégie temps réel multi-plateforme PC / Xbox 360. En effet, les deux catégories de joueurs pourront s'affronter via le Live de Microsoft. D'après notre hôte, les tests réalisés en interne ont débouché sur des parties très équilibrées sans que les joueurs PC se sentent lésées le moins du monde... Il nous tardé évidemment de pouvoir juger sur pièces. Notons toutefois qu'Universe At War : Earth Assault est pour l'instant limité à 8 joueurs en multi sur PC et à seulement 4 sur Xbox 360... Si la sortie n'est pas prévue avant l'automne prochain (sur PC et début 2008 sur Xbox 360), nous avons déjà quelques nouvelles captures et, surtout, une vidéo exclusive permettant de voir le gameplay du jeu.


Quelques minutes de gameplay avec aux commandes un développeur de Petroglyph


Universe At War : Earth Assault
Universe At War : Earth Assault
Universe At War : Earth Assault
Universe At War : Earth Assault
Universe At War : Earth Assault

 

 
Clubic.com
 
Achetez-facile.com
 
Jeuxvideo.fr
 
neteco.com
 
mobinaute.com