le jeudi 09 novembre 2017

Les microtransactions rapportent plus que les ventes à Ubisoft

Les microtransactions sont la nouvelle tendance dans le jeu vidéo : il s'agit d'achats réalisés par les joueurs à l'intérieur même du jeu et ce, même s'ils ont déjà acheté le jeu. Décriées par de nombreux joueurs, elles sont la nouvelle vache à lait de l'industrie. La tendance, déjà bien ancrée, ne devrait pas disparaître de sitôt à en croire les résultats du deuxième trimestre fiscal 2018 d'Ubisoft.

La croissance des achats in-game des joueurs a de quoi conforter les éditeurs dans cette stratégie de croissance économique, malgré les critiques et les problèmes qu'elle suppose.

Ubisoft : les achats in-game ont augmenté de 83 % en un an


Le deuxième trimestre fiscal d'Ubisoft, pour lequel l'éditeur a publié ses résultats le 7 novembre 2017, montre que le studio est en pleine croissance. Son chiffre d'affaires a atteint 466 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année fiscale 2018 (d'avril à septembre 2017), en hausse de 60 % sur un an.

Désormais, la grande majorité des achats réalisés auprès d'Ubisoft se fait, sans surprise, en format dématérialisé : les ventes digitales ont représenté 343 millions d'euros entre avril et septembre 2017, en hausse de 69 % en un an. Or, pour la première fois, ce sont les achats in-game qui on pesé le plus dans les ventes digitales du studio.

Ubisoft


175 millions d'euros : ce que les joueurs ont acheté par microtransactions chez Ubisoft


Alors qu'à la fin du premier semestre fiscal pour l'année 2017, les microtransactions ne représentaient que 95 millions d'euros sur 202 millions d'euros de ventes dématérialisées, à la fin du premier semestre fiscal de l'année 2018, les ventes in-game ont grimpé de 83 % sur un an. Elles ont pesé 175 millions d'euros sur un total de 343 millions d'euros de ventes digitales, soit 51 % du total.

Non seulement les ventes in-game représentent désormais plus de la majorité des achats dématérialisés chez Ubisoft, mais leur croissance en un an, 83 %, est largement supérieure à celle des autres achats dématérialisés, les copies des jeux, qui n'augmentent que de 57 % sur un an. Les microtransactions sont donc bien parties pour rester : difficile de croire que les éditeurs feront l'impasse sur une telle croissance de leur plein gré.

Modifié le 09/11/2017 à 11h16
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