Google Earth devient participatif, cerfs-volants et ballons à l'hélium requis

Google Earth
Google Earth démocratise en ce moment deux nouvelles méthodes pour récupérer des prises de vues à moindre coût à travers le monde : en effet, le service de cartographie de Google exploite désormais activement les cerfs-volants et les ballons gonflés à l'hélium... et appelle les bricoleurs à participer.

Google Earth et les cerfs-volants, ce n'est pas une première : en octobre 2010, le service expérimentait déjà le principe par l'intermédiaire d'un Américain en plein tour du monde, qui capturait alors des images « à quelques centaines de pieds au-dessus du sol » en Polynésie française. Depuis, Google a étoffé le système pour le rendre accessible au plus grand nombre.

Pour ce faire, l'entreprise a travaillé avec les chercheurs du Public Laboratory for Open Technology and Science pour mettre au point deux kits, l'un concernant un cerf-volant et l'autre un ballon à l'hélium. Dans les deux cas, une liste d'éléments à utiliser est proposée, permettant aux bricoleurs de concevoir eux-mêmes les appareils - à noter que le laboratoire propose un kit ballon à 85 dollars. Il faut ajouter à l'ensemble un appareil photo numérique de qualité pour que les prises de vue soient utilisables.

Leur dispositif en état de marche, les participants au projet peuvent ensuite réaliser des prises de vue dans l'espoir qu'elles soient intégrées par la suite à Google Earth. Toutes les photographies ne se valant pas, des services en ligne permettent de déterminer si leur qualité est suffisante pour Earth : c'est notamment le cas de Map Mill. Map Knitter permet enfin d'assembler les photos et de les adapter à Google Earth, mais également à OpenStreetMap et Bing Maps, et de les mettre ensuite à la disposition de la communauté.

L'intérêt d'un tel projet, outre l'aspect purement participatif, est d'apporter de nouvelles images, plus précises que celles proposées par les satellites, car réalisées plus près du sol - même si elles sont forcément plus restreintes, la surface à couvrir étant parfois compliquée à étendre selon la méthode choisie. Google Earth a récemment intégré des images réalisée par le Public Laboratory : elles sont accessibles via un fichier KLM qui ouvre le logiciel. Ce que le service ne dit pas, c'est si les images qui seront réalisées par les tiers qui se lanceront dans l'aventure seront intégrées à la cartographie existant actuellement et, si oui, quand la démarche sera effectuée.
Modifié le 11/07/2012 à 16h28
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