le mercredi 08 novembre 2017

Fake News : si le commentaire dit « fake » Facebook le met en avant

Les Fake News sur les réseaux sociaux sont un véritable fléau et les sites tentent de trouver des solutions qui convainquent les autorités et les internautes, mais qui ne réduisent pas leurs revenus publicitaires. Facebook est en première ligne sur la question, le réseau social ayant été accusé d'avoir joué un rôle majeur dans l'élection de Donald Trump, à cause d'une campagne d'influence en provenance de Russie.

La solution parfaite pour lutter contre les Fake News n'existe probablement pas et si elle existe, elle n'a pas encore été trouvée. Facebook avance par tâtonnements mais sa dernière idée n'a pas vraiment eu l'effet escompté.

Mettre en avant les commentaires criant à la Fake News


L'idée n'était pas mauvaise en soi : de plus en plus d'internautes sur Facebook mettent un point d'honneur à débusquer les fausses informations sur le mur de leurs amis, voire sur ceux des médias. Une tentative pour contrer la prolifération des théories complotistes et autres informations encore plus absurdes qui peuvent, parfois, réellement nuire. Pour ce faire, les utilisateurs de Facebook ont une arme : les commentaires.

En criant au « fake  » dans les commentaires des publications, il est possible d'alerter une partie des lecteurs. Facebook a donc voulu, comme le relate la BBC le 7 novembre 2017, donner un coup de main à ces internautes : au Royaume-Uni, le groupe a mis en avant les commentaires criant à la fake news. Sauf que ça a très mal tourné, et pour cause...




Facebook ne faisait aucune distinction


Le test, qui n'aura duré que quelques semaines, n'a pas fonctionné. Facebook l'a confirmé à la BBC sans donner plus de précisions, mais il n'en faut pas beaucoup pour voir la raison de cet échec : les quelques captures d'écran disponibles sur Twitter et ailleurs montrent que Facebook ne faisait aucune distinction. Dès lors que le commentaire contenait les termes«  fake » (« faux  » en anglais) ou « lie  » («  mensonge  » en anglais), il était placé en haut de la liste.

Facebook ne regardait ni si ce commentaire avait du sens, ni s'il concernait bien l'article, ni s'il n'était pas lui-même une tentative de fake news. La seule présence de ces termes suffisait pour que Facebook mette le commentaire en avant.

Modifié le 08/11/2017 à 10h49
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