Il hacke son université pour modifier ses notes

Un ancien étudiant de l'Université de l'Iowa (Etats-Unis) était jugé le 2 novembre pour avoir piraté le système informatique de sa faculté et changé à plus de 90 reprises ses notes, ainsi que celles de cinq autres étudiants.

L'étudiant s'est servi d'un keylogger, un logiciel espion qui lui a permis d'enregistrer les frappes de clavier des enseignants afin de récupérer leurs mots de passe.

Il risque 20 ans de prison


Trevor Graves était l'une des vedettes de la section de lutte gréco-romaine de son université. Mais c'est par le scandale que son nom figure aujourd'hui dans toute la presse américaine. L'ancien étudiant de 22 ans était jugé jeudi 2 novembre pour avoir piraté le système informatique de sa faculté, l'Université de l'Iowa. Un crime fédéral pour lequel l'ex-lutteur risque 20 ans de prison.

Trevor Graves s'est en effet fait prendre après avoir installé discrètement sur plusieurs ordinateurs de son campus, dans des salles de cours et des laboratoires, un keylogger. Baptisé Pineapple, ce petit logiciel espion lui a permis de récupérer tout ce que les enseignants tapaient sur les machines en question, notamment les mots de passe de leurs comptes personnels.

hacker darknet pirate


Un logiciel acheté moins de 50 dollars


A l'aide de ces informations, Trevor Graves se connectait aux comptes personnels des professeurs. Il y récupérait des informations précieuses : le contenu des examens, des devoirs à la maison et des tests à venir, mais surtout les notes attribuées aux étudiants, qu'il a modifiées pour lui-même et cinq de ses amis à 90 reprises dans plusieurs matières, sur une période de 21 mois.

Mais en décembre 2016, la combine est repérée par un enseignant qui découvre que ses notes ont été changées. Celui-ci alerte le service informatique de l'université, qui découvre alors que le keylogger a été implanté un peu partout dans son réseau. L'enquête a permis au FBI de saisir au domicile de Trevor Graves plusieurs copies du logiciel espion acheté moins de 50 dollars, ainsi que des conversations compromettantes dans son téléphone avec des étudiants, qui parlaient entre eux de sa combine comme de la "main de Dieu". Cette affaire n'est pas la première du genre aux Etats-Unis. L'an dernier, l'Université du Kansas a renvoyé un étudiant pour le même motif.

Modifié le 07/11/2017 à 15h48
Commentaires