Dans Blade Runner 2049, Gosling roule en Peugeot

Dans le futur sombre du Los Angeles dystopique du nouveau Blade Runner, le détective K, héros du film incarné à l'écran par Ryan Gosling, circule à bord d'une voiture volante signée de l'un de nos constructeurs nationaux : Peugeot !

Un placement de produit stratégique pour Peugeot, sans doute moins destiné au public américain que chinois où le constructeur français a de grandes ambitions pour ses marques, en particulier DS.

Peugeot absent des USA depuis 1991


C'est l'un des plus gros budgets de l'année au box-office mondial : Blade Runner 2049 et ses 150 millions de dollars de production se sont hissés dès la semaine de sa sortie en tête du classement aux Etats-Unis. 35 ans après, la suite signée Denis Villeneuve du mythique Blade Runner de Ridley Scott, lui-même tiré d'un roman de Philippe K. Dick, était très attendue par les fans.

Dès la diffusion des bandes-annonces, certains avaient relevé un détail surprenant : la voiture volante (le spinner dans le film) du détective K, arborant fièrement les 7 lettres de Peugeot. Oui, Peugeot, le lion, Sochaux. Le constructeur est presque un inconnu aux Etats-Unis, marché dont il s'est retiré en 1991, et où il tente de retourner indirectement ces derniers temps en lançant un comparateur de mobilité sur smartphone baptisé Free2Move.

peugeot blade runner


Placement de produit


Montrer Peugeot à l'écran peut paraître un choix surprenant de la production. Ce serait méconnaître les mécanismes du placement de produits, qui permettent à l'industrie du cinéma de générer du cash en autorisant des marques à glisser des produits aux côtés des stars dans leurs oeuvres. En investissant sur Blade Runner 2049, Peugeot ne vise en réalité pas le public américain, pour qui la marque française ne fait pas le poids comparée aux voitures allemandes ou US.

Peugeot cible en fait le marché international, et tout particulièrement chinois où Blade Runner 2049 va aussi faire carrière pendant quelques semaines. Peugeot communique en revanche assez peu sur sa présence dans le film. Peut-être car celui-ci mise clairement sur une esthétique vintage très années 80 : les décors sont garnis d'enseignes aujourd'hui disparues comme Atari et Pan Am. Il ne faudrait sans doute pas véhiculer le mauvais message, en laissant croire que Peugeot vit la même histoire que ces marques restées coincées dans la dystopie futuriste d'une oeuvre culte des décennies passées...

Modifié le 11/10/2017 à 10h37
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