Waze partenaire de l’Europe pour des secours plus rapides

La filiale d'Alphabet (Google) vient de signer un partenariat avec l'Italie la France et l'Autriche pour accélérer les interventions des secouristes sur la route en cas d'accident.

Quatre sites pilotes ont été choisis pour tester le programme, dont deux en France.

Informer les secours, et les automobilistes en cas d'accident


Présent dans les smartphones de millions d'automobilistes, Waze a bâti son succès en misant sur les interactions entre automobilistes. Le service de navigation GPS est l'un des plus performants pour trouver les chemins les plus rapides car ses utilisateurs informent la communauté en temps réel de tous les événements qu'ils rencontrent sur la route, y compris la présence des forces de l'ordre, ce qui lui a valu d'ailleurs quelques déboires avec les autorités de plusieurs pays.

Mais Waze entend s'acheter une conduite et améliorer sa réputation en devenant un auxiliaire efficace des services de secours. L'association européenne du numéro d'urgence, l'Eena, espère mettre à profit cette source inégalable d'informations pour faire gagner quelques précieuses minutes aux secours en cas d'accident.

Waze pour Android Auto


Expérimentations en septembre


Le partenariat comporte trois volets : les services d'urgence connectés à Waze recevront instantanément dans leur système les notifications d'incidents signalés à l'application par les automobilistes sur la route ; les urgentistes pourront en retour envoyer aux utilisateurs des conseils et informations soit pour éviter la zone (incendie, déversement de produits sur la chaussée) ou leur signaler la présence d'une équipe sur les lieux d'un accident. Le troisième volet est le cœur de métier de Waze, à savoir une aide à la navigation pour que les véhicules de secours empruntent l'itinéraire le plus rapide.


Déjà testée aux Etats-Unis, la collaboration entre Waze et les secours s'avère fructueuse : un véhicule de secours gagne en moyenne 4 minutes pour se rendre sur les lieux d'un accident. Suffisant, parfois, pour sauver des vies. Des tests vont être menés à partir du mois de septembre sur 4 sites pilotes en Europe dont deux en France : les Services départementaux d'incendie et de secours (Sdis) des Bouches-du-Rhône et de la Vienne seront les premiers à l'expérimenter, avant une éventuelle généralisation.

Modifié le 22/06/2017 à 12h35
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