Avertisseurs de radars : les fabricants entrent dans le jeu de l'État

Suite et fin pour l'« affaire » des avertisseurs de radars ? C'est en tout cas ce qu'augure l'accord conclu entre le ministre de l'intérieur Claude Guéant et l'AFFTAC, qui représente pour rappel les fabricants d'avertisseurs de radars, relayé lundi par nos amis de Turbo.

Winkango Max

Le gouvernement a beau sauver les apparences en jouant à son tour sur les mots, les avertisseurs de radars ne seront finalement pas interdits. Si l'AFFTAC parlait dans un premier temps d'« appareils d'aide à la conduite », ceux-ci troqueront dorénavant leur fonction « avertisseur de radar » pour une fonction « avertisseur de zone dangereuse ». On va donc comme prévu vers une mise en conformité détournée.

Des avertisseurs de zones dangereuses à défaut de panneaux

Les fabricants entrent ainsi dans le jeu de l'État, qui continue d'assurer que les radars sont mis en place aux abords des zones dangereuses, bien qu'il maintienne pour l'heure le retrait des panneaux alertant, de fait, de ces dernières.

Car au-delà de cette pirouette purement sémantique, les avertisseurs continueront donc à alerter, de fait, de l'emplacement des radars.

Les grands gagnants sont donc les fabricants d'avertisseurs, dont l'attrait des produits fera un bond si le gouvernement maintient sa décision de démonter les panneaux, ce qu'il compte pour l'heure décidé à faire. On risque en tout cas de ne plus pouvoir compter sur l'AFFTAC pour défendre cette mesure décriée.

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Modifié le 26/09/2017 à 16h52
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