La question de légitime défense est un sujet difficile, dans le cas présent, et meme si je comprend parfaitement la réaction du commercant (qui ne peut pas la comprendre?), il n'en reste pas moins qu'il n'était d'apres les journalistes (donc avec toutes les réserves d'usage lorsque l'on est sur des faits divers rapportés a chaud par les journalistes) plus en situation de danger et avait reussi a mettre en fuite ses agresseurs.
Je ne sais pas ce que donnera au final cette affaire, mais il est certain que le jury sera sensible aux circonstances de commission de l'acte si l'affaire va jusque là.
Telle que donnée par le droit positif, la légitime défense est bien encadrée, là où les choses sont moins bien posées, c'est la question de la volonté dans l'acte de légitime défense. En effet dans le milieu des années 90 la cour de cassation a estimé qu'il fallait avoir recherché (peu importe le fait d'y parvenir) un résultat. Par exemple dans un corps a corps tu te dégages d'une personne qui a une arme blanche, en la repoussant par un coup l'individu passe l'arme a gauche (pas l'arme blanche,hein faut suivre :paf: ), si tu n'avais pas la volonté de le tuer alors tu n'es pas en situation de légitime défense. Outre l'idiotie de demander a une personne risquant sa vie s'il avait la volonté consciente de chercher a tuer par l'acte qu'il a accompli pour se sauver, le plus souvent il s'agit pour la personne de se dégager ou de repousser en aucun cas le fait de rechercher a tuer.
Apres cette jurisprudence étrange et jamais clairement écartée, on a des personnes qui ont donc indiqué que c'était bien tuer le but rechercher.
Autre point difficile, c'est la question de la légitime défense pour les forces de l'ordre, pas spécialement pour l'usage d'une arme contre une agression ou durant une arrestation, ici les choses sont claires, mais plus pour la question des individus forcant un barrage par exemple:
la régle etait simple, il ne peut y avoir légitime défense que si le policier est en situation de danger, donc la voiture lui arrive dessus c'est ok, la voiture est déja passée c'est pas ok. Alors que cette regle est en theorie commune a tous, la jurisprudence a rendu les choses moins claires au point où on peut envisager qu'alors la voiture est déja passée, le policier puisse faire usage de son arme.