Espace membre :
flechePublicité

107 messages
Filtrer ok

Samsung dévoile sa stratégie de défense dans son procès contre Apple

La semaine consacrée à la défense de Samsung dans le procès américain qui l’oppose à Apple n’est pas sans rebondissement : si Apple semble avoir marqué des points la semaine dernière, notamment grâce à des documents internes de Samsung, la firme sud-coréenne n’est pas en reste, même si tout reste à faire avait la fin du procès.

Lundi, la juge Lucy Koh a commencé par faire le ménage dans les attaques d’Apple, en rejetant du dossier trois smartphones de Samsung accusés de violer des brevets de l’entreprise coréenne : les Galaxy Ace, Galaxy S i9000 et Galaxy S II i9000 ne sont plus cités dans l’affaire américaine, tout simplement parce qu’ils n’ont pas été commercialisés sur le territoire.

Une décision qui concorde avec celle réalisée dimanche dernier par le tribunal concernant le smartphone F700, que Samsung n’avait pas pu utiliser dans sa défense car il n’était pas cité par Apple comme enfreignant ses brevets. Une situation qui a fait perdre un témoin-clé à Samsung, mais pour le Coréen, voir trois de ses terminaux effacés du dossier est tout de même une petite victoire, symbolique tout du moins… car du côté d’Apple, cela ne change pas grand-chose : comme les documents déposés à la cour le laissaient entendre depuis le début du procès, la firme de Cupertino ne considérait pas avoir perdu d’argent aux USA avec ces trois smartphones.

Ce qu’aurait copié Samsung, Apple l’aurait copié en premier

La stratégie de défense de Samsung s'est concrètement révélée lorsque la firme a fait témoigner Adam Bogue, un ingénieur de Mitsubishi ayant expliqué avoir, en 2003, présenté à des ingénieur d’Apple une table tactile nommée Diamond Touch, et intégrant des fonctionnalités telles que l’agrandissement d’une image en la pinçant, ou encore la possibilité de la déplacer sur l’écran en la tirant depuis un coin : or, il s’agit de fonctions que l’on retrouve dans l’un des brevets logiciels d’Apple, que l’entreprise accuse Samsung d’avoir violé dans ses terminaux. Même chose pour un autre élément d’interface, nommé « tablecloth » sur Diamond Touch : il s’agit de l’effet d’étirement qui se produit lorsque l’utilisateur arrive à la fin d’un menu.



Autre témoin de Samsung, Ben Bederson, un professeur de l’université du Maryland, est allé dans une direction similaire en présentant à la cour une application qu’il a créé en 2004 : nommée LauchTile, elle a pour but de permettre de zoomer d’une seule main sur un terminal mobile. Une technologie qui était destinée à des appareils de type Pocket PC à l’époque.

Avec ces deux témoignages, Samsung désirait mettre l’accent sur le fait qu’Apple n’a en rien inventé les technologies dont il revendique la paternité, et qu’il les a copié d’appareils ou d’applications déjà existantes. Samsung souhaite donc faire invalider les brevets liés à ces technologies déposés par son concurrent. De son côté, Apple a fait valoir, dans un contre-interrogatoire d’Adam Bogue, que le système utilisé pour la table Diamond Touch n’avait rien à voir avec celui d’un iPhone ou d’un iPad, dans la mesure où le dispositif de Mitsubishi exploite un projecteur extérieur à la table. La question de la validité des brevets est encore en suspens, alors que la table a été présentée à la cour mercredi.

LauchTile
Mardi, la stratégie de défense de Samsung a continué en ce sens, à travers plusieurs témoignages d’experts visant à démontrer qu’Apple n’étaient pas à l’origine de technologies qu’il a breveté. Roger Fidler, le concepteur de plusieurs prototypes de tablettes datant d’avant l’iPad (dans les années 90), a ainsi présenté des terminaux disposant de similitudes avec la tablette d’Apple, notamment des coins arrondis, du contour noir ou de l’absence de boutons physiques.

Même constat pour Itay Sherman, ancien consultant chez Texas Instruments et désormais PDG de DoubleTouch, une société spécialisée dans le multitouch. En comparant le design de l’iPad avec ceux d’appareils antérieur comme le Compaq TC1000 ou la tablette de Compaq présentée en 2002, le témoin a mis en avant des éléments de design et des proportions similaires à celles de l’iPad. Quant à l’iPhone, Sherman l’a comparé au LG Prada, dont le design fut breveté avant celui du terminal d’Apple. Il a par ailleurs souligné que les brevets d’Apple incluent tous un « écran rectangulaire », ce qui est normal puisque c’est la forme la plus logique pour regarder des films et des pages Web.

Un témoignage qui a mené Apple à souligner dans son contre-interrogatoire que Itay Sherman est ingénieur en électronique et non designer. L’avocat de l’entreprise a ensuite pris le soin de relever, dans chaque terminal cité par le témoin, tous les détails les différenciant de l’iPhone et de l’iPad.

Des designers de Samsung à la barre

Puis, c’est Jeeyuen Wang, une conceptrice travaillant chez Samsung, qui a été appelée à témoigner. All Things D fait remarquer qu’il s’agit de la première employée de la firme à apporter un éclairage, les précédents témoins étant des experts indépendants.

Comme on peut l’imaginer, Jeeyuen Wang, qui a notamment travaillé sur les icônes des appareils de la gamme Galaxy, s’est défendue d’avoir voulu copier l’iPhone ou l’iPad. Selon elle, les concepteurs de Samsung auraient étudié de multiples variantes d’icônes, pour finalement s’en tenir avec des représentations traditionnelles, « avec un bon écho auprès des utilisateurs. » La jeune femme a également expliqué que les conditions de travail pour développer le Galaxy S avaient été très intenses et qu’elle ne dormait que « deux ou trois heures par nuit » à cette époque, pour maintenir une bonne cadence créative. Des paroles qu’elle a réitéré durant le contre-interrogatoire d’Apple, alors que l’avocat de la firme américaine présentait des documents internes de Samsung où les icônes de l’iPhone étaient comparées à celles du Galaxy S.

Mercredi, un autre employé de Samsung a témoigné : Jin Soo Kim, designer industriel, a expliqué que le travail sur le Galaxy Tab 10.1 avait débuté en octobre 2009, avant l’annonce de l’iPad par Apple. Un email daté du 6 janvier 2010 a également été présenté pour démontrer que les réflexions sur le design de la tablette étaient déjà en cours à cette époque. « Nous avions décidé de produire la tablette la plus légère et la plus fine du monde » a –t-il commenté.

Lors du contre-interrogatoire, l’avocat d’Apple Harold McIlhenny a dévoilé un nouveau document interne de Samsung, faisant état d’une réunion avec Google le 22 février 2010. Très difficile à lire du fait de sa traduction du coréen et des acronymes et noms de code, le fichier explique néanmoins que la firme de Mountain View était inquiète quant aux similitudes entre le Galaxy Tab et l’iPad. « Il est trop similaire au produit d’Apple, il faut le rendre sensiblement différent » explique le mail, qui propose une focalisation sur le mode paysage plutôt que sur le mode portrait du terminal. Jin Soo Kim a expliqué ne pas être au courant de cette information, qui avait néanmoins transité auprès de ses supérieurs.

Réquisitoire mardi, nouvelle rencontre privée programmée

Alors que les réquisitoires et les plaidoiries de Samsung et d’Apple sont attendus mardi 21 août – elles s’accompagneront de la lecture de pas moins de 100 pages de directives face au jury – la juge Lucy Koh a demandé mercredi à ce que les deux entreprises se rencontrent une dernière fois avant le début des délibérations. Cette dernière ne concernera cette fois-ci pas seulement les avocats des deux firmes, mais leurs PDG également. « Je ne veux pas perdre de temps » a commenté la magistrate, qui n’a pas caché son espoir quant à la possibilité pour les deux entreprises de réduire le nombre de leurs requêtes, pour faciliter un peu la décision du jury. Concrètement, la juge semble craindre que ce dernier mette énormément de temps à délibérer compte tenu de la complexité de l’affaire. Apple et Samsung ont accepté cette nouvelle rencontre, qui aura lieu en fin de semaine.
 
 
"Apple a fait valoir, dans un contre-interrogatoire d'Adam Bogue, que le système utilisé pour la table Diamond Touch n'avait rien à voir avec celui d'un iPhone ou d'un iPad, dans la mesure où le dispositif de Mitsubishi exploite un projecteur extérieur à la table."

Oui, c'est vrai que ça change tout...
 
 
Le verdict c'est quand ?

Je commence à faire une indigestion de pop-corn avec tous ces épisodes.
 
 
Donc la vidéo qui viens du MERL (Mitsubishi Electric Research Laboratories) qui montre même pas une dalle tactile mais un projecteur qui projette sur une surface qui elle doit être tacile... On est quand même loins d'une tablette. Et je vois pas le rapport entre Samsung et Mitsubishi.

Par contre la dessus Mistubishi pourrait embêter Crosoft et son ancienne "Table" surface.
Edité le 16/08/2012 à 12:26
 
 
même si appel la copier ,si il sont rendu avec le brevet légal il ont tout les droit de poursuivre samsung la techno est rendu a apple c'est triste mais cest sa la course a la techno
 
 
ahh ce proces.. tiens si apple pouvait l'avoir dans l'os pour une fois !
 
 
loool l'excuse d'Apple et en plus ils avouent avoir prit l'idée de base...
Ce qui me ferai le plus rire c'est qu'Apple perde ces brevets soit disant inventé par eux, mais qui ne l'est pas à l'origine...
 
 
thaalrasha a écrit:
Donc la vidéo qui viens du MERL (Mitsubishi Electric Research Laboratories) qui montre même pas une dalle tactile mais un projecteur qui projette sur une surface qui elle doit être tacile... On est quand même loins d'une tablette. Et je vois pas le rapport entre Samsung et Mitsubishi.

Par contre la dessus Mistubishi pourrait embêter Crosoft et son ancienne "Table" surface.



donc pour toi un pinch to zoom n'a rien a voir d'un appareil a l'autre. tu fait le meme geste pour le meme resultat et tu trouve qu'il n'y a aucune ressemblance....
et le rapport c'est que apple a breveté le pinch to zoom alors qu'il n'en est pas l'inventeur et c'est la que veut aller samsung pour faire invalider ce brevet.
Edité le 16/08/2012 à 12:45
 
 
En france, il me semble que tu ne peux pas avoir de brevet si quelqu'un prouve avoir fait la même chose avant que tu ne dépose le brevet. Par contre, je ne sais pas si c'est la même chose aux US ... c'est pas dit ...

Et sinon, le lien entre une tablette et une table ou on projette quelque chose dessus ... on s'en fout un peu, ce qui importe ici c'est les fonctionnalités
 
 
chaton51 a écrit:
ahh ce proces.. tiens si apple pouvait l'avoir dans l'os pour une fois !

Tu veux dire si les tribunaux US pouvaient d'inspirer de la "justice" française et rendre des décisions contraires à la loi?
S'ils prennent cette pente il faudra que je revoie mes projets d'expatriation…
 
 
clubic a écrit:
car du côté d'Apple, cela ne change pas grand-chose : comme les documents déposés à la cour le laissaient entendre depuis le début du procès, la firme de Cupertino ne considérait pas avoir perdu d'argent aux USA avec ces trois smartphones.

par contre cette phrase m'interpelle un poil, donc Apple fait un procès a samung au états unis tout en considérant ne pas avoir perdu d'argent sur le territoire US...
je dois pas comprendre la logique du procés alors.

@shibany69 je ne vois pas vraiment le rapport
Edité le 16/08/2012 à 12:54
 
 
tiburce a écrit:
thaalrasha a écrit:
Donc la vidéo qui viens du MERL (Mitsubishi Electric Research Laboratories) qui montre même pas une dalle tactile mais un projecteur qui projette sur une surface qui elle doit être tacile... On est quand même loins d'une tablette. Et je vois pas le rapport entre Samsung et Mitsubishi.

Par contre la dessus Mistubishi pourrait embêter Crosoft et son ancienne "Table" surface.



donc pour toi un pinch to zoom n'a rien a voir d'un appareil a l'autre. tu fait le meme geste pour le meme resultat et tu trouve qu'il n'y a aucune ressemblance....
et le rapport c'est que apple a breveté le pinch to zoom alors qu'il n'en est pas l'inventeur et c'est la que veut aller samsung pour faire invalider ce brevet.

Je suis d'accord sur le pinch to zoom, mais c'est pas avec une vidéo d'un labo de Mitsubishi que tu vas faire croire que ça viens de toi..
Après il est de la responsabilité du mec qui l'a inventé de déposer le brevet.
Edité le 16/08/2012 à 12:55
 
 
Putin la guerre des brevets çà a toujours ete un truc qui me fascine moi, on en arrive a un niveau de details hallucinant, nombre de pixels, effet de ceci, mouvement de cela, pourtant tout le monde le sait c'est vieux comme le monde : quand un truc marche il est copié des millions de fois!
Ces proces sont devenus d'une absurdité incroyable, et si un jour le P-DG de chez samsung se gratte le fion et que c'est le P-DG de chez apple qui a le doigt qui pue, y'a plagiat ou pas?

Heureusement que le type qui a decouvert la roue n'a pas eu l'idée de deposer le brevet, il aurait fallu qu'on trouve autre chose pour rouler!
 
 
Ce sera difficile à Samsung de gagner sur le pinch to zoom car

1) cela m'étonnerait que la cours retire le brevet Apple
2) Apple en est toujours propriétaire
3) Samsung n'en parle que maintenant
4) il y a peut-être un délai dans le temps pour s'opposer à un brevet
5) allez savoir si Samsung ne la pas copier ailleurs
...
 
 
@thaalrasha
ils veullent juste montrer que la paternité ne reviens pas a Apple et ni a Samsung, mais juste que ce brevet est nul et non avenue car brevetant une idée volée lors d'un présentation faite a Apple.
je cite l'aricle

"un ingénieur de Mitsubishi ayant expliqué avoir, en 2003, présenté à des ingénieur d'Apple une table tactile nommée Diamond Touch, et intégrant des fonctionnalités telles que l'agrandissement d'une image en la pinçant, ou encore la possibilité de la déplacer sur l'écran en la tirant depuis un coin"


de toute façon en arrière plan c'est le système de brevet américain qui est visé
Edité le 16/08/2012 à 13:05
 
 
cryx a écrit:
Ce sera difficile à Samsung de gagner sur le pinch to zoom car

1) le juge est américain ...

clairement apple mets en avant le fait que samsung ait copier la maniabilité de leur iQuelqueschose et il se trouve que cette maniabilité ne sort pas leur tete mais de celles d'ingénieur de chez Mitsubishi donc clairement que la techno derrière soit diférente c'est un point de détail au vu des reproche d'apple à samsung.
pour que tout le monde soit content, ils devrait jugé que les Galaxy S1 soit interdit à la vente au US mais pas dommage et intérêt pour aucune des parti
 
 
Je trouve ça vraiment bizarre d'exclure le Galaxy Ace du procès. Même s'il n'a pas été commercialisé aux E-U, il est représentatif de la ligne suivie par Samsung il y a quelques années : un mimétisme quasi systématique de l'iPhone pour semer la confusion. C'est mon téléphone actuel, et celui de beaucoup de mes proches qui ont renouvelé leur forfait ces derniers mois (il doit être proposé de façon très insistante dans les boutiques opérateurs, et c'est vrai que c'est un bon smartphone de milieu de gamme), et il s'agit (du point de vue du design) du frère jumeau de l'iPhone 4 comme le Galaxy S était le jumeau du 3GS...

D'ailleurs, je trouve ça absurde en général que ces deux compagnies se battent pour des brevets abscons alors qu'il suffit de mettre un smartphone Samsung de 2008-2010 à côté d'un iPhone pour s'apercevoir qu'il y a copie. Le défilement élastique et le pincer-pour-zoomer sont à mon avis loin d'avoir trompé autant de clients que le design général des S et Ace...
 
 
Il a par ailleurs souligné que les brevets d’Apple incluent tous un « écran rectangulaire », ce qui est normal puisque c’est la forme la plus logique pour regarder des films et des pages Web.

Apple va bientot attaquer les autres parce que eux aussi ils font des ecran rectangulaire alors que c'est possible de faire d'autre forme ?
 
 
Concernant les mobiles exclus, il s'agit uniquement des versions non-US des Galaxy S et S2. Les versions US de ces modèles sont toujours au dossier.

Source.
 
 
tiburce a écrit:
@thaalrasha
ils veullent juste montrer que la paternité ne reviens pas a Apple et ni a Samsung, mais juste que ce brevet est nul et non avenue car brevetant une idée volée lors d'un présentation faite a Apple.

Ce brevet existe puisque c'est Apple qui l'a deposé, et c'est samsung qui en revendique la paternité, il n'est donc ni nul puisqu' il protege une création originale, ni non-avenu puisque cette création existe belle et bien.

Le but de tout ces proces n'est de reconnaitre si ces brevets sont ligitimes ou non, mais a qui ils doivent profiter.
N'oublie pas que tu es aux etats unis et que la-bas l'issu d'un proces doit TOUJOURS rapporter des benefices au gagnant, et pas de savoir si le brevet déposé et valide ou non, il l'est ! le tout est de savoir a qui il profite. Il y a des sommes colossales en jeu, le perdant, si il ne fait pas appel du jugement, devra modifier ses terminaux en conséquence au risque de perdre des parts de vente tres importante.

Mais bon on se rassure tout de suite, on sait tres bien comment se termine ces process, surtout au states, les procedures sont tellements longues que le temps que tout çà se tasse on sera deja passer a autre chose, et le perdant aura un amende derisoire comparé a tout ce qu'il aura pu vendre grace a la violation du brevet!

CQFD.
 
 
     
107 messages
Filtrer ok
Vous devez être connecté pour écrire un message !

BE GEEK ! Avec

flechePublicité