...]A l'heure où les préoccupations énergétiques arrivent sur le devant de la scène politique et industrielle, la question de l'alimentation des appareils portatifs devient omniprésente au sein des laboratoires académiques ou privés. La pile à combustible, par exemple, est un domaine dans lequel les progrès sont significatifs, comme le prouvent deux technologies développées actuellement.
D'un côté, STMIcroelectronics, le Commissariat à l'Energie Atomique et la société Bic travaillent sur la production d'une pile à combustible consommant de l'hydrogène capable d'offrir l'équivalent de trois à cinq recharges de batteries. Ce système est avant tout conçu pour fonctionner en parallèle des batteries actuelles dans des ensembles hybrides, à l'image de ce qui se fait sur le marché automobile. Commercialisé dès le début de l'année 2010, le produit sera composé d'une pochette pouvant s'accrocher à la ceinture et contenant la pile à combustible, de la cartouche d'hydrogène et d'un emplacement destiné au téléphone. Même si les concepteurs se veulent rassurants au niveau du prix de cet appareil, rappelons que le catalyseur le plus efficace et le plus employé pour les réactions impliquant l'hydrogène est le platine.
Autre technologie, autre continent. Aux Etats-Unis, c'est grâce au méthanol qu'on espère pouvoir faire évoluer le monde des batteries. En effet, un groupe de chercheurs du MIT (pour Massachusetts Institute of Technology) propose quant à lui une autre pile dont l'électrolyte est cette fois liquide, puisqu'il s'agit d'un alcool, le méthanol. Si le procédé n'est pas nouveau, c'est dans les membranes constituant la cathode du système d'oxydoréduction qu'intervient l'évolution. Le groupe de recherche a en effet découvert et testé un matériau deux fois moins perméable que celui utilisé jusqu'à présent. Il en résulte, selon leurs expériences, un gain de puissance de 50%. Les scientifiques croient d'autant plus en leur découverte que le système est miniaturisable à l'extrême et que contrairement à l'hydrogène, le système semble beaucoup moins dangereux.
Du côté des applications, on pense évidemment aux téléphones et ordinateurs portables, dont les fonctions, toujours plus nombreuses, compensent sans cesse les progrès des fabricants de batteries.