arpalhands a écrit:
En parlant de taxes dans la gueule des petits en bout de chaine
Pourquoi on ne taxerait pas la bourse ?
Prendre le pognon pourquoi pas mais autant le prendre dans la poche de ceux qui s en mettent plein les fouilles au lieu de toujours puiser dans la poche des couillons via des TVAs, ...
Faire des opérations en Bourse, cela implique des frais :
- Les frais de courtage : l'un dans l'autre, on peut dire qu'à l'achat comme à la vente d'actions, le courtage est de l'ordre de 1% pour une opération d'ampleur moyenne (disons jusqu'à 100.000 euros)
- Les droits de garde : annuellement, entre 0 et 5% de la somme déposée, selon les banques.
- Les autres frais : votre intermédiaire peut vous facturer un abonnement mensuel pour l’accès à ses services. En contrepartie, il vous fournira l’information nécessaire pour intervenir en Bourse : historique des cours, analyses graphiques, études... Les ordres par téléphone sont facturés plus cher que les transactions passées directement sur les sites des courtiers en ligne. Les opérations sur titres (détachement de coupon, augmentation de capital...) donnent parfois lieu à facturation. De même que celles liées à votre portefeuille (envois de relevés, transferts de compte...).
Enfin, pour l’utilisation du Service à règlement différé, une commission supplémentaire sert à rémunérer l’intermédiaire pour le crédit accordé à l’actionnaire. Elle est calculée par rapport au solde des positions sur le compte, par ligne et par jour.
L'impôt de Bourse : Cette taxe de 0,3% jusqu’à 153.000 euros, puis de 0,15% au-delà, n’est exigible qu’à partir d’un certain montant d’achat ou de vente d’actions, car il existe un abattement de 23 euros. Les transactions inférieures à 7.833,49 euros en sont donc exonérées. En outre, pour les transactions plus importantes, l’impôt de Bourse est plafonné à 610 euros par opération.
L'impôt sur le revenu (dans notre cas, impôt sur les revenus de valeurs mobilières) : des changements en 2008 si les décrets sont publiés à temps : les plus-values de valeurs mobilières seraient taxées à 29% (18% + 11% de prélèvements sociaux) contre 27% actuellement (16% + 11%). De plus, le Sénat a majoré le seuil de cession des plus-values de valeurs mobilières, au-delà duquel les gains sont imposables : il devrait passer de 20.000 € à 25.000 €.
Enfin, a possibilité d'un prélèvement forfaitaire libératoire de l'impôt sur le revenu, au taux de 16 %, sur les dividendes de sociétés françaises ou étrangères perçus par les personnes physiques. Quant aux prélèvements sociaux sur les dividendes de 11 % (CSG, CRDS), ils seraient désormais retenus à la source.
Donc, quand un Français achète des actions et les revend avec un bénéfice, ou bien touche des dividendes, un bon morceau part dans les caisses de l'état.
Pour rebondir sur la bourse, il s'avère aujourd'hui que 59 % du capital des entreprises du CAC 40 (les 40 plus "grosses" entreprises françaises) sont entre les mains d'investisseurs étrangers. Bref, quand leurs employés travaillent, c'est les retraités écossais, californiens, ou japonais qui en profitent. Pourquoi? Parce qu'ils confient leur argent à des fonds de pension, qui investissent dans des entreprises.