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Nikooo a écrit:
Le prend pas mal. Un DUT c'est un diplôme correct, mais effectivement, ça reste un BAC+2. Tu ne peux pas prétendre à un poste plus élevé que le niveau requis si tu n'as pas des formations complémentaires ou plusieurs années d'expérience, ça me paraît normal. Ce n'est pas une question de donner sa chance ou pas. On ne peut pas donner du boulot à quelqu'un dont on pense qu'il n'est pas fait pour le poste, même si lui pense le contraire.

Tu as parfaitement raison :)

J'avoue que le ton un peu virulent de mes posts précédents peut laisser penser le contraire... J'y peut rien, quand un sujet me tiens à coeur, ça se voit ^^'

Je me suis peut-être mal exprimé. Je ne voulais pas dire qu'il faut donner des posts de chef de projet à des mecs qui sortent tout juste d'un bac+2... J'ai terminé mon diplôme il y a 5 ans, en gros j'ai 3 ans d'expérience depuis (les temps ont été durs...), et je ne voudrais même pas d'un post d'ingé à la petite semaine. J'essaie de rester réaliste, quand même.

Non, ce que je voulais dire, ce qui me dérange vraiment, c'est que j'ai assez rarement, au cours des mes expériences passées, fait ce que j'estime être mon job. Du renouvellement de parc, j'ai fait. Je me suis même tapé la manutention qui va avec, et crois-moi, déplacer un stock de 600 écrans 3 fois dans le même mois, ça forme les bras, mais ça ne forme pas grand chose d'autre :icon_biggrin: J'ai fait du déploiement, de la hotline, de la hotline, et aussi de la hotline...

La hotline, contrairement à une idée reçue, ça peut être intéressant. Si le produit est intéressant, qu'on fourni au tech des infos pratiques et qu'on lui laisse un peu de liberté pour réellement régler les problèmes, y'a moyen d'avoir un job sympa. Mais c'est rare. Mon dernier contrat, par exemple, avait commencé comme ça, mais en 6 mois je suis passé de technicien à secrétaire, puis à standardiste. Ben ouais, je n'étais plus supposé résoudre les problèmes, juste prendre les appels...

Je ne prétend pas qu'un tech puisse monter un réseau de toute part, en tous cas pas à mon niveau d'expérience. Mais monter 2-3serveurs, bricoler un peu les DNS, l'Active Directory, tout ça... 'tain la dernière fois que j'ai fait ça c'était pendant mon stage de DUT !


Nikooo a écrit:
Il y a quand même une différence entre l'avis d'un candidat, et ce que pense les RH, avec le recul qu'ils ont de voir passer les gens et leurs diplomes et compétences.

Ben justement, les RH, à mon avis, ne sont pas forcement les plus qualifiés pour recruter sur des postes techniques. Les RH touchent à tous les métiers de l'entreprise mais finalement n'en connaissent aucun (à part leur propre métier bien sur). Mon ex étaient dans les RH, comme je suis curieux je lui posait tout pleins de questions sur son boulot, et ça fait assez peur, quand même... C'est un peu l'aveugle qui guide le navire.

Le principe est simple : aux RH, on leur dit qu'on a besoin d'une personne avec tel profil, par exemple un technicien avec un BTS informatique, 2 ans d'expérience environ, et qui maitrise Windows Server 2003 plus <insérer compétences ici>. Ensuite, les RH font le tri dans les candidats qu'ils pensent correspondre au profil. Mais c'est difficile, puisqu'ils ne connaissent pas réellement le boulot. Pour peu qu'on ait affaire à un type de la vieille école, ou à l'esprit un peu fermé... Si c'est dur pour lui, c'est dur, point. Donc un petit jeune avec pile le profil demandé, ce n'est pas assez.

Je l'ai suffisamment vécu, quand ton CV est cohérent avec le profil, voire meilleur... On peut quand même te recaler parce que tu n'as pas les compétences. D'après les RH... Toujours d'expérience, le même profil auprès du service informatique passe très bien.

Je ne suis pas en train de dire que les RH sont nazes... C'est un métier difficile que je n'aimerais pas faire. Ce que je dis, c'est que parfois (ça m'est arrivé souvent, mais j'ai peut-être juste eu la malchance) on n'est pas jugé sur son profil mais sur l'a priori qu'a le recruteur. Et c'est rarement un a priori positif, d'ou le "besoin" d'employer du personnel surqualifié.


Nikooo a écrit:
Ensuite, tout le monde veut de l'excellence. C'est normal, non ? Tu vas pas embaucher une buse quand tu peux avoir mieux, non ? Faut aussi un peu se mettre dans la peau d'un créateur d'entreprise, qui d'ailleurs gagne peu voire pas grand chose au début et qui après, risque bcp à chaque fois en embauchant quelqu'un (pb du coût du travail en France, mais aussi pb de flexibilité de l'emploi).

Bien sur qu'on n'embauche pas les buses, ça c'est normal. Mais l'adéquation entre le besoin et le profil me parait plus judicieuse que cette envie d'avoir "les meilleurs des meilleurs, chef !"... Et justement, je me mets dans la peau du créateur d'entreprise, et c'est pour ça que je ne comprends pas ce phénomène.

Tu le dis toi-même, il prend un risque à chaque fois qu'il embauche, à cause du problème de cout du travail, de flexibilité, tout ça... On est d'accord, là dessus. A dire vrai, je trouve que les lois sur le travail en France sont paradoxale, dans le sens ou en surprotégeant le salarié, elles nuisent à ses facultés de trouver un travail, puisqu'on n'embauche pas sans certitude...

Donc oui, le patron prend un risque en embauchant. Alors pourquoi est-ce qu'il insiste autant à changer d'employé 2-3 fois par an pour le même poste ? Parce que c'est ce qui se passe, on prend le job ou on est accepté, et dès que possible on se tire ailleurs, là ou on fait son vrai job. L'embauche de personnes surqualifiées ne fait qu'augmenter le turn-over, donc les risques pris par le patron...

Alors bien sur, oui, le boulot sera bien fait. Mais pourquoi ne pas prendre directement une personne en adéquation, pour la garder ? Non seulement c'est moins risqué, mais c'est moins cher (les recrutements répétés ont un coût), il n'y a pas de fuite de compétences, et en plus vu la morosité actuelle, l'employé sera reconnaissant qu'on lui donne enfin une vraie chance et se donnera nettement plus à fond que dans un job ou il serait sous-employé.

En bref, de mon point de vue, sur le long terme le patron prend plus de risques et induit une stagnation (voire une régression) du savoir-faire dans son entreprise en embauchant des personnes surqualifiées et/ou sous-payées.

Sinon, merci pour les explications complémentaires sur la création d'activité engendrée par un pôle de recherche comme celui-là :)
Edité le 12/03/2008 à 18:36
 
 
googloo a écrit:
C'est bien la mentalité française de constamment se plaindre mais de ne rien proposer à la place: si seulement tu mettais cette energie inutilement dépensée à créer ta boîte, au bout de 10 ans de vrai boulot, tu en embaucheras des techniciens et des ingénieurs à leur juste valeur. Mais faut croire que c'est plus facile de déverser sa bile tranquillement assis sur son canapé que de remonter ses manches et de faire quelquechose de constructif.


Tu as tout à fait raison mon "ami" sarkozyste ultralibéral. D'ailleurs si tout les salariés devenaient patrons, au bout de 10ans il n'y'aurait plus de chômage... D'ailleurs c'est bien connu, une boite n'a besoin que d'un patron: les "unités coûteuses productives" (cad les employers hin, mais parlons d'unité ça fait plus économiste aveugle) ne sont là que pour faire joli! Une entreprise c'est un ensemble de personnes! T'es un artisant travaillant seul pour pas savoir ça?!!! Et j'insulte pas les artisants qui heureusement sont là.

Bref uriel a totalement raison. Y'a plein d'argent dans ces domaines mais tout est sous traité et le salariat devient de ces même domaines rejoignent la classe des précaires à grands pas. Dire qu'il faut monter sa boite? Et après? T'auras les même contraintes: sous traitant de grosses entreprises qui négocient à bas prix la sous traitance pour ne pas avoir à embaucher et donc externalisé et minoré les rapports sociaux (diviser les salariés pour mieux les asservir). On la connait la sauce libéral googloo! Et ça ne marche pas! Rentre toi ça dans le crâne une bonne fois pour toute. Monter son entreprise ne résoud rien tant qu'on restera dans ce système qui tire tout le monde vers le bas SAUF les hauts cadres d'entreprises et une minorité pour l'instant préservée du libéralisme (suivé mon regard: les taxis par exemple).



Allé sans raucune, tu trouveras de vrais arguments une autre fois...


Bonne soirée.
 
 
ddarkoo a écrit:
Uriel: je te trouves bien négatif.
C'est toujours un + d'avoir ce genre de centre technologique, même si le budget semble un poil légé, pour le moment.
Je suis ingénieur (bac+5 DESS), sans sortir d'un grande école (typiquement francais ce classement d'ailleur), j'ai tout de même un boulot d'ingé depuis le début. Evidement, il faut être dans un endroit ou on recherche ce genre de profil (genre une technopole, pour ma part Sophia Antipolis). A part 1 ou 2 boites ici qui recrutent exclusivement des grandes écoles (des boites comme Amadeus), ici, on ne voit pas ce genre de distinction, tout simplement parce que les besoins sont là et qu'au bout de quelques années, le diplôme ne compte plus pour grand chose, comparé à l'expérience (a part pour Amadeus, qui recrute des grande écoles pour faire de la BD de base, pas de quoi s'extasier).


Négatif, j'avoue... Ici, on n'a pas de mega-pôle technologique du genre. Trop proche de Paris pour ça. Du coup, dans la région, l'informatique, ça se résume aux SSII et leurs pratiques de ressources humaines plutôt douteuses. J'en ai testé plusieurs, y'en a pas une pour racheter l'autre... (en fait si, il y en a UNE qui est correcte avec ses employés). Ici, on forme des gens dont on n'a pas besoin...

Après, j'imagine que ce n'est pas pareil partout. Mais partout, je ne connais pas :)

La mobilité est une solution, mais une solution parfois difficile à mettre en oeuvre. Il faut se loger, déjà, ce qui n'est pas toujours simple. J'avais essayé de me relocaliser en région parisienne... Impossible. J'ai peut-être mal fait un truc, mais en gros, pour avoir un job il aurait fallu que j'habite déjà sur place, et pour habiter sur place il me fallait le job :neutre:

La plupart de mes potes qui sont dans l'informatique sont soit devenus ingés et dans ce cas là bossent à peu près normalement, soit en train de changer de métier (par exemple, un de mes plus vieux potes s'est retrouvé dans la même promo que moi à l'IUT, et il se reconvertit actuellement en menuiserie...).

Alors oui, je dresse un tableau assez noir... Mais on ne parle bien que de ce qu'on connait, et je connais surtout la galère que c'est dans le coin. Si c'est mieux ailleurs, et bien, tant mieux pour ceux qui sont ailleurs, mais ici (Haute Normandie), le tableau est plus noir que rose.
 
 
Enfin même si l'idée est bonne...Je ne vois pas trop comment lutter contre les géants indiens et chinois...Il me semble que rien que l'Inde fait sortir de ses écoles 100 000 diplômés d'un master IT par an...

La lutte risque d'être rude.
 
 
damolitoy a écrit:
Oh un sujet parlant du MIT, ça fait plaisir...
Concernant les "tuitions", c'est bien 35.000$ et le fait de demander une bourse ou un poste d'assistant de professeur compromet sérieusement les chances d'admission.
En ce qui concerne le financement, le MIT est largement financé par des dons faramineux donc les 300M€ en appellent donc d'autres.

tu es au MIT damolitoy ?
 
 
A quoi sert ce genre de projet lorsque l'on est pas capable d'empêcher la fuite des cerveaux ?
 
 
Mieux vaut tard que jamais, sans nulle doute

Mais on a tout de même beaucoup de regrets à avoir en Europe car le MIT américain, le MITI Japonais ça fait plus de 20 ans que j'en entend parler.

Si ces bandes de crétins de politiciens s'étaient réveillés avant peut-être qu'ils auraient pu éviter à ma génération d'être une génération gâchée qui n'aura connu que le chômage, les délocalisations, la montée de la violence, une totale désillusion professionnelle face à des entreprises gérées à la petite semaine à l'ambition plus que suffisante sans aucune vision d'avenir... c'est à pleurer

C'est regrettage lorsque l'on voit à côté certains succès européens : la filière aérospatiale européene qui doit une firère chandelle au CNES français, le GSM, l'aéronautique civil... succès insuffisants en soi car des grandes puissances, c'est l'Europe qui à chaque trinque au niveau du chômage.

(Ah ! Jean-Claude Trichet, quand vas-tu te décider à arrêter ces âneries de taux d'intérêts trop élevé qui depuis 20 ans asphyxient l'Europe pendant que le crédit coulait à flôt au Japon, que les Etats-Unis attiraient à eux une grande part des flux d'investissement mondiaux)
 
 
dites ya que moi que ca choque ou pas???

sont vraiment débiles en europe ou quoi niveau écriture??

The European Institute of Innovation and Technology (EIT)

VOUS VOYEZ LES 2 i ??? NON?? ca devrait s'appeller EIIT !! et pas eiit

ou bien eiti
ou bien ieit

enfin bref, ca fera jamais aussi classe que AIM AILLE TEA !
 
 
1) Pour le financement : 300 millions d'euro => 450 millions de dollars donc le rapport est déjà diminué. 300 millions d'euro est une somme astronomique ! Vous critiquez mais c'est déjà énorme. (Pour rappel, ça fait 2 milliards de Francs, ça vous parle plus ?)

2) Le MIT est un cartier entier de Boston !! Je crois que vous n'imaginez pas l'envergure de la chose, on peut presque le comparer au centre ville de Strasbourg. Ils ont eu leur 2 milliards petit à petit. Il serait totalement insensé de donner 2 milliards au IET dès les premières années.

3) Le MIT est financé par des compagnies privés, ils ont de nombreux laboratoires de multinationales dont le financement est totalement privé. La même chose aura lieu au IET donc les budgets vont vite exploser.

4) Je crois que beaucoup de gens "embellissent" le MIT et les USA mais pour y avoir été de passage, je dois vous annoncer que ce n'est pas le paradis. Certes, c'est bien mieux qu'en France ou que dans tout autres centres de recherche mais il n'y a pas de quoi en fantasmer... Ils n'ont que se qu'ils ont cherché à avoir. Je vois pas pourquoi le IET ne pourrai pas arriver au même point.
 
 
GouZZ a écrit:

Au Royaume-Uni, ils sont 360000, majoritairement des diplomés à s'expatrier chaque année pour les mêmes raisons ... Encore pire qu'en France :
ecolesdifferentes.info...
J'ai peut-être une vision faussée pour le royaume-uni, mais pour les USA, c'est clairement le cas :

Aux USA on leur dit pas de partir pour avoir du boulot...
La plupart des docteurs américains continuent leur parcours dans leur pays d'origine.


Si tu avais suivi un peu, je parlais des docteurs pour trouver du boulot cf. mon post ici : www.clubic.com...
Pas de la population anglaise qui en a marre de ses nuages gris, sa mauvaise bouffe, de sa vie chère et de leur île trop petite....
Donc avant d'agresser bêtement, on lit, c'est tout.

:neutre:

GouZZ a écrit:

D'une manière générale, le nomadisme économique frappe tous les pays de l'Union. Le MIT a d'ailleurs été crée en partie dans le but d'endiguer ce phénomène.
Le MIT a été créé pour endiguer le nomadisme qui touche les pays de l'union EUROPEENNE....mm, toi t'as tout compris... :sarcastic:
 
 
uriel99 a écrit:

Tu as parfaitement raison :)

Non, ce que je voulais dire, ce qui me dérange vraiment, c'est que j'ai assez rarement, au cours des mes expériences passées, fait ce que j'estime être mon job.
Le truc, c'est que c'est peut-être ça le problème : tu estimes trop. :icon_biggrin:
On t'embauche pour ce que tu es, ce que tu as accumulé comme compétences et formations, et ce que tu peux apporter à l'entreprise.
Une fois ça réalisé, ce n'est pas à toi de définir ce que tu as à faire. Tu crois qu'à un poste donné tu vas toujours effectué la même tâche ? Si on te trouve compétent pour faire d'autres choses, je ne vois pas le souci de te demander de les faire. Après, c'est sûr que le travail "subalterne" c'est pas forcément génial, mais il arrive qu'on y soit tous confronté à un moment ou à un autre. :neutre:


uriel99 a écrit:

Ben justement, les RH, à mon avis, ne sont pas forcement les plus qualifiés pour recruter sur des postes techniques. Les RH touchent à tous les métiers de l'entreprise mais finalement n'en connaissent aucun (à part leur propre métier bien sur). Mon ex étaient dans les RH, comme je suis curieux je lui posait tout pleins de questions sur son boulot, et ça fait assez peur, quand même... C'est un peu l'aveugle qui guide le navire.

Le principe est simple : aux RH, on leur dit qu'on a besoin d'une personne avec tel profil, par exemple un technicien avec un BTS informatique, 2 ans d'expérience environ, et qui maitrise Windows Server 2003 plus <insérer compétences ici>. Ensuite, les RH font le tri dans les candidats qu'ils pensent correspondre au profil. Mais c'est difficile, puisqu'ils ne connaissent pas réellement le boulot. Pour peu qu'on ait affaire à un type de la vieille école, ou à l'esprit un peu fermé... Si c'est dur pour lui, c'est dur, point. Donc un petit jeune avec pile le profil demandé, ce n'est pas assez.

Je l'ai suffisamment vécu, quand ton CV est cohérent avec le profil, voire meilleur... On peut quand même te recaler parce que tu n'as pas les compétences. D'après les RH... Toujours d'expérience, le même profil auprès du service informatique passe très bien.

Ce que tu relèves là, c'est plus une mauvaise politique de recrutement de personnel RH...:neutre:


uriel99 a écrit:

Je ne suis pas en train de dire que les RH sont nazes... C'est un métier difficile que je n'aimerais pas faire. Ce que je dis, c'est que parfois (ça m'est arrivé souvent, mais j'ai peut-être juste eu la malchance) on n'est pas jugé sur son profil mais sur l'a priori qu'a le recruteur. Et c'est rarement un a priori positif, d'ou le "besoin" d'employer du personnel surqualifié.
ben c'est normal. On ne te connaît pas. Donc entre quelqu'un qui présente un dossier béton et quelqu'un d'autre, c'est normal qu'on prenne le dossier béton. Sans même forcément tomber dans le surqualifié. L'a priori est normal et essentiel je trouve. :neutre:

uriel99 a écrit:

Bien sur qu'on n'embauche pas les buses, ça c'est normal. Mais l'adéquation entre le besoin et le profil me parait plus judicieuse que cette envie d'avoir "les meilleurs des meilleurs, chef !"... Et justement, je me mets dans la peau du créateur d'entreprise, et c'est pour ça que je ne comprends pas ce phénomène.
Sauf qu'encore une fois, ton "erreur" est de croire que tu es apte à juger de ton adéquation avec le profil....:heink:
Toi, tu fais ça pour postuler, tu te dis : tiens, je corresponds, je postule. Normal. Mais au final, c'est l'entreprise qui connait ses besoins, sait analyser les candidats et est la plus à même de voir l'adéquation.... pas toi :oui:

Donc non, en pensant comme tu le penses, tu ne te mets pas dans la position d'un créateur d'entreprise.


uriel99 a écrit:

Donc oui, le patron prend un risque en embauchant. Alors pourquoi est-ce qu'il insiste autant à changer d'employé 2-3 fois par an pour le même poste ? Parce que c'est ce qui se passe, on prend le job ou on est accepté, et dès que possible on se tire ailleurs, là ou on fait son vrai job. L'embauche de personnes surqualifiées ne fait qu'augmenter le turn-over, donc les risques pris par le patron...
Je suis pas sûr qu'il insiste....s'il change c'est qu'il y a des raisons.
Après, on n'a pas le même vécu de la chose je pense.


uriel99 a écrit:

Alors bien sur, oui, le boulot sera bien fait. Mais pourquoi ne pas prendre directement une personne en adéquation, pour la garder ?
Parce que tu crois que ce n'est pas ce qu'ils essaient de faire ? :lol:



uriel99 a écrit:

En bref, de mon point de vue, sur le long terme le patron prend plus de risques et induit une stagnation (voire une régression) du savoir-faire dans son entreprise en embauchant des personnes surqualifiées et/ou sous-payées.
Perso, je pense pas. Pour la simple et bonne raison que le boulot a plus de chance d'être bien fait. Et en prenant quelqu'un de surqualifié, tu peux pas avoir une régression du savoir-faire....:paf:
Après, ton terme surqualifié est peut-être un peu poussif ici.

Sous-payé, encore une fois, c'est un autre problème. Pb des salaires trop bas.
 
 
fredo490 a écrit:


2) Le MIT est un cartier entier de Boston !! Je crois que vous n'imaginez pas l'envergure de la chose, on peut presque le comparer au centre ville de Strasbourg...


Palaiseau c'est pas petit non plus hein :D et je parle même pas de gros campus universitaires genre grenoble. Par contre Strasbourg c'est petit :D
Edité le 12/03/2008 à 21:25
 
 
Le problème de la France c'est la sur-protection des employés. Merci la gauche.

Le modèle américain n'est pas idéal, loin de là, mais là bas, ils te prennent à l'essai, tu fait l'affaire tu reste (et tu montera sans doute aussi loin que tes capacités le permettront), en France, on a peur d'embaucher un gars pas capable, mais qu'on pourra pas virer s'il ne fait pas l'affaire. Les syndicats risqueraient de nous tomber sur le dos.
Je parle ici des PME/PMI, les groupes internationaux n'ont en général aucun problème pour renvoyer les gens chez eux.
Inversement, aux USA, ils te pressent comme un citron jusqu'à ce que tu ne puisse plus rien donner, une fois que c'est fait tu dégage.
 
 
SinDromX a écrit:
Le problème de la France c'est la sur-protection des employés. Merci la gauche.

Le modèle américain n'est pas idéal, loin de là, mais là bas, ils te prennent à l'essai, tu fait l'affaire tu reste (et tu montera sans doute aussi loin que tes capacités le permettront), en France, on a peur d'embaucher un gars pas capable, mais qu'on pourra pas virer s'il ne fait pas l'affaire.
Je crois qu'en France il existe quelques qui s'appelle ... oui c'est ça ... une période d'essai! Si si j'te jure ça existe! Comme aux "States"!
 
 
fredo490 a écrit:

4) Je crois que beaucoup de gens "embellissent" le MIT et les USA mais pour y avoir été de passage, je dois vous annoncer que ce n'est pas le paradis.
Une chose est sûre, leur restau U est nettement meilleur que celui de l'ENS ! :miam:
 
 
clubioc a écrit:
VOUS VOYEZ LES 2 i ??? NON?? ca devrait s'appeller EIIT !! et pas eiit

ou bien eiti
ou bien ieit

EITI téléphone maison ! :ane:

(je connais le chemin !)



Nikooo a écrit:

Le truc, c'est que c'est peut-être ça le problème : tu estimes trop. :icon_biggrin:
On t'embauche pour ce que tu es, ce que tu as accumulé comme compétences et formations, et ce que tu peux apporter à l'entreprise.
Une fois ça réalisé, ce n'est pas à toi de définir ce que tu as à faire. Tu crois qu'à un poste donné tu vas toujours effectué la même tâche ? Si on te trouve compétent pour faire d'autres choses, je ne vois pas le souci de te demander de les faire. Après, c'est sûr que le travail "subalterne" c'est pas forcément génial, mais il arrive qu'on y soit tous confronté à un moment ou à un autre. :neutre:

Je ne pense pas "trop estimer", au contraire... A bac+2 info, tu peux faire un peu mieux que de conduire une voiture de livraison, brancher un PC, mettre un CD master et manger ton casse-croute en attendant la fin de l'opération. A bac+2 info avec de l'expérience, tu peux faire mieux que décrocher le téléphone, noter ce que dit la personne au bout de la ligne, créer un ticket et passer au suivant.

Je ne prétends pas être le roxor killer ultime de la mort qui tue, surtout qu'en toute honneteté, apres 5 ans de jobs minables et d'expériences inutiles, je suis devenu assez médiocre. Changer de métier, c'est un choix, mais ça risquait de devenir une nécéssité :paf:

Ce que je veux dire, c'est tout simplement qu'en général, on prend les gens pour des incapables par défaut. J'ai peut-être pas eu de bol, non plus, mais je trouve ça limite insultant de se faire recaler pour "manque de compétences" avec un bac+2 info et de l'éxpérience pour un job intérimaire d'une journée (!!) ou le boulot était : prendre le PC préconfiguré, l'apporter chez le client, le brancher, créer le compte sur le serveur NT4, vérifier que tout va bien, repartir.


Nikooo a écrit:
Ce que tu relèves là, c'est plus une mauvaise politique de recrutement de personnel RH...:neutre:

Mais c'est ce que je me tue à expliquer :paf:

Blague à part, c'est à ce type de politique que j'ai été le plus souvent confronté. C'est peut-être juste régional, ou encore une fois j'ai pas eu de bol et mes relations non plus... Mais par ici, c'est la méthode de recrutement standard en informatique.


Nikooo a écrit:
ben c'est normal. On ne te connaît pas. Donc entre quelqu'un qui présente un dossier béton et quelqu'un d'autre, c'est normal qu'on prenne le dossier béton. Sans même forcément tomber dans le surqualifié. L'a priori est normal et essentiel je trouve. :neutre:

Nécessaire, oui, mais pas suffisant, c'est ce que je voulais dire. Bien sur qu'il y a un a priori, on ne pourrait pas faire autrement même si on le voulait. Mais trop souvent, le "dossier béton" n'est même pas consulté.


Nikooo a écrit:
Sauf qu'encore une fois, ton "erreur" est de croire que tu es apte à juger de ton adéquation avec le profil....:heink:
Toi, tu fais ça pour postuler, tu te dis : tiens, je corresponds, je postule. Normal. Mais au final, c'est l'entreprise qui connait ses besoins, sait analyser les candidats et est la plus à même de voir l'adéquation.... pas toi :oui:

C'est possible, je l'admets. Mais dans ce cas là, y'a du boulot sur la rédaction de profil coté RH. Sans mentir ni exagérer, j'ai déjà postulé pour des postes ou, si tu mettais l'annonce et mon CV à coté, tu ne pouvais pas faire la différence. Recalé pour "manque d'adéquation". Le diplôme était le même, les années d'expérience et le type d'éxpérience aussi, les compétences annexes les mêmes... Mais non, recalé.

Ceci dit, la pratique qui consiste à publier de fausses annonces pour faire croire que l'entreprise embauche (que ce soit pour faire parler d'elle, rassurer les actionnaires ou je ne sais quel autre but, ça par contre, je n'en sais rien) est assez courante, et peut à elle seule expliquer les réponses négatives pour des profils "en apparence adéquat" (note que je dis "en apparence" ;) ).


Nikooo a écrit:
Je suis pas sûr qu'il insiste....s'il change c'est qu'il y a des raisons.
[...]
Parce que tu crois que ce n'est pas ce qu'ils essaient de faire ? :lol:

J'ai mal formulé, je pense. Par "il insiste", j'entendais "il s'obstine à embaucher des profils qui à l'évidence ne resteront pas, provoquant ainsi une nécessité de remplacement". Et donc, non, je ne pense pas qu'ils essaient de trouver des profils qu'ils peuvent garder. Bon, je ne peux pas généraliser mes expériences personnelles, mais dans toutes les SSII ou j'ai bossé, la politique était la même. Toujours raisonner à très court terme, pas de vision à long terme, on prend un type super (trop ?) qualifié parce qu'on se dit qu'il fera bien le boulot, on le paye au lance-pierre, et 6 mois après on vient pleurer qu'il est parti...

Si on veut vraiment garder quelqu'un, on lui propose des choses à la hauteur de ce qu'il est capable de faire, et on le paye correctement. Si on ne peut pas lui proposer ça, c'est qu'on aurait du embaucher quelqu'un d'autre, quelqu'un de "moins capable", de moins qualifié, qu'on pourra payer au même prix, sauf que pour lui ce sera normal par rapport à son niveau d'étude, son expérience, tout ça... Encore le problème de l'adéquation du profil quoi ;)

ceci dit c'est pas toujours facile. Dans ma dernière boite, la très sympathique DRH se plaignait tout le temps que le boss ne voulait jamais débloquer un centime pour des outils de recherche de profils performants. Sur les salons, les sites spécialisés de recrutement, tout ça, la boite n'existait pas, il ne lui restait que l'ANPE et les candidatures spontanées pour se constituer un vivier. C'est maigre... Dans ce genre de cas, ok, on recrute qui on peut, mais il y a un problème de gestion des priorités par le boss, non ?



Nikooo a écrit:
Perso, je pense pas. Pour la simple et bonne raison que le boulot a plus de chance d'être bien fait. Et en prenant quelqu'un de surqualifié, tu peux pas avoir une régression du savoir-faire....:paf:

Je me suis mal exprimé, là aussi. Je parlais de perte de savoir-faire pour la boite, pas pour la personne. Oui, le travail va être bien fait, tant que le mec restera... Et quand il sera parti, il emmènera son savoir-faire, plus celui qu'il aurait acquis pendant la durée de sa présence, et au final il faudra recommencer. A supposer qu'il reste quelqu'un pour former le remplaçant, ce qui n'est pas toujours le cas. Dans cette situation, la période de "récupération du savoir-faire" pour l'entreprise est plus longue.

Par contre, c'est sur que le "mercenaire" qui est allé voir ailleurs garde son savoir-faire.
 
 
gynsu2000 a écrit:
Je crois qu'en France il existe quelques qui s'appelle ... oui c'est ça ... une période d'essai! Si si j'te jure ça existe! Comme aux "States"!

C'est pas vraiment la même chose... Question de mentalité différente, je pense. La période d'essai existe, ça ne veut pas dire pour autant que les recruteurs y vont à la cool, genre "bah au pire on le virera en période d'essai". De même, n'importe quel boulet, sauf en cas d'incapacité totale et manifeste, est capable de faire profil bas pendant un mois ou deux.

Aux US, ou en Angleterre aussi, il me semble, c'est plus genre "Le job te plait et tu es motivé ? Bienvenu à bord", et si pour quelque raison que ce soit on ne veut plus de toi, tu dégages. En France, ça fait hurler, mais ce qu'il faut voir, c'est qu'on retrouve aussi beaucoup plus vite du boulot de cette façon. Le turn-over est potentiellement plus élevé, mais les périodes de chômage sont aussi beaucoup plus courtes.

Bref, c'est un autre monde, quoi...
 
 
uriel99 a écrit:


Aux US, ou en Angleterre aussi, il me semble, c'est plus genre "Le job te plait et tu es motivé ? Bienvenu à bord", et si pour quelque raison que ce soit on ne veut plus de toi, tu dégages. En France, ça fait hurler, mais ce qu'il faut voir, c'est qu'on retrouve aussi beaucoup plus vite du boulot de cette façon. Le turn-over est potentiellement plus élevé, mais les périodes de chômage sont aussi beaucoup plus courtes.

Bref, c'est un autre monde, quoi...

Ben oui :super:
C'est ce que les gens ici ne veulent pas (peuvent pas ?) comprendre.

Je ne pense pas que les boites s'amusent à faire du turn-over pour du turn-over forcément.
Tu conviens (selon leurs critères et leurs décisions) ils te prennent. Au bout d'un an, finalement, ils se rendent compte qu'ils se sont trompés (il y a des gens qui savent faire semblant très longtemps... ;) ), et tu dégages.
Mais c'est pas pour ça que tu ne retrouveras pas du boulot rapidement, sans compter l'expérience que tu as pu emagasiner.
:neutre:
 
 
Nikooo a écrit:
C'est ce que les gens ici ne veulent pas (peuvent pas ?) comprendre.

Je ne pense pas que les boites s'amusent à faire du turn-over pour du turn-over forcément.
Tu conviens (selon leurs critères et leurs décisions) ils te prennent. Au bout d'un an, finalement, ils se rendent compte qu'ils se sont trompés (il y a des gens qui savent faire semblant très longtemps... ;) ), et tu dégages.
Mais c'est pas pour ça que tu ne retrouveras pas du boulot rapidement, sans compter l'expérience que tu as pu emagasiner.
:neutre:

C'est pas tout à fait vrai en France, en tous cas pas pour les jeunes, diplomés fraichement ou avec un peu d'expérience et pour les "vieux" de 50 ans et plus. Un jeune est forcement incompétent, un "vieux" est forcément inutile parce qu'il va falloir le remplacer bientôt (genre dans 10 ans :paf: ). Problème de mentalité. Perso, je serais patron, mais direct j'engage le mec de 55 ans, pour former les 3-4 petits jeunes de 22-25 que j'ai embauché la veille :icon_biggrin:

Il y a trop de préjugés, de "vieille méthodes"... Par exemple, à la base je serais pour une flexibilité plus grande. Plus facile de virer quelqu'un, je ne dis pas non, à condition que cela induise une plus grande facilité d'embaucher aussi. Le problème c'est qu'en France les employés se cramponnent à la "sécurité de l'emploi", sans comprendre que c'est aussi ça qui freine le ré-emploi en cas de coup de pied au cul. A l'inverse, les patrons, même avec une plus grande flexibilité, n'embaucheraient pas forcement plus facilement. La mentalité du "on te passe au grill, on te veut motivé à mort même pour un job de manutentionnaire" est trop profondément ancrée.

Sans parler des baratineurs qui ont besoin de quelqu'un pour 3mois, ou 6, ou 9, ils ne savent pas encore... "ouais, on te prend en CDI, bien sur !" et pan, t'es viré dès que tu ne sers plus à rien. C'est aussi, en partie, à cause de ce besoin qu'ont la plupart dès gens de "sécurité de l'emploi", on n'accepte pas un CDD si on peut avoir un CDI ailleurs. Perso, quand un patron m'embauche en CDD avec "promesse de CDI si tout se passe bien", je sais que ça veut dire "contrat de chantier : quand la mission est terminée tu rentres chez toi". D'un autre coté, si toute la société française n'était pas conditionnée par cette supposée nécessaire sécurité de l'emploi, ça irait mieux. Va louer un apart, faire un crédit pour acheter une voiture, ou n'importe quoi, sans un CDI pour justifier que tu peux payer... Bonne chance.

Une plus grande flexibilité serait une bonne chose si elle s'accompagnait d'une plus grande honnêteté des deux parties en présence. Et ce n'est pas du tout la mentalité française.
 
 
uriel99 a écrit:

Une plus grande flexibilité serait une bonne chose si elle s'accompagnait d'une plus grande honnêteté des deux parties en présence. Et ce n'est pas du tout la mentalité française.

Exact, c'est le problème :neutre:
 
 
 
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