le mardi 13 septembre 2011

Des chercheurs modifient un AR.Drone pour pirater des réseaux WiFi

AR Drone SkyNet
Des chercheurs du Stevens Institute of Technology ont modifié un AR.Drone de Parrot pour le rendre capable de pirater des réseaux WiFi. Ils ont nommé leur création SkyNet : ça ne s'invente pas !

SkyNet, avant d'être un FAI belge, est le nom de l'intelligence artificielle responsable de la quasi-annihilation de l'humanité dans la saga Terminator. Rassurant, non ? C'est le nom que porte cet AR.Drone modifié par des chercheurs d'Hoboken, dans le New Jersey.

Comme un drone Parrot ordinaire, dispose d'une carte WiFi pour une connexion ad-hoc à un terminal qui le pilote, mais compte tenu des voyages qu'il est censé effectuer, ce n'est pas suffisant : il intègre, en plus, une autre carte WiFi, une puce 3G, un récepteur GPS et un ordinateur très léger fonctionnant sous Linux, permettant de pirater le réseau WiFi ciblé. Il peut également utiliser l'énergie solaire pour se recharger, ce qui accroit son autonomie. Le GPS intégré permet de programmer les coordonnées de vol : le drone se rend sur place, peut se poser à proximité du réseau sélectionné et le pirater. La procédure peut prendre jusqu'à 10 minutes.

Selon ses concepteurs, le SkyNet serait même capable de prendre le contrôle d'un Botnet, un réseau d'ordinateurs compromis par un ver. « Les gens pensent que la menace vient du Net » a expliqué Sven Dietrich, un professeur qui a participé à l'élaboration du projet. « Ce qu'ils oublient, c'est que derrière leur dos, les réseaux sans fil peuvent ne pas être correctement protégé » ajoute-t-il. Outre les réseaux WiFi traditionnels, des expériences ont été concluantes concernant le piratages de données mobiles : le drone est même allé jusqu'à enregistrer des conversations ayant cours sur les réseaux T-Mobile et AT&T.

Côté prix, outre l'AR.Drone qui coute à lui seul 300 dollars, 250 à 275 dollars de matériel supplémentaire a été nécessaire à la conception du SkyNet. Pour à peine 600 dollars, la menace vient du ciel : voilà qui n'est clairement pas rassurant, même si la prouesse technique est là.
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