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// Steve Jobs, de la pomme à l'iPad

Alors que Steve Jobs vient d'annoncer, dans un communiqué de presse sous forme de lettre, sa démission de son poste de PDG d'Apple, nous vous proposons un retour en arrière en images sur la carrière de ce patron emblématique qui a su donner à son entreprise l'élan qu'elle connait aujourd'hui.

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Publiée par Frédéric Cuvelier

le jeudi 25 août 2011


  • Apple I

    Apple I

     
  • Apple II

     
  • Lisa

     
  • Macintosh

     
  • Jobs et Sculley

     
  • 1996 : Apple rachète NeXT... Ou Steve Jobs rachète Apple ?

     
  • Steve Jobs en compagnie de John Lasseter et Ed Catmull

     
  • Bill Gates et Steve Jobs

     
  • iMac G3

     
  • iBook

     
  • iTunes

     
  • Apple MacOS X

     
  • Premier Apple Store

     
  • Steve Jobs présente l'iPod

     
  • iTunes Store

     
  • Paul Otellini, CEO Intel, et Steve Jobs

     
  • Jobs présente l'iPhone

     
  • La pression sanguine de Steve Jobs

  • iPad

     
  • Campus Apple

     
  • WWDC 2011

     
  • Steve Jobs

     
Crédit : DR
 
L'aventure Apple et celle de Steve Jobs commence avec l'assemblage de l'Apple I, l'un des tout premiers micro-ordinateurs, qui fut monté dans un garage de Californie par son ami Steve Wozniak. Ce premier ordinateur Apple fut produit à 200 exemplaires et vendu 666,66 dollars par la société spécialement fondée pour l'occasion, le 1er avril 1976, à Cupertino.

Devenu pièce de collection (ci dessus une photo prise au Smithsonian Museum de Washington), l'Apple I était composé d'une trentaine de puces et innovait à l'époque par l'utilisation d'un clavier et d'un moniteur (ici absent sur cette pièce de musée).
A la production artisanale de l'Apple I a succédé, en juin 1977, celle de l'Apple II. Ce dernier fut fabriqué à plus grande échelle et fut décliné dans différentes versions, jusqu'en 1988.

Ici, les « deux Steeve » (Jobs et Wozniak) affairés sur leur machine qui était composée à l'époque d'une capacité de stockage de ... 4 Ko ! Le tout pour près de 1 300 dollars.
En parallèle des différentes versions de l'Apple II, Jobs et Wozniak planchent sur un nouveau concept : un ordinateur doté d'une souris et d'une interface graphique. Ce nouveau produit pris le prénom de la fille de Steve Jobs, Lisa, et fut lancé en janvier 1983 pour la modique somme de 10 000 dollars !

A ce prix-là, vous disposiez d'un processeur Motorola 68000 cadencé à 5 MHz, de 1 Mo de mémoire vive, d'une capacité de stockage de 5 Mo et deux lecteurs de disquettes 5,25".

Entre temps, l'entreprise Apple entre en bourse (en 1980) et fait rapidement de ses deux co-fondateurs des millionnaires. Ceux-ci débauchent alors Jonh Sculley de chez Pepsi-Cola et lui proposent d'intégrer la direction d'Apple.
C'est le 24 janvier 1984, soit un an après la sortie de Lisa, que naît le premier Macintosh (du nom d'une variété de pomme). Destiné au grand public (contrairement à Lisa), il bénéficie de la première campagne publicitaire d'Apple, et même d'un spot réalisé à l'époque par Ridley Scott diffusé lors du Super Bowl.

Ce produit se voulait simple d'utilisation, et son interface graphique et son prix relativement bas (2 600 dollars tout de même) sont les clés d'un succès tout relatif : l'ordinateur ne se vend pas aussi bien qu'espéré, malgré les avancées technologiques de l'époque qui amènent le processeur à quintupler sa vitesse, passant de 8 à 40 MHz, tandis que la quantité de mémoire vive est multipliée par 8, entre la première version du Macintosh et celle de mars 90.
Ces résultats médiocres exaspèrent Jobs qui cherche à prendre seul la tête d'Apple. S'en suit une lutte pour le pouvoir avec John Sculley, alors CEO de l'entreprise. Après quelques coups bas et quelques phrases assassines, Sculley congédie Jobs en mai 1985.

Ce dernier, lui-même éjecté de l'entreprise en 1993, dira regretter de n'avoir pas pu collaborer plus longtemps avec Steve Jobs.
Alors âgé de 30 ans, Steve Jobs se lance dans une nouvelle aventure et participe à la fondation de NeXT Computers, une société qui ne rencontrera pas un franc succès commercial, peut être parce que ses produits étaient exclusivement destinés au monde de l'entreprise. et à l'enseignement supérieur.

Si les évolutions techniques sont indéniables par rapport au Macintosh (résolution de l'écran améliorée, capacité de stockage décuplé, apparition de la connectivité Ethernet), le tout dans un design novateur, c'est plutôt le système d'exploitation orienté objet (et développé en Objective-C) qui accompagne ces ordinateurs qui va se révéler être le bon investissement de Jobs.

En 1986, et parallèlement à cette activité de développement et de fabrication d'ordinateurs, Steve Jobs rachète à LucasFilm (la société de production de Georges Lucas) sa division infographie pour 10 millions de dollars. Dans cette division se trouve un studio d'animation connu alors sous le nom de Graphics Group.

Il fonde alors Pixar, qui remportera le succès qu'on lui connait. 20 ans et quelques Toy Story plus tard, le groupe Disney rachètera Pixar en janvier 2006, pour 7,4 milliards de dollars.
Pendant ce temps, ça ne va pas fort chez Apple. Les ventes de Macintosh déçoivent toujours plus, malgré des produits plus abordables, et John Sculley est licencié en 1993. L'entreprise est au bord du gouffre, concurrencé alors par le Windows 3.0 de Microsoft et des processeurs Intel de plus en plus performants.

C'est d'ailleurs l'entreprise de Bill Gates qui contribuera à éviter la faillite d'Apple fin 1996, en investissant dans la société à hauteur de 150 millions de dollars. Revigoré, Apple rachète alors NeXT, la société de Steve Jobs, pour s'emparer de son système d'exploitation. Steve Jobs devient alors conseiller spécial du président en 1997 et annonce son retour à la tête d'Apple lors du MacWorld de l'an 2000.
Steve Jobs ne perd pas de temps et sort, dès août 1998, le premier iMac, le G3. Cet ordinateur regroupe unité centrale et écran 15 pouces dans un boîtier unique. D'abord disponible en bleu, il sera par la suite décliné en différentes couleurs, tandis que le clavier et la souris sont assortis avec l'iMac. Des choix qui annoncent quelques uns des futurs axes forts de la marque.

Doté d'un PowerPC G3 cadencé à 233 MHz pour la première version, l'iMac perdurera jusqu'en juillet 2001 (iMac DV), avec un G3 fonctionnant à 700 MHz et disposant d'un lecteur de CD-ROM, d'un port FireWire.
L'ordinateur portable est également un marché sur lequel Apple se devait d'être présent, et dès 1999 sortent les iBook. Le Clamshell, premier modèle du genre, tire son nom de sa forme (Clamshell signifie palourde). Là encore, Apple joue la carte du design et de la couleur, mais dès la seconde version du produit, la marque abandonne ces éléments pour un look plus sage.

Les iBook perdureront jusqu'en mai 2006, date à laquelle leur succéderont les Mac Book.
Qui dit lecteur de CD-ROM dit possibilité de lire (et de copier !) ses médias sur son ordinateur. Apple développe ainsi son écosystème logiciel et propose gratuitement iTunes le 9 janvier 2001, un programme qui permet à l'époque de gérer votre bibliothèque musicale : « Rip, mix, burn » disait alors la pub, qui avait choqué les ayant-droits.

Petite nouveauté pour Apple : son logiciel est, pour le première fois, compatible avec un environnement Windows.

Si ces différentes innovations marquent le retour en force de Steve Jobs à la tête d'Apple, c'est bien NeXT et sa technologie qu'Apple a racheté quelques mois plus tôt. Handicapée par un Mac OS vieillissant et l'impasse que constitue Copland, la firme de Cupertino fait alors le pari de créer un tout nouveau système basé sur celui de Jobs.

Mac OS X est ainsi né en mai 2001 (pour le grand public), introduisant une interface novatrice, utilisant de nouvelles API et une gestion radicalement différente de la mémoire.
Une année 2001 décidément riche, puisque c'est également en mai de cette année qu'Apple et Steve Jobs annoncent le premier magasin dédié aux produits Apple, les fameux Apple Store.

Le premier du genre a vu le jour dans le centre commercial de Tysons Corner en Virginie. A ce jour, plus de 300 magasins sont dispersés à travers le monde et assurent à Apple une exposition sans précédent dans le monde de la haute technologie.
Et Steve Jobs de terminer l'année 2001 en beauté avec la présentation, le 23 octobre, de son fameux baladeur à disque dur lors de sa keynote au Macworld Conférence & Expo. Partant du constat que la musique est un marché en pleine mutation (notamment avec la généralisation d'Internet), Apple a entrepris de s'introduire de manière durable dans le domaine.

Et cela passait par un petit produit sexy comme l'iPod, qui allait rencontrer le succès qu'on lui connait.
Avec cet iPod et son iTunes, Apple possédait là deux outils importants dans la quête de parts de marché dans le domaine de la musique en ligne. C'est donc tout naturellement que la marque a ouvert, le 28 avril 2003 aux Etats-Unis (et le 14 juin en France) son iTunes Store.

On pouvait alors y trouver et télécharger, 200 000 titres à 99 centimes l'unité, le tout sous DRM. Ce n'est que le 2 avril 2007 que les protections numériques ont été abandonnées sur l'iTunes Store. L'occasion de faire passer le prix de certains titres à 1,29 euro... Ce qui ne perturbera pas le succès de la plate-forme, qui célébrera le dix milliardième téléchargement en mars 2010.
Coup de théâtre lors de la World Wide Developper Conference d'Apple à San Francisco le 5 juin 2006 : Steve Jobs annonce la transition de ses produits des processeurs PowerPC vers des modèles Intel, alors qu'Apple avait toujours vanté les meilleures performances des PowerPC.

Mais les progrès d'Intel (notamment en matière de consommation) et l'incapacité du consortium d'IBM et Motorola à fournir un processeur G5 capable de prendre place dans un PC portable ont eu raisons de ces arguments. Apple prit donc la décision d'abandonner des PowerPC et l'iMac G5 sera le dernier produit à être équipé d'un PowerPC.
S'il est un produit emblématique d'Apple actuellement, c'est bien l'iPhone. Présenté le 9 janvier 2007 par Steve Jobs, ce smartphone marque l'arrivée de la marque à la pomme dans le marché de la téléphonie. « J'attends ce jour depuis deux ans et demi », déclarait alors Steve Jobs.

Un smartphone pourtant à la traîne sur bien des points : pas de MMS, pas d'importation de contacts depuis la SIM, Push Mail qui ne fonctionne pas... Oui mais voilà, son interface entièrement tactile et sa qualité de fabrication séduisent le public.

Jobs espérait alors « prendre 1% du marché mondial des téléphones à la fin 2008 », alors que la firme Apple Computer se voyait rebaptisée Apple Inc, symbolisant ainsi une activité qui dépassait alors la simple sphère de l'informatique.
A partir du WWDC 2006 à San Francisco, où il apparaît affaibli et amaigri, les rumeurs les plus folles ont couru sur l'état de santé de Steve Jobs. Jusqu'à cette énorme bourde de l'agence Bloomberg qui, le 27 août 2008, met en ligne durant quelques secondes la nécrologie du CEO d'Apple.

Malgré les congés maladies qui se succèdent et une part des responsabilités transmises à Tim Cook, Jobs reste à la barre et ironise même le 14 octobre 2008 lors d'un Special Event, où il présente en fin de discours sa tension artérielle.
Et Jobs de revenir en force pour présenter le 27 janvier 2010 l'iPad, la tablette électronique d'Apple, sorte de gros iPhone avec un écran de 9,7 pouces.

Cette annonce représente le départ de l'essor des tablettes tactiles, marché sur lequel Apple reste très présent, notamment grâce à son iPad 2, annoncé le 2 mars 2011 : alors que Jobs est en arrêt maladie depuis le 17 janvier, il présente lui-même son nouveau produit.
Alors que son entreprise connaît un succès sans précédent, Steve Jobs dévoile, au conseil municipal de la ville de Cupertino, son nouveau projet de campus. Un vaisseau-mère aux airs de soucoupe volante, un bâtiment futuriste qui occupera pas moins de 70 hectares pour accueillir jusqu'à 13 000 employés.
Finalement, Steve Jobs apparaît pour la dernière fois à WWDC en juin dernier, pour présenter le nouvel opus de son système d'exploitation, Mac OS X Lion. Il en profite pour dévoiler également le nouvel iOS 5 pour iPhone et iPad, mais également iCloud, le service hébergé d'Apple.

Comme d'autres, Steve Jobs est en effet convaincu que l'avenir de l'informatique se trouve dans le contenu dématérialisé. C'est donc tout naturellement qu'Apple a fait évolué son service MobileMe en une entité aux ambitions plus larges.
En démissionnant ce 24 août, Steve Jobs laisse derrière lui une entreprise en excellente santé financière : Apple est actuellement la seconde plus importante capitalisation boursière dans le monde, avec 346 milliards de dollars, et possède plus de liquidités que l'état américain. Et il y a fort à parier que la sortie du prochain iPhone cet l'automne prochain, ou encore celle du prochain iPad début 2012 confirmeront la réussite d'Apple sur ces deux marchés.

L'avenir nous dira si son successeur de Tim Cook parvient à faire aussi bien.
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