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// Retro 2012 : l'actu high tech de l'année !

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Publiée par Stéphane RUSCHER

le mercredi 2 janvier 2013


Crédit : DR
 

De Megaupload à Mega : Kim Dotcom contre attaque !

Le 19 janvier 2012, ça n'était pas la fin du monde, ni un mauvais remake du bug de l'an 2000, mais pour certains, ça avait tout de la plus mauvaise façon de commencer l'année : Megaupload ne répondait plus ! Fermé par le Department of Justice américain à l'issue d'une procédure entamée quelques jours plus tôt, le 5 janvier, le service de stockage de fichiers et son pendant vidéo étaient fréquemment utilisés pour distribuer du contenu sans l'accord des ayant droits, bien que son fondateur, Kim « Dotcom » Schmitz, se soit toujours rangé derrière son statut d'hébergeur.

Pas le temps pour Kim Dotcom de s'apitoyer : même s'il est sous le coup d'une extradition, qui ne pourra vraisemblablement pas avoir lieu avant août 2013, il prévoit le lancement de 2 services qui devraient donner de nouvelles sueurs froides aux majors et aux autorités : Mega, un successeur ultra sécurisé de Megaupload (chiffrement, miroirs dans des pays différents...) et Megabox qui permettrait aux artistes de proposer leurs oeuvres en contournant les majors, et tout en récoltant directement des revenus publicitaires. La disponibilité de Mega étant prévue pour l'anniversaire de la fermeture de Megaupload, on devrait encore beaucoup parler de Kim Dotcom en 2013 !

Free Mobile : une arrivée fracassante !


L'autre trublion de l'année 2012 est sans aucun doute Xavier Niel qui a tout simplement réussi, avec Free Mobile, à secouer le paysage des opérateurs français d'une manière complètement irrémédiable. On connait la formule Free : proposer un service complet à un prix record, ici un forfait 1h/60 SMS au prix plancher de 2 euros (passé depuis à 2h/SMS illimités), et un forfait tout illimité (voix, SMS et données) à 19 euros. Pour ce prix là, bien sûr, pas de subvention de portable, mais malgré la jeunesse du réseau (palliée par un accord d'itinérance avec Orange), Free a su déployer un argument massue : l'absence totale d'engagement !

Le tableau n'est pas complètement rose pour autant : une affluence record vers le nouvel opérateur, certes, mais des problèmes de connexion récurrents qui auront eu raison de la patience d'une partie des abonnés, profitant de leur liberté retrouvée pour retourner voir chez les offres développées entre temps par Orange, Bouygues ou SFR si l'herbe n'était pas plus verte et le réseau de meilleure qualité. Néanmoins, Free a réussi, dans l'ensemble, son pari, et si on cherche une preuve de la mutation profonde du marché occasionnée par son arrivée, on peut sans doute la trouver du côté des ventes de smartphones sans abonnement : leur poids est passé de 43 % fin 2011, à 66 % au 3e trimestre 2012.

Apple vs Samsung : concurrence acharnée et guerre de brevets


Si le conflit qui oppose Apple contre Samsung n'est pas le seul cas de litige autour de la défense de brevets, il est sans aucun doute le plus emblématique de 2012 et pour cause : Apple et Samsung se partagent l'essentiel des profits sur le marché de la téléphonie mobile. La justice américaine, elle, a clairement tranché en faveur d'Apple en condamnant Samsung à une amende d'1 milliard de dollars pour violation de brevets, un verdict qualifié d'expéditif par plusieurs experts, et qui n'est certainement que le début d'un long feuilleton judiciaire.

C'est qu'au-delà des accusations, légitimes ou non, de violation de brevets et de copie d'interfaces utilisateurs ou de design, il y a une rude bataille à gagner pour Apple, face à un concurrent de plus en plus gênant, qui a fait preuve une fois de plus en 2012 de sa capacité à aligner rapidement des smartphones de très bonne qualité, et à déployer des moyens marketing colossaux pour les mettre entre les mains des utilisateurs. Résultat : 30 millions de Galaxy S III en 6 mois, et 5 millions de Galaxy Note II depuis sa sortie !

En face, Apple aligne un iPhone 5 aux qualités certes toujours évidentes (design, finesse, simplicité d'utilisation...) mais dispose-t-il toujours d'arguments de poids pour faire valoir sa spécificité face à une concurrence de plus en plus agressive et de qualité ? Le risque pour les consommateurs est qu'Apple utilise les tribunaux dans le but de limiter leurs choix...

iOS 6 : mauvais Plans pour les utilisateurs d'iPhone


On dit qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, mais Apple a fait mentir ce vieil adage avec la nouvelle version de l'application Plans intégrée à iOS 6. Jusqu'ici, les données cartographiques de l'application, développée par Apple, étaient celles de Google Maps. Toujours soucieux de son indépendance, surtout quand ses partenaires sont aussi des concurrents, Apple a visiblement décidé à la hâte de s'affranchir de sa dépendance à la firme de Mountain View : exit Google, et place à une application techniquement bien réalisée, mais basée sur des données tellement hétéroclites qu'elles ont pu confiner, dans de nombreux endroits de la planète, au désastre : routes erronées, lieux mal positionnés, et aberrations de la vue 3D générant des images post apocalyptiques qui ont fait le bonheur de certains Tumblr. Pour couronner le tout, un moteur de recherche rigide et des fonctionnalités absentes selon votre modèle d'iPhone/iPod Touch ont fait de cette « mise à jour » le plus gros fiasco logiciel de l'année.

Au moins, on ne pourra pas reprocher à Apple de ne pas en tirer les leçons : excuses de Tim Cook, mise en avant d'une sélection d'applications alternatives en attendant l'amélioration du vilain petit canard, et surtout, une réorganisation de l'organigramme d'Apple : les têtes tombent, et le bébé de Scott Forstall, débarqué de la société, se voit transféré vers la division services en ligne dirigée par Eddie Cue. Quant au grand gagnant de cette débâcle, c'est sans doute Google, qui revient par la grande porte avec une application Google Maps sur l'App Store, téléchargée 10 millions de fois en 48h !

Nexus 7, Kindle Fire HD, iPad mini : l'année des petites tablettes ?


Malgré la présence de tablettes concurrentes de bonne qualité, on ne peut pas dire que l'iPad d'Apple ait été spécialement menacé jusqu'ici. En 2012, cependant, les choses ont pris un autre tournant avec la sortie de produits au positionnement agressif, alliant spécifications techniques au top et prix plancher. Amazon avait déjà donné un avant-goût de son offensive avec la Kindle Fire, mais c'est avec la Kindle Fire HD que le géant de la distribution en ligne passe aux choses sérieuses : processeur double coeur, écran haute résolution, haut-parleurs stéréos et GPU plus que capable ! Et surtout, un écosystème de contenus assez impressionnant, notamment aux États-Unis (pas encore de VOD en Europe), sur lequel Amazon compte pour générer des revenus.

Même stratégie du côté de Google qui a profité de sa conférence I/O pour lancer sa première tablette sous sa marque. Fabriquée par Asus, la Nexus 7 mise sur le même petit format, tandis que Google ne compte pas non plus se faire de marge : la tablette affiche elle aussi des caractéristiques plus qu'alléchantes, qu'on a pu confirmer lors de notre test, la Nexus 7 nous a même carrément emballés !

Difficile de ne pas voir une réponse à cette concurrence dans la sortie de l'iPad mini, une déclinaison petit format de son produit, qui semble remporter un franc succès malgré des caractéristiques techniques un peu à la traine, notamment un écran qui doit se passer de la résolution Retina. Steve Jobs était contre l'idée d'une tablette 7 pouces, mais l'iPad mini pourrait bien permettre à Apple de regagner des parts de marché visiblement perdues depuis quelques mois.

Windows 8 et Surface : l'année du renouveau pour Microsoft ?


2012 a été une année « avec » ; entendez « avec sortie d'un nouveau Windows » . Et pas n'importe lequel : si Windows 7 était une évolution en douceur de Vista, corrigeant ses défauts, Windows 8 est sans aucun doute une des évolutions les plus radicales du système de Microsoft, de celles qui divisent. Une évolution qui paraît nécessaire : qu'on le veuille ou non, le marché de l'informatique est en train de changer, et le PC tel qu'on le connaît, vit peut-être ses dernières années. Microsoft se devait de proposer un Windows moderne, capable d'être utilisé sur des PC « traditionnels » comme sur des tablettes tactiles.

Et comme pour montrer la voie, Microsoft n'y va pas de main morte en annonçant, dans la foulée de Windows 8, une version destinée aux processeurs ARM, Windows RT, ainsi que sa propre tablette, la Microsoft Surface. À l'arrivée des produits qui arrivent à l'heure et relativement bien finis, c'est un fait, mais qui peinent pour l'instant à nous convaincre totalement, en raison de leur caractère hybride, basé sur deux expériences utilisateur totalement différentes et qui ne se mélangent pas toujours de manière harmonieuse. On verra en 2013 si Microsoft a de quoi combler ces lacunes : comme on disait dans les années 90 : « We want to believe ».

Windows Phone 8 : le reboot du reboot


Malgré de réelles qualités et une interface très bien pensée, on ne peut pas dire que Windows Phone 7 ait été un franc succès : la part de marché de Microsoft sur le terrain des OS mobiles reste à un chiffre, et même l'arrivée de Nokia avec une gamme de qualité n'a rien fait pour inverser la tendance.

Windows Phone 8, sorti dans la foulée de Windows 8, garde la même philosophie que la version 7, mais change tout sous le capot : le système utilise désormais un noyau commun avec Windows 8, et permet le développement d'applications natives en C++. Pour l'utilisateur, dans l'immédiat, pas de changement : l'interface, améliorée au passage, reste semblable, et la plupart des applications Windows Phone 7 sont compatibles. À terme, en revanche, c'est la promesse de portages plus faciles et d'une meilleure synergie entre Windows et Windows Phone.

Du côté des terminaux, on a vu défiler du bon et du moins bon : si le HTC Windows Phone 8X nous a séduit par son design élégant, et le Nokia Lumia 920 impressionné par sa qualité de fabrication et ses fonctionnalités photo et vidéo (même s'il n'est pas exempt de défauts), le Lumia 820 nous a quelque peu déçu... Espérons que 2013 sera enfin l'année du décollage !

Instagram : le réseau social photo qui monte... trop vite ?


Créé en 2010 sur iOS, Instagram a explosé en 2012 avec la sortie, enfin, d'une version Android de l'application et surtout, suite à son rachat par Facebook au mois d'avril pour... 1 milliard de dollars ! On pouvait alors se demander comment une petite application de photo rétro doublée d'un réseau social pouvait, sans générer le moindre revenu (l'application est gratuite et n'inclut aucune publicité), pousser la société de Mark Zuckerberg à débourser une telle somme.

La réponse est sans doute dans la facilité avec laquelle Instagram a pu bâtir une base solide d'utilisateurs, à partir d'une application très bien pensée, qui joue sur sa dimension « hipster » tout en restant d'une très grande simplicité d'utilisation : quelques filtres rétro, une paire d'effets et c'est parti pour « instagramer » tout ce qui bouge et le partager facilement avec ses proches.

Malheureusement, comme souvent, ressurgit le spectre de la monétisation : c'est qu'il faut bien rentabiliser ce rachat. Et c'est ce qu'a tenté fort maladroitement Instagram en annonçant des changements radicaux dans les conditions d'utilisation, laissant tout simplement entendre que les photos pourraient être vendues aux annonceurs, sans aucune compensation pour l'utilisateur. Et dans la droite lignée de sa maison mère, cette décision a été suivie d'un volte-face, consistant à rassurer les utilisateurs en leur expliquant que les termes étaient mal choisis, avant d'annuler purement et simplement les conditions incriminées. Jusqu'à la prochaine tentative ?

Microsoft, Yahoo, Apple : départs, arrivées et retours


2012 aura eu son lot de départs surprise, et la palme revient évidemment à Steven Sinofsky, une nouvelle d'autant plus surprenante qu'elle est intervenue quelques jours seulement après la sortie de Windows 8, et pas beaucoup plus longtemps après la réorganisation express de l'exécutif d'Apple. Officiellement, le départ de celui qui avait réussi à redresser la division Windows après les déboires de Vista, était prévu, et résulte d'un choix personnel. En coulisse, les langues se délient pour évoquer la personnalité très abrasive d'un homme qui semblait tout faire pour protéger sa division, parfois au mépris des autres.

Chez Apple, donc, le coup de théâtre a lui aussi eu lieu à une période assez chaude pour la firme de Cupertino, alors que venaient d'être présentés l'iPad mini et l'iPhone 5. Scott Forstall, responsable d'iOS, lui aussi très controversé, et John Browett, en charge des Apple Store, prennent la porte, le dernier après 6 mois seulement. Apple en profite pour réorganiser tout son exécutif : les divisions iOS et OS X sont fusionnées, Siri et Maps se retrouvent sous la tutelle d'Eddie Cue, monsieur services en ligne, tandis que Jonathan Ive hérite, en plus de son poste de vice-président du design industriel, de la supervision des interfaces utilisateur de tous les produits Apple. Enfin, Bob Mansfield, donné pourtant sur le départ, revient à la tête d'une nouvelle division réunissant les semi-conducteurs et les technologies sans fil.

On termine par un transfert : Marissa Mayer, qui quitte Google pour prendre la tête de Yahoo!, une entreprise qui a vu défiler les PDG ces dernières années. Souhaitons-lui un meilleur sort que Carol Bartz, qui avait plutôt mal pris son éviction...

Messenger : la fin d'une époque


Si 2012 aura vu la fin du Minitel, ne remontons pas aussi loin pour revenir sur l'arrêt (prochain) d'un logiciel emblématique : Windows Live Messenger. On imaginait bien que depuis le rachat de Skype par Microsoft, le logiciel de messagerie instantanée de Microsoft était sur la sellette, mais cette fois-ci c'est bien fini. Hormis sur quelques marchés, Microsoft arrêtera de distribuer Messenger, et les utilisateurs seront invités à utiliser Skype, dont les dernières versions permettent déjà de se connecter via un compte Microsoft.

Symbole du début des années 2000, Messenger avait su évoluer au fil des années et finalement adopter toutes les évolutions de la communication sur le net : chat audio, vidéo, et intégration des réseaux sociaux. Malgré un support multi-plateforme souvent hasardeux (ainsi, Skype devient le premier « client Messenger » officiel sur Linux), et des fonctionnalités aussi agaçantes que les wizz ou les smileys animés, la fin de Messenger, c'est un peu la fin d'une époque : nos soirées Skype seront-elles aussi wizz, LOL et MDR ?

Intel, AMD, NVIDIA : les évolutions de 2012


2012 a apporté son lot d'évolutions et de nouvelles générations de processeurs et de GPU. On commence par Intel et son Ivy Bridge, dont le principal bénéfice est le passage à une finesse de gravure de 22 nm. Décrite par Intel comme un « Tick +», c'est-à-dire à mi-chemin, dans son traditionnel modèle Tick/Tock, entre une simple évolution du processus de fabrication, et une toute nouvelle architecture : la principale nouveauté est le coeur graphique HD4000, désormais compatible DirectX 11. Mais pour les vraies nouveautés, on attendra Haswell qui devrait arriver au premier semestre 2013.

Chez NVIDIA, on lançait Kepler, le successeur de l'architecture Fermi, sortie il y a 2 ans, portée notamment par la GeForce GTX 680. Là encore, une mise à jour essentiellement évolutive, mais apportant tout de même des améliorations significatives, notamment en matière de maitrise de la chauffe et de la consommation, les performances étant naturellement au rendez-vous.

Néanmoins, AMD n'aura pas eu à rougir puisque la Radeon HD 7970 GHz Edition venait taquiner le GeForce GTX 680 sur le plan des performances, malgré une consommation plus élevée, et confirmer le retour déjà amorcé en fin d'année dernière sur le haut de gamme. Un constat que l'on peut également formuler sur le plan des processeurs, où la nouvelle gamme Vishera propose, malgré là encore une tendance à la consommation électrique, des performances tout à fait honorables pour un prix très avantageux !

ACTA, Hadopi, commission Lescure : on prend les mêmes...


Terminons cette rétrospective sur le front des législations liées à Internet, et un début d'année marqué par une série de manifestations à travers l'Europe contre le projet ACTA. Défilant souvent sous le masque des Anonymous, les manifestants auront finalement eu gain de cause, puisque ACTA sera retoqué par le Parlement Européen... Mais on découvre alors que CETA, un traité commercial entre le Canada et l'Union Européenne, contient de nombreuses dispositions qui semblent recyclées du projet ACTA. La Commission Européenne s'en défend et assure que les dispositions en questions ne figurent plus dans le texte...

Et la Hadopi, comment va-t-elle en 2012 ? Pas très bien ! Si elle reste en place même après l'élection de François Hollande à la tête de l'État, son budget se voit réduit, puis finalement rallongé, tandis qu'une mission présidée par l'ex-président de Canal+, Pierre Lescure, doit réfléchir sur son avenir. Quant à son bilan, on apprenait en septembre qu'un premier internaute avait été condamné à 150 euros d'amende, suivi quelques mois plus tard de 2 autres jugements : une relaxe et une dispense ! Le tout pour 1 153 460 emails d'avertissements, et 102 854 deuxièmes avertissements. Selon la Haute Autorité, 95 % des internautes avertis ne récidiveraient pas... Ou changeraient-ils de méthode de téléchargement ?
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