Le 7 novembre 2005, Google lance Google Local mobile, l'équivalent mobile de son service Google Local. Ce dernier n'est autre que l'ancien nom de Google Maps, qui sera renommé quelques mois plus tard. En avril 2006,
Google Local mobile devient Google Maps mobile. C'est à cette occasion que l'application quitte les Etats-Unis
pour arriver en Europe.
La version mobile de l'époque consiste en un applet JAVA qu'il faut télécharger en se rendant à l'adresse
www.google.fr/gmm depuis son mobile. La liste des terminaux compatibles en 2006 incluait notamment les BlackBerry avec écran couleur, les Nokia 6230i et 6600, les Samsung SGH , les Sony Ericsson K750i et P900.
Le Palm Treo devient compatible fin 2006 avec une version avancée pour l'époque.
En 2007, l'expérience Google Maps sur mobiles se développe, pour arriver sur Symbian (Nokia, à gauche) et sur Windows Mobile (Microsoft, à droite). Si JAVA est toujours au rendez-vous, ces app sont optimisées et offrent de nouvelles fonctionnalités, comme la géolocalisation via
la puce GPS du N95.
La même année, le service mobile par en version 2.0 et développe son système de géolocalisation sur les mobiles dotés d'un GPS - avant, il fallait entrer manuellement les coordonnées ! - mais propose également une
localisation approximative via les réseaux GSM, pour les terminaux qui n'ont pas de puce GPS.
Mais 2007 marque également la naissance du partenariat entre Apple et Google concernant l'intégration de Maps à l'iPhone. Le tout premier modèle du terminal est présenté par Steve Jobs au tout début de l'année, en janvier.
Récemment, le
New York Times révélait que le PDG d'Apple avait décidé d'intégrer une app de cartographie à iOS quelques semaines seulement avant la présentation de l'iPhone, pour pouvoir mettre en avant au mieux les capacités de son écran tactile. Comme le temps manquait pour développer un service en interne, Google avait été solicité pour Maps, marquant le début d'un long partenariat.
En 2008, Google Maps est déjà bien installé sur les mobiles. La firme de Mountain View commence doucement à étoffer les fonctionnalités de son service pour en renforcer l'intérêt. Les modifications majeures ont principalement lieu aux Etats-Unis où Google développe l'affichage du trafic des transports en commun, et
l'arrivée de la recherche vocale, sur certains terminaux Blackberry seulement.
2008 marque également les débuts d'Android, l'OS mobile de Google officialisé en novembre 2007. Maps fait partie des applications qui équipent le HTC G1, ou
HTC Dream, le premier smartphone équipé d'Android qui sort aux USA en octobre 2007 et début 2008 en France. En toute logique, Android deviendra par la suite la plateforme privilégiée du service dans sa version mobile.
Dynamisé par Android, Google Maps version mobile prend ses aises : avec l'arrivée d'Android 2.0 Eclair, l'application s'enrichit de nouvelles fonctionnalités parmi lesquelles Navigation, qui permet d'utiliser Maps comme un GPS dans sa voiture. Disponible uniquement aux USA en 2009, il faut attendre l'année suivante pour que cette fonction débarque en Europe.
Libéré des limitations de JAVA, Google Maps pour Android dispose désormais de calques comme sa version Web de bureau,
synchronise les lieux notés sur cette dernière avec l'application et
intègre Latitude, un service social de géolocalisation entre amis.
En mai 2011, Google remet au goût du jour la version web mobile de Google Maps, en expliquant que 40% de l'expérience du service se fait sur téléphones portables et smartphones. Assez longuement délaissée, la version web mobile, disponible à l'adresse maps.google.com depuis un téléphone ou une tablette, se voit enrichie de nombreuses fonctionnalités comme les calques d'informations, les itinéraires à pieds, en vélo, en voiture ou en transports en commun, la saisie semi-automatique, ou tout simplement la géolocalisation. Si l'utilisateur est connecté à son compte Google, il a également accès à ses informations de lieux préférés, par exemple.
En marge de la version Web standard qui s'enrichie notamment de vues à 45° à travers le monde, l'application Android
bénéficie d'une cartographie renforcée dans certaines parties du globe en juillet, quelques semaines après
la présentation de Plans par Apple, et le divorce prononcé d'avec Google Maps.
Google s'est concentré sur plusieurs pays dont a Croatie, la Grèce, l'Irelande, l'Italie, le Portugal et la République Tchèque en Europe et le Lesotho en Afrique, ainsi que d'autres lieux jusque-là peu détaillés comme Le Vatican ou Saint-Marin.
Au programme, un affinage de la précision, les différents types de routes plus faciles à différencier ou encore des environnements plus lisibles : Google Maps se doit de se montrer efficace et précis, alors que son API, devenue payante en 2011,
est délaissée par les développeurs qui se tournent vers des solutions libres comme OpenStreetMap, malgré
une baisse des prix annoncée en juin.
Le remplacement de Google Maps par Plans dans iOS 6 a été très critiqué, au point qu'Apple s'excuse publiquement et conseille aux utilisateurs mécontents d'opter pour un service tiers en attendant l'amélioration de son application. De son côté, Google plancherait sur une application Google Maps pour iOS, qui pourrait arriver avant la fin de 2012.
En attendant, la firme de Moutain View a effectué
une mise à jour de sa version Web mobile, pour y inclure Street View. Un ajout majeur réalisé avec un timing parfait, en attendant de nouvelles évolutions du service.