le lundi 12 février 2018

Orange et Bouygues toujours pas clairs sur leurs tarifs réels

Les deux opérateurs ne respectent toujours pas l'injonction émise en septembre 2017 par le Ministère de l'Economie d'inclure les frais de location de leurs box dans les tarifs qu'ils communiquent dans leurs pubs.

Orange et Bouygues Telecom avaient jusqu'au 1er février pour se mettre en conformité, mais ils ne l'ont toujours pas fait.

La location de la box distincte du prix affiché


Les foudres de Bercy vont-elles s'abattre sur Bouygues Telecom et Orange ? En septembre dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait rappelé à l'ordre les deux opérateurs, ainsi que SFR, pour leur demander de respecter la loi en présentant une information complète au consommateur. Dans leurs pubs et communications, les trois opérateurs omettent sciemment d'inclure dans le tarif annoncé la location de la box, qui varie de 3 à 5 euros par mois.

Depuis, SFR est rentré dans le rang. Et Free est le seul bon élève à ne jamais avoir triché sur ses tarifs réels. En revanche, Bouygues et Orange s'entêtent à communiquer en gros caractères les tarifs hors location de la box. Le supplément apparaît bien en réalité, mais distinct du prix affiché en gros, et en petits caractères, comme une ennuyeuse mention légale.

Des amendes peu dissuasives


La location de la box est pourtant obligatoire, et elle a un coût sensible : de 35 à 60 euros par an. une forme de tromperie vis-à-vis du consommateur, estime la Répression des Fraudes. D'autant qu'elle se cumule avec une autre mauvaise habitude persistante chez Orange comme chez Bouygues : n'afficher en gros que le tarif de la première année, celui des années suivantes étant relégué lui aussi en petits caractères. Alors même que le passage se fait là encore sentir : pour l'offre fibre de Bouygues, le tarif location de la box comprise, passe au treizième mois de 17,99 euros/mois à 30,99 euros !

Orange et Bouygues avaient jusqu'au 1er février pour rectifier le tir, ce qu'ils n'ont toujours pas fait. Cela ouvre la voie à de possibles sanctions financières, qui s'avèrent peu dissuasives : 15.000 euros, affirmaient en septembre dernier le quotidien économique Les Echos.

Modifié le 12/02/2018 à 10h17
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