TARANTiNO : l'imitateur espiègle
On aime ou on aime pas le
style Tarantino, mais ce serait lui oublier son côté grand enfant et c'est cet aspect là qui l'a mené dans Kill Bill (entre autres) à faire une sorte d'hommage, à sa manière, au cinéma asiatique de son enfance comme par exemple en s'inspirant du film
Les sept samouraï (de
Akira Kurosawa, 1954)..
Avec
Kill Bill (surtout le 1er qui est un joyeux mélange de style)
Tarantino ne flirt pas seulement avec le cliché, il va plus loin il tente de retrouver son âme d'enfant et le goût que laissent ces fils épris d'héroïsme sanglant et d'impossibles chorégraphies (enfin tout ceci n'est que mon analyse personnelle).
L'un des moments notables de ce film justement est entièrement dans le style Manga à ceci près que ce dernier (ah oui, je ne vous ai pas dit qu'il aimait aussi les "
spaghetti" ?..XD..) affuble au dessin animé la bande son poignante d'un Western digne de l'époque
Moriconne : l'effet est terrible, vous n'avez qu'à voir par vous même si il existe des personnes qui ne l'ont pas vu..

Voici des extraits du début de cette séquence qui devra introduire dans le film le personnage haut en couleur de
O-Ren Ishii (vous savez la psychorigide dans
Ally McBeal jouée par
Lucy Liu). Je me suis amusé à ne mettre que le début, les premières secondes qui comme toujours avec Quentin frappent fort, en faisant un petit montage plus "BD" pour ce forum (le reste sera visible sur
YouTube).
CHAPiTRE 3 - LES ORiGiNES DE O-REN
Il ne faut pas sous-estimer cette séquence empruntée à la plus haute tradition mélo-dramatique que sait manier le film asiatique.. Les élans du coeur, la haine comme l'amour, qui projette les criminels contre des innocents (voir l'inverse comme nous apprend ce film américain mais également le cinéma asiatique)..
Bref, je me suis permis d'en parler car d'une part une personne de ce groupe en parlait mais aussi parce que
Tarantino sait très bien illustrer ce fameux Cinéma Asiatique dans toutes ses subtilités (n'en déplaise à ceux qui ne voient là qu'effusions de sang et bravoure de série B).