// Chipset AMD 890GX
Publié par Julien Jay le Jeudi 6 Mai 2010
Sommaire
Suite au lancement de ses processeurs 6 cœurs, nous revenons sur l'introduction par AMD des premiers modèles de sa série de chipset 8. Au programme, les cartes mères 890GX, équipées d'un chipset avec puce graphique intégrée…
Introduite fin 2007 avec la première génération de processeurs Phenom, la série 7 de chipsets AMD se prépare à tirer sa révérence pour laisser place à la série 8. De nouvelles cartes mères qui apportent de nouvelles fonctionnalités, c'est le mot d'ordre de ce lancement. En effet, contrairement à son concurrent de toujours, Intel, AMD utilise depuis quelques années une stratégie limpide en matière de sockets et de chipsets.
La compatibilité vers le haut est le fer de lance d'AMD qui fait évoluer par petites touches ses sockets, uniquement lors du lancement d'un nouveau standard mémoire. Ainsi, l'on est passé de l'AM2+ supportant la mémoire DDR2 à l'AM3. Les processeurs AM3 continuent cependant d'intégrer un contrôleur mémoire compatible à la fois avec la mémoire DDR2 et DDR3, ce qui permet d'installer un processeur récent sur d'anciennes cartes. A l'inverse, il ne sera pas possible d'installer un processeur de génération précédente (ne supportant que la DDR2) sur une carte mère disposant d'emplacements mémoires réservés à la DDR3.
Comme nous l'évoquions entre les lignes précédemment, les processeurs d'AMD utilisent un contrôleur mémoire directement intégré en leur sein, et non plus à l'intérieur du chipset. Outre l'aspect pratique, le but premier de ce type de manœuvre est d'améliorer les performances : en rapprochant le contrôleur mémoire du processeur, on réduit ainsi les latences. AMD avait été le premier à proposer cette solution qui a été depuis empruntée par Intel sur ses Core i7 et suivants.
Cependant le déplacement du contrôleur mémoire historiquement placé dans le chipset vers le processeur a une autre conséquence, celle de limiter le rôle du chipset dans les performances de la machine, et de facto limiter la concurrence. La bataille entre les différents fabriquants de chipsets se faisait effectivement sur le terrain des performances mémoires, on se souvient qu'en son temps Nvidia avait introduit le double canal mémoire avec son Nforce par exemple. Aujourd'hui les possibilités de se différencier sont de plus en plus minces, entrainant petit à petit la disparition des chipsets alternatifs. VIA, partenaire fort d'AMD durant la fin des années 90 et le début des années 2000 continue certes de produire des chipsets, mais principalement pour ses propres processeurs.
Reste qu'aujourd'hui, nous accueillons le premier venu de cette nouvelle série 8, le 890GX. La présence du G indiquant bien entendu l'existence d'un cœur graphique intégré, tandis que le X indique qu'il s'agit d'un modèle « haut de gamme ». Tout étant relatif bien entendu, après tout, nous parlons de chipset graphiques intégrés. Si certaines choses sont prévisibles, il y a cependant quelques surprises dans cette série 8, certaines bonnes, d'autres un peu moins.
Introduite fin 2007 avec la première génération de processeurs Phenom, la série 7 de chipsets AMD se prépare à tirer sa révérence pour laisser place à la série 8. De nouvelles cartes mères qui apportent de nouvelles fonctionnalités, c'est le mot d'ordre de ce lancement. En effet, contrairement à son concurrent de toujours, Intel, AMD utilise depuis quelques années une stratégie limpide en matière de sockets et de chipsets.
La compatibilité vers le haut est le fer de lance d'AMD qui fait évoluer par petites touches ses sockets, uniquement lors du lancement d'un nouveau standard mémoire. Ainsi, l'on est passé de l'AM2+ supportant la mémoire DDR2 à l'AM3. Les processeurs AM3 continuent cependant d'intégrer un contrôleur mémoire compatible à la fois avec la mémoire DDR2 et DDR3, ce qui permet d'installer un processeur récent sur d'anciennes cartes. A l'inverse, il ne sera pas possible d'installer un processeur de génération précédente (ne supportant que la DDR2) sur une carte mère disposant d'emplacements mémoires réservés à la DDR3.
Comme nous l'évoquions entre les lignes précédemment, les processeurs d'AMD utilisent un contrôleur mémoire directement intégré en leur sein, et non plus à l'intérieur du chipset. Outre l'aspect pratique, le but premier de ce type de manœuvre est d'améliorer les performances : en rapprochant le contrôleur mémoire du processeur, on réduit ainsi les latences. AMD avait été le premier à proposer cette solution qui a été depuis empruntée par Intel sur ses Core i7 et suivants.
Cependant le déplacement du contrôleur mémoire historiquement placé dans le chipset vers le processeur a une autre conséquence, celle de limiter le rôle du chipset dans les performances de la machine, et de facto limiter la concurrence. La bataille entre les différents fabriquants de chipsets se faisait effectivement sur le terrain des performances mémoires, on se souvient qu'en son temps Nvidia avait introduit le double canal mémoire avec son Nforce par exemple. Aujourd'hui les possibilités de se différencier sont de plus en plus minces, entrainant petit à petit la disparition des chipsets alternatifs. VIA, partenaire fort d'AMD durant la fin des années 90 et le début des années 2000 continue certes de produire des chipsets, mais principalement pour ses propres processeurs.
Reste qu'aujourd'hui, nous accueillons le premier venu de cette nouvelle série 8, le 890GX. La présence du G indiquant bien entendu l'existence d'un cœur graphique intégré, tandis que le X indique qu'il s'agit d'un modèle « haut de gamme ». Tout étant relatif bien entendu, après tout, nous parlons de chipset graphiques intégrés. Si certaines choses sont prévisibles, il y a cependant quelques surprises dans cette série 8, certaines bonnes, d'autres un peu moins.


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