le mardi 23 juillet 2013

OpenGL 4.4 et OpenCL 2.0 : optimisations des performances et portage simplifié

Le Khronos Group a annoncé aujourd'hui la disponibilité immédiate d'OpenGL 4.4 et la disponibilité prochaine d'OpenCL 2.0. Ces nouvelles spécifications permettront d'optimiser les performances de toutes sortes d'applications en tirant mieux parti des dernières évolutions des puces graphiques.

Comme chaque année, le Khronos Group a profité de l'ouverture du Siggraph, la grand messe annuelle de l'infographie, pour annoncer de nouvelles révisions des interfaces de programmation standards OpenGL et OpenCL.

Logo OpenGL

OpenGL 4.4


Immédiatement disponibles, les nouvelles spécifications OpenGL 4.4 apportent pour commencer diverses optimisations de performances, en réduisant principalement les aller-retour chronophages entre le GPU et le CPU. Elles inaugurent en outre de nouvelles fonctions facilitant le portage d'applications et de jeux vidéo reposant sur Direct3D, la solution concurrente de Microsoft.

Rappelons à ce titre que contrairement à cette dernière, l'Open Graphics Library présente l'intérêt d'être utilisable librement, sans versement de droits de licence, et qu'elle mise depuis la version 4.0 sur l'interopérabilité (même développement quel que soit le système d'exploitation et l'architecture matérielle).

OpenCL 2.0


Concernant OpenCL 2.0, le Khronos Group n'a ratifié que les spécifications provisionnelles. Les spécifications finalisées sont attendues pour les six prochains mois.

Logo OpenCL

Quoi qu'il en soit, la future version de cette bibliothèque permettant de déporter sur GPU des calculs habituellement confiés au CPU permettra à ces derniers de partager une même mémoire virtuelle, ce qui améliorera les performances. Dans le même ordre d'idée et comme avec l'OpenGL 4.4, il sera possible de passer outre le CPU dans certains cas.

L'OpenCL permet pour rappel de tirer profit de la conception massivement parallélisée des puces graphiques pour toutes sortes d'opérations qui s'y prêtent, telles que l'encodage de vidéo ou le calcul scientifique. Alors que les processeurs offrent au mieux huit unités de calcul, les puces graphiques en embarquent effectivement jusqu'à plusieurs centaines.
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