Les autres fonctionnalités
Parmi les nouvelles fonctions disponibles dans
Premiere Elements 4.0,
Adobe introduit un filtre de correction des mouvements visant à stabiliser les images alors que de nouveaux filtres permettent d'imiter l'effet du présentateur météo. En filmant votre sujet sur un fond de couleur unie (bleu ou vert) il est possible de remplacer le fond par l'arrière-plan de votre choix : là encore, cette fonction est plaisante, mais proposée par la concurrence, qu'il s'agisse de Magix ou de Pinnacle, depuis des années déjà. Dans un autre registre, le module de mixage audio a été passablement revu puisque la nouvelle fenêtre de mixage se présente comme une table de mixage audio. Chaque piste audio dispose de ses propres potentiomètres (balance, volume, etc.) qu'il vous est possible d'ajuster à votre guise, car le but du mixeur est de vous permettre de régler au mieux le volume des différentes pistes : audio du film, bande-son, commentaire en voix off... Il est à noter que les anciens outils de réglage du volume demeurent naturellement accessibles. Toujours dans le domaine du son, Adobe propose une aide à la détection du rythme de votre bande-son via le bouton « Détecter les temps » disponible dans la ligne de scène. Charge à Premiere Elements d'ajouter les bons marqueurs, aux endroits où le rythme est le plus soutenu et à vous, ensuite, de synchroniser le tout. Pas question en revanche de prise en charge audio multicanal avec cette mouture de Premiere Elements, la stéréo faisant toujours office de référence alors que Pinnacle ou encore Ulead propose une implémentation 5.1 depuis un bon moment. Du reste, s'il est possible de créer des fondus audio en ouverture ou en fermeture d'un clip, la ligne de temps ne permet pas de créer à chaque clic sur le graphique du volume un nouveau point de réglage.
La console de mixage audio proposée par Premiere Elements 4.0
Intégrant une vingtaine de nouvelles transitions, dont certaines en 3D, Premiere Elements 4.0 propose un module de titrage amélioré. Celui-ci est dorénavant capable d'animer les titres avec des options de flottement, de zoom ou encore d'estompage. Si l'on peut créer de toutes pièces son propre titre, il est aussi possible de partir d'un modèle, Adobe proposant toute sorte de titres animés : du titre officiel façon générique au titre décontracté avec des ballons passant devant la caméra pour un anniversaire par exemple. On regrettera la nouvelle présentation de l'éditeur de texte et plus particulièrement l'affichage très approximatif des divers styles de texte disponibles alors que les exemples de titres animés sont tous en anglais tandis que les icônes permettant de modifier l'espacement des caractères ne seront pas forcément parlant pour tous.
Navigation au sein des effets et transitions de Premiere Elements 4.0, vue du titreur
À l'instar du titreur, le module de création de menus profite d'améliorations sensibles avec plusieurs modèles disponibles alors que le chapitrage est effectué de manière automatique par Premiere. Une fois un modèle retenu, il est possible de le personnaliser pour y ajouter titres, éléments vidéo de son choix, images et autres effets sonores. En matière d'export, Premiere Pro 4.0 propose la gravure de vos œuvres sur Blu-ray, pour peu que vous possédiez un graveur Blu-ray naturellement, alors qu'Adobe fait l'impasse sur le HD-DVD. Il est vrai que les graveurs à ce format ne sont pas forcément légion. On retiendra les nouveaux profils permettant d'exporter une vidéo pour des appareils comme l'iPhone, l'iPod, le Zen, la PSP ou le Zune, alors que la très à la mode publication sur YouTube est naturellement d'actualité.
Export vers YouTube depuis Premiere Elements 4.0
Alors que le logiciel autorise l'édition des vidéos HD acquises en 1080i, nous l'évoquions plus haut, il faut bien reconnaître que Premiere Elements 4.0 n'est pas très véloce dans ces conditions. Outre l'occupation processeur, qui grimpe rapidement à 50 % sur notre Core 2 Duo E6400, le logiciel peut se figer plusieurs secondes avant de rendre la main lors d'un simple changement de clip vidéo par exemple alors que l'occupation mémoire semble parfois gargantuesque avec 750 Mo monopolisés pour un projet de cinq minutes. Et attention, si les flux H.264 ou HDV sont gérés en édition, le logiciel ne prend pas en charge, pour l'heure, l'AVCHD : une lacune assez regrettable même si Adobe promettait, il fut un temps, un patch pour ajouter cette fonction.