Un reflex pour tous les budgets
Les périodes de renouvellement des gammes sont toujours délicates : l'éventail de choix est presque multiplié par deux du fait de la disponibilité simultanée d'un modèle x et de son remplaçant. Lequel choisir alors, entre un modèle qui a déjà fait ses preuves et dont le prix a chuté de 30 % et un modèle récent qui bénéficie de quelques améliorations et qui apporte de nouvelles fonctions ? La question est d'autant plus délicate que le délai pendant lequel elle se pose est réduit : quelques semaines d'hésitation de trop, et voilà les bonnes affaires qui appartiennent au passé.
Nous avons organisé notre sélection autour des trois catégories que voici :
Du côté des reflex débutant
L'entrée de gamme est principalement constituée de modèles qualifiés par les constructeurs eux-mêmes de reflex « débutants ». En résumé, ces modèles reprennent la plupart des caractéristiques d'un grand frère, mais les présentent dans un boîtier dont la construction est moins soignée. Des « bulles d'aide » sont proposées, des modes résultats (raccourcis de réglages pour des situations types) ajoutés et l'interface est également souvent « épurée » pour ne pas déstabiliser un public encore adepte du « tout auto ».
Nikon D60
Successeur du D40x, le D60 est le nouveau reflex entrée de gamme de Nikon. Avec ce nouveau modèle, Nikon reste sur une logique de prix attractif et de relative simplicité d'utilisation, deux arguments majeurs pour les débutants qui hésitent encore à passer au reflex. Concrètement, que leur propose-t-il ?
Le D60 est avant tout un boîtier compact et léger qui bénéficie d'une bonne prise en main. Du fait du public visé, son interface est volontairement simplifiée par rapport à celle de ses grands frères que sont les D80 et D300 : les bulles d'aide sont nombreuses et les fonctions « créatives » ne manquent pas. Le D60 dispose ainsi de nombreux rendus d'image prédéfinis, d'une fonction de film d'animation ou encore d'un dispositif de traitement des
Raw embarqué qui permet de convertir ses Jpeg directement depuis le boîtier (intéressant dans quelques cas de figure mais moins pointu que la même conversion au moyen d'un logiciel spécifique). Mais sachant que le D60 produit par défaut des images assez saturées, nombreux seront ceux qui ne ressentiront pas le besoin de les travailler outre mesure en retouche. On retiendra ensuite que l'on a affaire à un appareil particulièrement nerveux pour cette catégorie de prix, ce qui s'explique par la présence du processeur Expeed jusqu'alors réservé aux boîtiers haut de gamme. L'impact de ce processeur se ressent également au niveau de la cadence d'acquisition d'image, le D60 étant capable d'enregistrer des Jpeg en continu : bien pour un entrée de gamme. Autres caractéristiques appréciables : la présence d'un double dispositif anti-poussière (les D40 et D40x en étaient pour leur part dépourvus) et la disponibilité d'un kit avec zoom stabilisé pour 50 euros de plus que le kit classique : une réponse indirecte aux boîtiers entrée de gamme stabilisés proposés par Sony et Pentax ?
Reste ensuite à noter ses principales limitations qui sont les suivantes : il n'est pas tout temps, son viseur ne couvre pas la totalité du champ, il n'est autofocus qu'avec les objectifs motorisés (AF-S chez Nikon) et il ne dispose que de trois collimateurs. Ceux pour qui ces limitations n'en sont pas et qui pratiquent une photographie tranquille ont encore le loisir de lui préférer un D40x qui se négocie actuellement à partir de
472,89 €.
L'essentiel :
- Léger, compact et relativement simple
- Dispositif anti-poussière
- Nerveux et capable d'enregistrer des Jpeg en continu
- N'est autofocus qu'avec les objectifs AF-S, AF-I et HSM
- Est proposé en kit avec un 18-55 mm stabilisé
Ses caractéristiques : Capteur CCD de 23,6 x 15,8 mm de 10,2 millions de pixels– Écran 2,5 pouces de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 1 600 Iso - Vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 s - Cartes SD / SDHC – Batterie Lithium Ion – Dimensions : 126 x 94 x 64 mm pour 471 g
Pentax K200D

Le K200D est le nouveau reflex entrée de gamme de Pentax. Annoncé en début d'année en même temps que le remplaçant du K10D (le K20D), ce reflex suit la logique Pentax qui est de titiller la concurrence en plaçant la barre assez haut pour ce qui est des caractéristiques et plutôt bas pour ce qui est des tarifs. Pour ses K20D et K200D, Pentax ne s'est pas contenté d'une proximité de noms. Le K200D fait en effet de nombreux emprunts à la fiche technique de son grand frère : dispositif de plage dynamique étendue qui préserve les hautes lumières, système anti-poussière et stabilisateur par le capteur pour un gain jusqu'à quatre vitesses. Le K200D bénéficie ensuite d'une tropicalisation (60 joints toriques) dont il est le seul de sa catégorie à pouvoir se prévaloir. C'est logiquement ensuite que l'on note la compatibilité de ce boîtier avec les nouvelles optiques SDM et la poignée d'alimentation, autant d'accessoires qui bénéficient à leur tour d'une protection contre les intempéries et qui pourront venir compléter la panoplie du parfait petit baroudeur.
Du côté des modes, le K200D accorde comme il se doit une part assez importante à ceux que l'on appelle les modes scène (au nombre de 15) et dont la fonction est d'éviter d'avoir à recourir trop souvent aux menus. Il n'oublie cependant pas d'emprunter au K20D l'astucieux mode Sv qui donne la priorité à la sensibilité et la touche Raw qui permet de modifier d'une simple pression la qualité de l'image (Jpeg, Raw + Jpeg ou encore Raw). Le caractère « entrée de gamme » ou plutôt amateur se retrouve ensuite au niveau de certains choix et caractéristiques parmi lesquels la présence d'une seule molette pour le réglage de l'ouverture et de la vitesse, une alimentation au moyen de piles AA et enfin un mode « Auto Picture » qui sélectionne automatiquement le mode le plus approprié à la capture de la scène (portrait, paysage, macro…). Moins véloce que son grand frère, le K200D est capable d'enregistrer 3 images par seconde sur 4 vues consécutives tant en Jpeg qu'en Raw.
L'essentiel :
- Premier reflex tout temps pour ce segment d'appareils
- Dispositifs anti-poussières et stabilisateur intégré au boîtier
- Touche Raw / Mode priorité sensibilité
Ses caractéristiques : Capteur CCD de 23,5 x 15,7 mm de 10,2 millions de pixels – Écran 2,7 pouces de 210 000 pixels – Sensibilité de 100 à 1 600 Iso - Vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 s - Cartes SD / SDHC – 4 piles AA– Dimensions : 133,5 x 95 x 74 mm pour 630 g
Olympus E-420
Dans la catégorie reflex poids plume, je voudrais... le E-420. Successeur du E-410 qui portait ce titre avant lui, ce nouveau reflex parvient à être encore plus compact que son prédécesseur auquel il n'apporte par ailleurs qu'un nombre réduit de nouveautés : un écran un peu plus large et plus lisible, la capacité à piloter des flashs distants sans fil, une cadence d'acquisition qui passe à 3,5 Jpeg par seconde et enfin le dispositif de détection des visages qui fleurit sur tous les modèles depuis le début de l'année.
Non content de mettre sur le marché un boîtier parmi les plus compacts de sa catégorie, Olympus propose également des objectifs « d'un format raccourci et d'un poids allégé », de façon à créer un ensemble peu encombrant. Les débutants plus habitués à balader un compact dans leur poche, de même que ceux dont les cervicales ont souffert à la suite de journées entières passées avec un kilo et plus autour du cou, apprécieront ! À l'inverse, d'autres pourront être gênés par les dimensions réduites et le design surprenant d'un boîtier qui fait l'impasse sur une poignée profonde. Qu'à cela ne tienne, un peu plus haut dans la gamme, le E-510 (bientôt remplacé par le E-520) corrige le tir en permettant une meilleure prise en mains grâce à sa conception plus classique.
La compacité n'est pas le seul point fort du E-420 qui bénéficie également de quelques-uns des savoir-faire maison, à commencer par le dispositif anti-poussière qui, au moyen d'un filtre à ondes supersoniques, protège le capteur et évite les nettoyages risqués et coûteux. Le E-420 possède également un dispositif de visée par l'écran arrière (actif tant en mode autofocus qu'en mise au point manuelle), intéressant pour ceux qui ont pris l'habitude de photographier ainsi avec leur compact ou leur bridge et qui souhaitent pouvoir faire de même une fois passés au reflex. Les possesseurs d'un appareil de la marque peuvent également compter sur la large gamme de caissons étanches conçus par le fabricant, ces caissons permettant d'aller jusqu'à 40 mètres sous l'eau. Toujours du côté des caractéristiques générales, il convient de mentionner que les reflex Olympus sont parmi les rares à délivrer des images au ratio 4:3 au lieu du 3:2 habituel sur les reflex. Ce choix technique de la part d'Olympus et des autres constructeurs du
consortium Four Thirds sous-tend donc un choix esthétique, que ceux qui viennent du monde du compact et du bridge (et qui sont donc habitués à ce ratio) seront peut être les plus enclins à faire.
Reste à revenir brièvement sur les objectifs. Bien que satisfaisant, il faut noter que le parc optique reste plus limité que celui des deux grands que sont Nikon et Canon (cela aura donc un impact sur l'offre en occasion). Il convient également de signaler que ces optiques si compactes et réputées excellentes … sont par ailleurs fort onéreuses. Il n'est ainsi pas rare d'être invité à débourser un prix supérieur à celui du boîtier, pirouette que tout le monde ne sera pas prêt à opérer. Dernier élément à retenir : le facteur de conversion pour obtenir l'équivalence 35 mm qui est plus important que celui des autres marques. Avec les modèles Olympus, c'est ainsi un facteur de 2 x que l'on applique, ce qui peut poser problème pour trouver un grand-angle convaincant. Ce n'est pas pour rien que l'objectif proposé en kit est généralement un 14-42 mm (au lieu de 18-55 mm pour les autres marques), car une fois monté sur un E-420, ce 14-42 mm se transforme en un 28-84 mm dont le recul n'a plus rien d'extraordinaire. En attendant la disponibilité plus étendue de son successeur (le E-420), le E-410 continue à retenir notre attention du fait d'une offre importante et d'un tarif très raisonnable.
L'essentiel :
- Compact et léger
- Optiques également légères, mais globalement coûteuses
- Boîtier peu ergonomique (il est dépourvu de poignée)
Ses caractéristiques : Capteur Live MOS de 10 millions de pixels – Écran 2,7" de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 1 600 Iso - Vitesse d'obturation de 60 à 1/4 000 s - Cartes CF / xD – Batterie Lithium Ion– Dimensions : 129,5 x 91 x 53 mm pour 380
Du côté des reflex amateurs
Ces modèles de catégorie amateur reprennent souvent une partie des caractéristiques d'un grand frère, mais en les présentant dans un boîtier dont la construction est moins aboutie.
Canon Eos 450D
Eos 350D, Eos 400D puis Eos 450D : chez Canon, un reflex entrée de gamme chasse l'autre à intervalle régulier, en mettant au goût du jour un boîtier qui, depuis ses débuts, est un best-seller. Quelles sont les caractéristiques qui permettent à cette série d'Eos de bénéficier d'un tel succès populaire ? Principalement un boîtier léger et, plus prosaïquement, la renommée de la marque, Canon étant cette année et pour la sixième fois consécutive nº 1 en Europe sur ce secteur
(voir cette brève). Canon est par ailleurs à la tête d'un important parc optique et est sans doute le constructeur dont l'offre est la plus étendue, deux caractéristiques qui comptent lorsque l'on commence à s'équiper, car elles permettent d'envisager sereinement l'évolution.
L'Eos 450D s'inspire du 400D auquel il apporte quelques évolutions significatives (dont le Live View) et dont, pour le reste, il tire logiquement les autres caractéristiques vers le haut comme en témoignent le nouvel écran de 3 pouces et le capteur de 12 millions de pixels. Cette fonction de visée par l'écran arrière (Live View) que nous venons de mentionner et dont Olympus aura été le précurseur s'est depuis deux saisons popularisée au point que rares sont aujourd'hui les modèles à en être dépourvus. Le dispositif présent sur le 450D dispose de deux modes autofocus, le premier nécessitant l'abaissement du miroir pour effectuer la mise au point tandis que le second opère par contraste à la façon des compacts et bridges. Même si ce dispositif n'a qu'un intérêt limité, il peut intéresser ceux qui photographient en studio et qui ressentent le besoin de prévisualiser le cliché avant la prise de vue, sans compter que ce mode permet aux utilisateurs de bénéficier d'une grille de composition ainsi que d'un histogramme en temps réel, deux dispositifs précieux pour réussir le cadrage et l'exposition.
Dans cette gamme de produits, l'évolution se fait en général vers toujours plus de simplicité, de compacité et de légèreté. Effectivement plus léger et plus compact que son prédécesseur, le 450D n'échappe donc pas à la règle. Reste à savoir si les utilisateurs continueront à s'y retrouver pour ce qui est du confort de prise en main avec ces appareils toujours plus réduits. A noter que cette miniaturisation a en partie été rendue possible par le changement de support d'enregistrement, Canon étant passé de la Compact Flash pour le 400D aux cartes Secure Digital pour ce nouveau modèle. Que retenir d'autre au sujet de cet appareil ? La présence d'un dispositif anti-poussière conçu pour protéger le capteur d'éventuelles salissures, un autofocus sur 9 points et un mode rafale de 3 images par seconde jusqu'à 53 Jpeg ou 4 Raw consécutifs. Le 450D met également à la disposition des utilisateurs des fonctions de priorité aux hautes lumières qui visent à préserver les informations dans les zones les plus lumineuses et d'optimisation automatique de l'exposition.
L'essentiel :
- Viseur petit et peu lumineux
- Une seule molette, pas d'écran de contrôle
- Autofocus rapide
Ses caractéristiques : Capteur CMOS 22,2 x 14,8 mm de 12,2 millions de pixels – Écran 3 pouces de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 1 600 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec – Cartes SD / SDHC – Batterie Lithium Ion – Dimensions : 129 x 98 x 62 mm pour 475 g
Sony Alpha 200
L'avalanche de nouveautés Sony de ce début d'année est parvenue à faire oublier que longtemps, trop longtemps, la gamme s'est résumée à un seul boitier – l'Alpha 100 -, qui se retire à présent pour laisser la place à son successeur qu'est l'Alpha 200.
Comme la majorité des récents premiers prix, l'Alpha 200 dispose d'un capteur de 10 millions de pixels qui permettra aux amateurs d'agrandissements de se faire plaisir. Un peu plus volumineux que ses concurrents directs, l'Apha 200 reste un reflex à orientation des débutants comme en témoigne le nombre réduit de commandes externes. Autres caractéristiques typiques d'un boîtier de cette catégorie : un viseur qui ne couvre que 95 % du champ et une unique molette pour le réglage de la vitesse et de l'ouverture. Ceux pour qui ses limitations ne sont pas rédhibitoires pourront ensuite profiter des caractéristiques intéressantes que sont la touche Iso pour le réglage direct de la sensibilité, la touche Fn qui permet un accès rapide aux principaux réglages, la disponibilité de huit collimateurs (c'est 5 de plus que Nikon D60), le dispositif anti-poussière et la cadence d'acquisition de trois images par seconde. Le principal point fort de l'Alpha 200 (qu'il partage avec le Pentax K200D) est la présence du système de stabilisation par déplacement du capteur. Même si ce système ne stabilise pas l'image présente dans le viseur, il est efficace pour réduire le nombre de photos floues et faciliter la prise de vue à main levée, et ce quel que soit l'objectif que l'on monte dessus.
Par ailleurs, si certains reculaient encore jusqu'il y a peu devant les limitations de la gamme optique et du fait d'un doute sur la pérennité de l'engagement de Sony dans cette branche, cette retenue n'a plus lieu d'être comme en témoigne
l'annonce de 20 optiques (dont trois nouvelles formules), l'annonce de nouveaux boîtiers (dont
deux à écran orientable) et la possibilité de monter en gamme grâce à
l'Alpha 700.
L'essentiel :
- Boitier qui stabilise toutes les optiques que l'on monte dessus
- Accès facilité aux réglages
- Dispositif anti-poussière
Ses caractéristiques : Capteur CCD de 23,6 x 15,8 de 10,2 millions de pixels – Écran 2,7 pouces de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 3 200 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec – Cartes CF 1 et 2– Batterie Ion Lithium – Dimensions : 133 x 95 x 71 mm pour 545 g
Nikon D80
Dans la gamme des reflex Nikon, le D80 occupe une place comprise entre le D60 (qui s'adresse aux débutants) et le D300 qui vise les utilisateurs avertis, voire les professionnels. Ce reflex est donc un « compromis » entre la simplicité d'utilisation des modèles entrée de gamme et les performances des modèles experts (le D80 a notamment repris l'excellent viseur du D200, prédécesseur du D300). Du D80, on retiendra le confort de prise en main et la qualité de construction et ce, même si son boîtier ne dispose pas de la finition tout temps qui caractérise souvent les modèles de gamme supérieure. Deux molettes permettent de sélectionner l'une la vitesse et l'autre l'ouverture. Quant aux principaux réglages – notamment ceux de type sensibilité et
Balance des blancs -, ils bénéficient de commandes externes qui permettent une modification rapide des valeurs. Reflex intermédiaire, le D80 intéressera d'une part ceux qui trouvent les reflex débutants trop légers et trop chiches en commandes externes, d'autre part ceux qui cherchent un appareil avancé et bien construit, mais qui n'ont que faire de cadences d'acquisition d'images élevées et d'une finition à l'épreuve de la poussière et de l'humidité. En attendant son remplaçant (qui ne saurait tarder ?), son prix qui a bien baissé depuis son lancement recommande particulièrement le D80 aux amateurs dotés d'un budget réduit mais qui ne souhaitent pas faire de compromis sur les fonctions et la qualité d'image.
L'essentiel :
- Bien construit
- Viseur large et lumineux
- Deux molettes pour la sélection de l'ouverture et de la vitesse
Ses caractéristiques : Capteur CCD de 23,6 x 15,8 mm de 10,2 millions de pixels – Écran 2,5 pouces de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 3 200 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec – Cartes SD / SDHC – Batterie Ion Lithium – Dimensions : 132 x 103 x 77 mm pour 585 g.
Olympus E-510

Pour cet appareil, nous vous renvoyons avant toute chose au paragraphe consacré au E-420 pour lequel il tient lieu de « grand frère ». De cette façon, nous n'avons plus qu'à nous concentrer sur ses spécificités, à savoir la présence d'un dispositif de stabilisation par le capteur (il est le premier de la marque à en bénéficier), similaire à celle qu'utilisent Sony avec l' Alpha 100 et Pentax avec les K100D et K10D, le capteur se déplaçant sur les deux axes horizontaux et verticaux dans le sens inverse des mouvements parasites. Cette solution a l'avantage de stabiliser toutes les optiques montées sur le boîtier, ce qui est moins onéreux que d'acheter fort cher des optiques disposant d'un système de stabilisation interne (ce qui correspond au choix fait Nikon et Canon notamment). Fort d'un dispositif de stabilisation efficace et des points forts déjà évoqués dans le cas du E-410, cet appareil souffre par ailleurs de quelques faiblesses, à commencer par un viseur étroit, une cadence rafale limitée, et enfin un autofocus à trois points alors que la concurrence propose des systèmes à 11 collimateurs actifs. Malgré ces limites, le E-510 a suffisamment d'atouts pour convaincre les amateurs de photographie tranquille à la recherche d'un appareil peu encombrant et d'optiques de grande qualité.
L'essentiel :
- Construction classique et meilleure prise en main que son petit frère, le E-410
- Dispositif de stabilisation par le capteur
- Viseur étroit, autofocus sur trois points seulement
- Dispositif de Live View
Ses caractéristiques : Capteur Live MOS de 17,3 x 13 mm de 10 millions de pixels – Écran 2,5 pouces de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 1 600 ISO - Vitesse d'obturation de6 à 1/4 000 sec – Cartes CF I et II, Microdrive et xD- Picture – Batterie Ion Lithium – Dimensions : 136 x 92 x 68 mm pour 460 g
Du côté des reflex experts
Cette catégorie de reflex experts regroupe des boîtiers très bien construits, capables pour la plupart d'entre eux de résister aux intempéries, véloces, endurants, et dotés de tous les réglages avancés que l'on peut attendre… Les reflex experts s'adressent à ceux qui ont une pratique régulière et une bonne maîtrise de la photo, et pour qui il importe d'avoir un boîtier solide, performant, ergonomique et pointu dans ses fonctions. Plus haut en gamme, on trouve ensuite les reflex pros, des appareils dont seuls les professionnels (photographes de sport, d'actualité…) ont vraiment l'utilité et dont eux seuls sauront tirer parti. Ce guide à l'orientation grand public ignorera donc les Nikon D2Xs et autre Canon Eos-1Ds Mark III qui se négocient à plus de 4 000 euros, pour s'intéresser à des modèles déjà remarquables et qui ont la bonne idée de rester accessibles.
Pentax K20D

Successeur du K10D (un boiter qui a fait l'effet d'une bombe dans le petit monde du reflex lors de son annonce), le K20D reprend les ingrédients qui ont fait le succès de son prédécesseur tout en apportant comme il se doit son lot de nouveautés. L'évolution majeure tient en un nouveau capteur signé Samsung (le partenaire de Pentax pour ce qui est de l'électronique des reflex). De type CMOS et d'une résolution de 14 millions de pixels, ce capteur devrait permettre de bénéficier d'une meilleure gestion du bruit numérique (il monte jusqu'à 3 200 Iso contre 1 600 pour le K10D). Autre apport du K20D, une fonction de plage dynamique étendue dont le but est de préserver l'information dans les zones les plus lumineuses de l'image. On note également la présence d'un dispositif de Live View qui permet d'effectuer la mise au point au moyen de l'écran arrière. Le dispositif est actionné au moyen de la bague qui enserre le déclencheur, la mise au point s'obtenant ensuite par pression sur la touche AF.
Cet appareil reprend pour le reste le principe du boîtier solidement construit autour d'un châssis en acier inoxydable, protégé par un système anti-poussières et surtout stabilisé (on peut espérer un grain jusqu'à quatre vitesses). Il bénéficie enfin à son tour de quelques-unes des fonctions novatrices et audacieuses inaugurées par le K10D :
- le mode Sv, construit sur le modèle des modes priorité, et dont la fonction est de régler, pour une sensibilité donnée, la vitesse d'obturation et l'ouverture nécessaires à la réussite de l'exposition ;
- le mode Tav qui règle automatiquement la sensibilité en fonction d'une vitesse d'obturation et d'une ouverture données, afin d'exposer correctement le sujet ;
- la touche Raw disponible sur le boîtier et qui permet de changer rapidement la qualité du fichier enregistré (Jpeg, Raw + Jpeg ou Raw).
Même si le K20D peut sembler moins « bon marché » que son prédécesseur (il est à 1 299 euros en kit avec un 18-55 mm alors que le K10D a été lancé à 999 euros), il n'est reste pas moins très bien positionné au regard de sa fiche technique et par rapport à ses concurrents que sont notamment les Nikon D300 et Canon 40D.
L'essentiel :
- Obturateur bruyant
- Dispositif de stabilisation
- Boîtier bien construit, nombreux réglages et modes astucieux
- Viseur lumineux
- Résolution élevée
- Protection tout-temps
Ses caractéristiques : Capteur CMOS de 23,4 x 15,6 mm de 14,6 millions de pixels – Écran 2,7 pouces de 230 000 pixels – Sensibilité de 100 à 3 200 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/4 000 sec - Cartes SD / SDHC – Batterie Ion Lithium – Dimensions : 141,5 x 101 x 70 mm pour 715 g
Nikon D300

La fin d'année 2007 a vu sonner l'heure de la retraite pour le D200, un reflex qui aura longtemps fait autorité dans la catégorie expert pour ce qui est notamment de l'endurance et de la qualité de construction. Le D300 reprend donc le flambeau. Comme son prédécesseur, il est conçu autour d'un boiter magnésium équipé d'un jeu complet de joints de protection antiruissellement qui permettra aux photographes de sortir quel que soit le temps. Les améliorations qu'il apporte consistent ensuite en un autofocus sur 51 collimateurs et mesure de lumière sur 1 005 zones pour un meilleur suivi du sujet, une cadence d'acquisition d'image accrue, présence d'une prise HDMI, un écran de 3 pouces, un viseur à 100% (contre 2,5'' et 95% de couverture pour le D200) et enfin une nouvelle technologie de capteur qui permet une meilleure gestion du bruit numérique et de la dynamique. Capable de six images par seconde et d'enregistrer des fichiers Raw sur 14 bits, le D300 fait référence pour ce qui est de la qualité d'image et de la vélocité.
L'essentiel :
- Compatibilité avec de nombreux accessoires : semelle Wi-Fi, système modulaire destiné à la photo de petits objets et poignée d'alimentation.
- Qualité de construction exceptionnelle
- Viseur lumineux
- Endurance et vélocité
Ses caractéristiques : Capteur CMOS de 23,6 x 15,8 mm de 12,3 millions de pixels – Écran LCD de 3 " de 307 000 pixels – Sensibilité de 200 à 3 200 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/8 000 sec – Cartes Compact Flash I et II – Batterie Ion Lithium – Dimensions : 147 x 114 x 74 mm pour 825 g
Canon Eos 40D

C'est un reflex expert bien en phase avec son époque que Canon a signé à l'occasion de la rentrée 2007. Digne héritier des Eos 20 et 30D, l'Eos 40D s'inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs tout en apportant son lot de nouveautés. On retrouve ainsi un dispositif dit de visée directe (analogue à celui du D300), qui permet de cadrer au moyen de l'écran arrière (ce que normalement la visée reflex ne permet pas). Autre caractéristique bien dans l'air du temps que l'on retrouve sur le 40D : un système de nettoyage du capteur chargé de réduire la présence des poussières dans le boîtier en les repoussant et en les expulsant, un système logiciel de cartographie des poussières venant parachever le travail. Le 40D bénéficie également d'un boîtier en alliage de magnésium de catégorie « tous temps », c'est-à-dire dont les logements de carte et de batterie ont été étanchéifiés. Le capteur qui passe à 10 millions de pixels (contre 8 pour le 30D), l'écran qui s'étire jusqu'à 3 pouces (contre 2,5'' pour le modèle précédent) et le viseur qui devient plus lumineux participent également à cette mise à jour.
Pour le reste, le 40D continue à miser sur la vélocité et la réactivité pour séduire : capable de rafales de 6,5 images par seconde et conçu pour enchaîner 75 vues Jpeg et 17 Raw, il est présenté comme le reflex le plus rapide de sa catégorie. Avis aux amateurs de photos sportives...
L'essentiel :
- Bonne réactivité et bonne endurance
- Dispositif de visée par l'écran arrière
- Pas de stabilisateur : il faut investir dans des optiques stabilisées
Ses caractéristiques : Capteur CMOS de 22,2 x 14,8 mm de 10,5 millions de pixels – Écran 3 pouces de 210 000 pixels – Sensibilité de 100 à 3 200 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/8 000 sec – Cartes Compact Flash I et II – Batterie Ion Lithium – Dimensions : 146 x 108 x 74 mm pour 740 g
Sony Alpha 700
Ceux qui sont équipés en optiques Minolta peuvent à présent se sentir rassurés : sous la marque Sony, la baïonnette de l'opticien japonais reconverti dans les imprimantes continue à vivre au point que quatre modèles figurent à présent au catalogue.
Que nous propose cet Alpha 700 qui vient remplacer le Dynax 7D de Konica Minolta en remplissant le créneau expert que ce modèle a laissé vide depuis la fin de sa commercialisation ? Alors que la gestion du bruit était souvent pointée du doigt, Sony s'est donné les moyens de corriger le tir en dotant l'Alpha 700 du dernier capteur maison en date, un CMOS de 12 millions de pixels pour lequel il a délaissé le traditionnel filtre de Bayer au profit d'une technologie de conversion en colonne qui offre un double traitement du bruit analogique et numérique. L'accent sur la gestion du bruit a encore été renforcé grâce à une fonction de réduction qui s'active à la demande ou s'enclenche automatiquement à partir de 1 600 Iso et lors de poses de plus d'une seconde. L'autofocus à 11 collimateurs croisés est également en net progrès par rapport à celui du Dynax 7D, l'Alpha 700 étant par ailleurs capable de 5 vues par seconde, ce qui permet de voir venir. Ce nouveau reflex se dote par ailleurs d'un boîtier solidement construit en alliage de magnésium et dont les boutons et logements de cartes bénéficient de joints en silicone destinés à les protéger des intrusions de poussière et d'humidité. Pour le reste, l'Alpha 700 reste fidèle au système de stabilisation par le capteur hérité de Minolta (mais rebaptisé Super Steady Shot) et destiné à réduire les vibrations infligées par le photographe à l'appareil lors de prises de vue à main levée. Sony l'a même amélioré au passage en lui permettant d'assurer aujourd'hui un gain de 2,5 à 4 vitesses. On note pour finir que contrairement à ses principaux concurrents (tant Canon avec le 40D et le 1Ds Mark III que Nikon avec les D300 et D3 ou encore Panasonic avec le L10), Sony n'a pas fait le choix d'intégrer un dispositif de visée par l'écran arrière, le cadrage se faisant donc toujours au moyen du viseur. Cet oubli n'est pas un manque à nos yeux, mais ceux qui voient les choses différemment et qui acceptent de descendre en gamme peuvent se tourner vers les récents A300 et A350 qui profitent de ce système de visée assorti d'un écran orientable.
L'essentiel :
- Qualité de construction et confort de prise en main
- Bel écran et large viseur
- Dispositif de stabilisation qui évite d'investir des optiques stabilisées fort onéreuses
- Enregistrement en 16:9 et sortie HDMI.
Ses caractéristiques : Capteur CMOS de 23,5 x 15,6 mm de 12,2 millions de pixels – Écran LCD de 3" de 307 000 pixels – Sensibilité de 100 à 3 200 ISO - Vitesse d'obturation de 30 à 1/8 000 sec – Cartes Memory Stick Duo et Pro Duo / Compact Flash I et II – Batterie Ion Lithium – Dimensions : 1141,7 x 104,8 x 79,7 mm pour 690 g