Conclusion
Vous l'aurez compris, quatre mois après le lancement de
Windows Vista, tout n'est décidément pas rose avec ce système d'exploitation. Il faut dire que Microsoft a changé beaucoup de choses et que les conséquences de ces modifications sont parfois imprévisibles, comme en attestent les nombreuses mises à jour de
BIOS et autres firmwares. Mais par delà ce problème, il est assez irritant de constater qu'un certain nombre de promesses formulées par Microsoft avaient au final un caractère électoraliste puisqu'en définitive elles se révèlent pour l'instant fausses, ni plus, ni moins (on pense bien sûr au temps de démarrage réduit ou encore à la non nécessité de redémarrer le PC lors des mises à jours de sécurité). Et nous ne reviendrons pas sur les Extras de l'édition Intégrale, préférant les qualifier de superfétatoires...
Comme si tout ces problèmes ne suffisaient pas - et vous noterez au passage que nous ne sommes pas revenu sur l'épouvantable fonction de contrôle des comptes UAC qui a déjà subi le feu de notre critique dans le cadre du précédent dossier Vista, Microsoft doit faire face à un amateurisme certain de la part de ses partenaires au niveau du développement de
pilotes. AMD, mais plus encore Creative et NVIDIA, ont ainsi plusieurs trains de retard en la matière ! Bref, face à un Windows XP relativement stable et mature, il n'est franchement pas urgent de migrer vers Windows Vista, sauf à vouloir essuyer les plâtres. Autant nous conseillons de choisir une machine neuve avec Windows Vista préinstallé, autant nous suggérons la prudence aujourd'hui pour la mise à jour d'une machine Windows XP vers Vista. Il nous semble en effet éminemment judicieux d'attendre le Service Pack 1 de Windows Vista avant de migrer une machine, même si Microsoft joue les vierges effarouchées à ce sujet, pour une raison que nous avons encore du mal à saisir. Espérons simplement que celui-ci ne tardera pas trop.
Pour conclure, cet article ne remet nullement en cause les qualités intrinsèques de Vista, qualités que nous avions d'ailleurs soulignées dans notre précédent dossier. Il s'agissait avant tout de remettre les pendules à l'heure avec quatre mois de recul, notamment sur l'état de l'écosystème, tout en pointant du doigt les promesses non tenues que Microsoft a, un temps, pu nous faire miroiter. Et oui, les désillusions laissent toujours un goût amer !