Reprendre le concept de
Civilization et l'appliquer au genre du
city builder est finalement si logique qu'on se demanderait presque pourquoi des développeurs n'y ont pas pensé plus tôt. Alors que
Caesar IV est en préparation chez
Tilted Mill, c'est donc cette voie encore vierge qu'ont décidé d'explorer, main dans la main, Firefly et
Firaxis, le tout sous la houlette de 2K Games. Annoncé quelques semaines avant le début de l'E3,
CivCity Rome faisait ainsi sa première apparition publique à l'occasion du salon de Los Angeles et nous en avons eu une petite présentation privée. De prime abord, le jeu ressemble comme deux gouttes d'eau à un
city builder comme Impression en a fait durant des années... d'ailleurs ça tombe plutôt bien puisque divers responsables du projet
CivCity Rome sont d'anciens d'Impression.
Le joueur doit tout d'abord choisir le meilleur site pour la construction de sa cité et devra ensuite établir les premières habitations pour accueillir la population. Les développeurs comparent ces habitations aux villes de Civilization : elles sont effectivement à la base de toute l'économie du jeu. Ainsi, elles servent bien sûr de logement aux habitants, mais elles constituent également le premier générateur de capitaux pour le joueur au travers des taxes payées par ses occupants. Pour que ces derniers restent dans la demeure et continuent de payer, il est important de satisfaire quelques besoins de base, mais si on veut que la maison grandisse pour devenir une habitation plus cossue, puis une villa, voire un palace, il est important d'acheminer des ressources plus rares et délicates.
Pour obtenir ces nouvelles ressources, il sera bien sûr nécessaire de construire de nouveaux bâtiments tous plus chers les uns que les autres. Il s'agit d'une sorte de cercle vicieux : les habitants les plus riches génèrent le plus de revenus pour le joueur, mais ils ont également les besoins les plus importants pour lesquels il faut dépenser toujours plus d'argent. Grosso modo, voilà la problématique posée par
CivCity Rome qui se démarque toutefois des autres
city builder par la présence d'un arbre des technologies à la manière de ce que propose Civilization. Ces technologies permettront bien sûr d'exploiter de nouvelles ressources, mais également de faciliter l'acheminement des denrées par exemple. En outre, divers bâtiments spéciaux (les merveilles) pourront être érigés pour obtenir des bonus particuliers.
Notons également la présence d'une sorte de Civilopédia qui permet d'apprendre de très nombreuses choses sur les villes et la civilisation romaine durant la partie. Enfin, un soin tout particulier a été accordé à la réalisation du jeu afin que les amateurs puissent véritablement prendre plaisir à bâtir / découvrir leur cité. D'après les développeurs, cet élément est particulièrement important dans le cadre d'un
city builder et, du coup, ils ont même intégré la possibilité de véritablement voir à l'intérieur des bâtiments histoire d'observer un peu ses ouailles.
CivCity Rome semble riche, bien conçu et très simple à prendre en main, reste maintenant à savoir si les mécanismes seront suffisants pour tenir le joueur des heures durant : la réponse devrait intervenir si tout va bien avant la fin de l'été 2006.