Quel avenir pour les services de cartographie ?
Nous sommes clairement aux balbutiements du type d'applications proposé par Google Earth ou
NASA World Wind. Déjà très impressionnants, ceux-ci doivent néanmoins faire avec quelques limitations : quel que soit le logiciel utilisé, il arrive toujours un moment où la vue devient floue. Google Earth propose sa vue « buildings », mais on se prend à rêver de modélisations encore plus détaillées des rues. Ces progrès sont eux-mêmes limités par la tâche colossale que représente la virtualisation de notre planète et forcément influencés par leur origine géographique. Pour l'instant, les deux logiciels phare sont américains. Google Earth dispose d'un support communautaire très important qui aide grandement à combler les lacunes internationales du logiciel. De multiples projets voient le jour : la quasi-totalité de l'Allemagne vient ainsi d'être couverte en haute résolution et un projet de modélisation des rues de Londres est en cours. Néanmoins, le logiciel ne prend tout son sens que si on habite aux États-Unis ou que l'on projette de s'y rendre. En l'état, le côté « local » de ce type de services est encore loin d'être exploitable pour d'autres pays.
L'initiative la plus prometteuse reste le « Google Earth français » promis par l'IGN. Peu d'informations ont encore filtré sur ce projet, qui devrait être partiellement payant, mais il devrait rétablir un certain équilibre et atteindre un niveau de détail sans précédent de notre territoire. l'IGN promet ainsi une précision d'un pixel pour 50 cm grâce à des photos prises au cours de mission de survol en avion. 400.000 clichés seraient ainsi utilisés pour couvrir l'hexagone et les DOM complétés par 3600 cartes thématiques à l'échelle (randonnées, cours d'eau, forets, parcs, ...). Des partenaires comme le Cadastre pourraient eux aussi apporter leurs données. Une première vidéo de démonstration du service est disponible depuis
le blog de Jean Michel Billaut
En attendant, Google Earth demeure actuellement l'application la plus évoluée dans son genre et la dimension « globale » du logiciel est quant à elle une mine d'informations sur notre planète. Bonnes explorations !
Le bon vieux globe terrestre peut prendre une retraite bien méritée