Esthétiquement parlant, nous avons une petite préférence pour le kit conçu par Creative. Ne nous leurrons cependant pas, cet argument n'est pas suffisant pour faire pencher la balance en faveur du GigaWorks et c'est bien sûr à l'aune de la restitution audio que l'on portera un jugement définitif. Inutile toutefois de faire durer le suspens plus longtemps, le kit Klipsch se situe en effet un cran au-dessus du produit Creative. Ce dernier ne démérite pas le moins du monde, mais il cède du terrain dans pratiquement tous les domaines.
Nous avons commencé nos tests par quelques essais
Jeux Vidéo. Les titres d'action les plus récents faisant abondamment usage des effets de basses, il était intéressant de voir comment pouvaient se comporter deux produits délestés de tout caisson. Sur
Far Cry,
Doom III ou
F.E.A.R., on peut dire que nous avons tout simplement été bluffés ! Durant sa campagne de promotion, Creative a maintes fois mis l'accent sur le système BasXport censé améliorer les médiums et les graves : pour ces dernières, on peut dire que l'effet est on ne peut plus réussi et même si on n'atteint pas le rendu d'un bon gros caisson, les basses affirment très clairement leur présence chaque fois que le besoin s'en fait sentir. Chez Klipsch, on n'est pas en reste et bien que le constructeur n'ait pas insisté sur une quelconque technologie mise en oeuvre, les basses sont aussi rondes que percutantes : ce bon vieux lance-roquettes a de la répartie avec ces enceintes !
Lorsque la bande-son est plus nuancée (écoute musicale), les deux ensembles s'en sortent encore avec les honneurs. Dans le cas de Creative, on est notamment étonné de distinguer aussi clairement les différents médiums, alors que les aigus sont très intéressants. C'est toutefois dans ce domaine que Klipsch prend l'avantage. Chez Creative, on a régulièrement besoin de revoir l'égalisation en jouant avec les potentiomètres présents en façade. Ils permettent de compenser un défaut d'homogénéité du son qui n'est pas catastrophique, mais qui se fait particulièrement sentir lorsque l'on compare directement les deux kits. Le spectre est globalement mieux rendu sur le Klipsch, les nuances mieux respectées et le son paraît tout simplement plus naturel, plus neutre. Alors que les aigus étaient étonnamment bien traités en toutes circonstances, cette remarque s'applique surtout aux médiums et plus particulièrement aux bas médiums.
La technologie BasXport de Creative atteint peut-être ici ses limites et sur les partitions parfois chargées des Mighty Mighty Bosstones, d'Offspring ou de Green Day, les sonorités sont globalement plus détachées les unes des autres sur le ProMedia Ultra 2.0 de Klipsch. Peu importe les instruments mis en oeuvre, ce dernier semblait toujours un peu plus à son aise et ce fût également assez sensible sur des chansons a cappella (
Tom's Diner de Suzanne Vega,
The Day The Nazis Died de Chumbawamba) ou sur les sonorités assez particulières de Gjarllarhorn. Au contraire, des instrumentations plus « pop / rock » (Franz Ferdinand, Dido, Dire Straits) ne permettent pas de faire de réelles différences entre nos deux compétiteurs qui de toute façon, il faut être très clairs sur ce point, sont deux excellents produits qui ne feront pas regretter leur achat : les aigus sont toujours très nets, jamais criards et les basses sont rondes, précises malgré l'absence de caisson.