Hewlett-Packard Deskjet 6840
Interface et prise en main
La Deskjet 6840 est une imprimante on ne peut plus sobre. Ses lignes sont strictes, et bien qu'assez profonde, elle donne véritablement une impression de finesse. L'interface est elle aussi très sobre, avec ses quatre boutons métallisés et ronds dépassant à peine de la façade. La signalétique est très discrète, les commandes ne se manifestant qu'au besoin, par un voyant lumineux (Alimentation / Annulation de l'impression / Reprise de l'impression / Impression d'un rapport). Un cadre interne complète l'interface en accueillant les voyants réseau, état des cartouches, état sans fil et intensité du signal. La HP6840 peut paraître minimaliste dans la mesure où elle est dépourvue de lecteur de carte et de réel panneau de commandes. En façade, cette imprimante propose en tout et pour tout un seul port, prévu pour relier les périphériques compatibles PictBridge. Les autres ports, USB, Ethernet et WiFi, sont regroupés à l'arrière.
Un revêtement brillant, c'est joli, mais ça prend la poussière !
Son châssis est en plastique translucide, d'une très belle couleur « ciel d'orage ». Le chargement du papier se fait par l'avant, dans un bac robuste qui peut recevoir jusqu'à 150 feuilles. On apprécie de trouver sur cette imprimante un emplacement et une signalétique qui facilitent l'introduction des enveloppes et feuilles au format 10 x 15.
On imprime…
Nous avons testé chacune des imprimantes sur différents supports.
… des photos
La Deskjet 6840 se prête assez facilement à l'impression de photos au format A4. L'interface est plutôt bien conçue, mais quelque peu redondante puisque l'on retrouve le même champ « Réglages rapides pour tâche d'impression » en tête de chacun des onglets ! Pour imprimer sans marge, sélectionnez l'option « Photo A4 sans bordure ». Tous les réglages sont à portée de main, mais on risque de ne plus savoir quels choix on a déjà faits ni où !
Ces réglages sont redondants ; on les retrouve en tête de tous les onglets
A la différence de la IP5200R, la Deskjet 6840 ne permet pas l'introduction du papier par le dessus ; il faut donc penser à placer le papier photo face imprimable vers le bas pour ne pas avoir de mauvaise surprise ! Quelques réglages « avancés » sont proposés à ceux qui souhaitent appliquer quelques retouches à leurs images : « Photo numérique HP » (correction des yeux rouges notamment) et « paramètres de couleur avancés » (modification de la saturation, de la luminosité et de la nuance des couleurs). Ça peut être utile, mais pas autant que sur les imprimantes qui permettent d'imprimer directement les fichiers bruts depuis une carte mémoire
Voici les options de retouche disponibles
À chaque lancement d'impression, l'imprimante affiche un écran signalant le niveau d'encre contenu dans les cartouches. Ainsi que nous le signalons plus loin, ce niveau est vraiment indicatif. Même lorsqu'il est au plus bas, la 6840 accepte encore d'imprimer. C'est plutôt un avantage lorsque l'on a à tout prix besoin d'une impression, pas forcément qualitative. L'impression de photo nous a en revanche désappointés sur un aspect : nos tirages sur papier photo Kodak ne parvenaient pas à sécher correctement. Manipulées même une journée après l'impression, les tirages nous tâchaient encore les doigts !
Une fenêtre s'affiche à chaque lancement d'impression, pour indiquer le niveau d'encre restant.
… de la bureautique
Lorsque l'on imprime en noir et blanc (solution économique lorsque la couleur n'est pas indispensable), on apprécie comme nous l'avons dit d'avoir directement à portée de main l'option « Niveaux de gris » ou monochrome. C'est le cas ici, et c'est un bon point pour la Deskjet 6840. Autre avantage, le recto verso automatique. On peut imprimer simplement des documents longs sans avoir à gérer soi-même, page à page, l'impression sur les deux faces. C'est un vrai confort. La Deskjet 6840 a la particularité de permettre de réaliser des affiches, en imprimant une image sur plusieurs feuilles (de 4 à 25). Là encore, c'est une option que l'on apprécie de trouver, car réaliser manuellement de telles compositions n'est pas de tout repos !
… en WiFi
Afin de configurer l'impression WiFi, il faut connecter temporairement l'imprimante au contrôleur réseau de votre PC à l'aide d'un câble
RJ45. Le câble est retiré ensuite, à la fin de l'installation, pour activer la communication sans fil. La configuration et l'impression en mode sans fil se sont effectuées sans difficultés. Contrairement à la Canon IP5200R, la Desket 6840 laisse le choix entre les modes infrastructure et ad hoc. Pour être au plus près des besoins de notre installation (l'imprimante simplement reliée à notre portable), c'est le second que nous avons choisi, et la configuration s'est faite sans complications ni contre-temps.
La HP 6840 permet de choisir entre un mode « Infrastructure » et « ad hoc ».
Conclusion
La Hewlett-Packard Deskjet 6840 se distingue, comme la Canon Pixma IP5200R, par sa simplicité. Les commandes accessibles directement depuis l'imprimante sont réduites au strict minimum, les impressions se lançant depuis la boîte de dialogue de l'application. Cette sobriété est vraiment synonyme de facilité d'utilisation. La Deskjet 6840 ne pose aucune difficulté d'utilisation particulière, et son apparence discrète (même si sa couleur « gris orage » lui donne une confère une petite touche de fantaisie) lui permet de se faire facilement oublier.
Toujours à l'image de la Canon Pixma IP5200R, cette imprimante propose l'impression WiFi. La configuration s'effectue bien plus facilement sur ce modèle, qui propose en plus du mode infrastructure, le mode ad hoc (envoi des informations directement de l'ordinateur à l'imprimante). En terme de fonctionnalités et de facilité d'installation, elle passe donc devant sa « rivale ».
Là où la Deskjet 6840 déçoit quelque peu, c'est au chapitre des tirages. De fines gouttelettes et des trames sont trop souvent visibles, alors qu'on les remarque peu ou aucunement sur les tirages de ses concurrentes. Outre ce point, la qualité est satisfaisante, avec un rendu plutôt neutre et un petit manque de punch, ce qui n'est pas forcément un défaut.