// Canon/Epson/HP : 3 imprimantes qui sortent du lot
Publié par Anne le Mercredi 7 Décembre 2005
Sommaire
Canon Pixma IP5200R
Interface et prise en main
D'entrée de jeu, la Canon surprend un peu par ses dimensions : presque carrée, elle parait exagérément plus large que les deux autres, surtout lorsque le plateau avant est sorti. Mais elle est en fait plus massive qu'encombrante ; néanmoins, il faudra prévoir une place confortable pour l'installer sur le bureau. Son revêtement extérieur est en plastique mat métallisé, tandis que toutes les parties internes sont de couleur noire. Un logo stylé et le nom de l'imprimante figurent au centre du capot. Malgré cette première impression monolithique, la IP5200R est agréable à l'oeil. Les lignes sont douces, les angles arrondis, et l'impression qui suit la première prise en main est celle d'une imprimante simple, sobre et bien construite.L'interface est dissimulée derrière une façade que l'on rabat et qui fait alors office de plateau pour le papier. Le visage de la Canon IP5200R que l'on découvre alors n'a rien d'impressionnant : les rares commandes sont localisées sur la droite et accompagnées d'une signalétique très sobre. L'interrupteur, noir laqué, est situé dans le renfoncement. Les touches qui suivent permettent de relancer l'impression, tandis qu'un port PictBridge complète le tableau. Comme la Deskjet 6840 à laquelle elle ressemble beaucoup par sa simplicité voulue, on a là à faire à une imprimante à la connectique minimaliste. Les autres connecteurs sont situés à l'arrière, à savoir : port USB et port réseau.
On accède très facilement aux cartouches en soulevant le couvercle supérieur ; ce même couvercle se referme sans heurt ni bruit lorsqu'on le rabat, ce qui est plutôt appréciable. La IP5200R a comme atout de proposer une double alimentation papier. Un tiroir est accessible à la base de l'imprimante. On l'utilisera notamment lorsque les contraintes d'installation font que le bac supérieur n'est plus accessible. Une commande en façade permet ensuite de sélectionner le bac utilisé. Vous pouvez également introduire le papier par le dessus. Le plateau s'allonge alors généreusement (c'est le plus long) pour garder les tirages en équilibre, même si l'imprimante est haut perchée sur une étagère ! Le bac dispose également d'un dos confortable qui assure le maintien des pages, ce qui est bienvenu car la IP5200R est plutôt nerveuse au démarrage ! Les pages sont entraînées assez brutalement, et elles passeront de biais si vous ne les calez pas parfaitement avec les guides latéraux. Et deux précautions valant mieux qu'une, pensez à placer un volume de feuilles suffisant pour que le papier soit maintenu droit et correctement entraîné. Vous voilà fin prêt pour imprimer !
On imprime…
Nous avons testé chacune des imprimantes sur différents supports.… des photos
L'impression de photos se fait très simplement, en choisissant les paramètres : Papier photo / Qualité d'impression haute / Impression sans bordure. On peut éventuellement aller faire un tour du côté de l'onglet « Effets » qui regroupe quelques réglages ludiques (Illustration, effets monochromes), ou destinés à améliorer la qualité de l'image (Image Optimizer / Réduction du bruit dans l'image).
Si vous vous demandez ce qui distingue la IP5200 (R ou non) de la IP5000 ou IP4000 que vous possédez déjà, la réponse tient en quelques mots : une encre nouvelle, la ChromaLife 100, qui améliore le contraste et réduit la diffusion des encres, et un nouveau système de buses Fine qui permet d'augmenter la qualité et la vitesse d'impression. Selon Canon, les nouveaux modèles sont jusqu'à 58% plus rapides que les précédents modèles PIXMA.
… de la bureautique
Comme pour la Deskjet 6840, on apprécie de n'avoir pas à aller loin dans le menu pour trouver le réglage monochrome, si utile pour économiser les cartouches couleurs lorsqu'elles ne sont pas nécessaires. Au chapitre bureautique, la IP5200R se distingue sans effort : elle est sans conteste la plus rapide de nos trois imprimantes. Pas d'attente inutile devant l'imprimante : une fois le tirage lancé, on le récupère presque aussitôt !
… en mode WiFi
Dur, dur ! En effet, avec notre configuration, imprimer en mode WiFi n'a pas été une partie de plaisir. Après une première tentative d'installation assez laborieuse sur notre réseau sécurisé, il nous a fallu désactiver les fonctions de cryptage pour parvenir à imprimer de façon fluide, et le terme est exagéré puisqu'il nous a fallu plusieurs minutes pour une simple page ! La réinstallation s'est faite en mode dit « infrastructure », dans lequel l'ordinateur communique avec l'imprimante via un point d'accès. Dans ce mode, les données sont envoyées de l'ordinateur vers le routeur, puis du routeur vers l'imprimante. Mais par rapport à notre configuration (un portable qui dialogue directement avec l'imprimante), ce mode était sans grand intérêt. Pour un usage domestique le passage par le routeur est tout de même superflu, sauf bien sûr si vous souhaitez partager la même imprimante entre plusieurs postes alors que le mode ad hoc, seul à permettre une liaison directe entre l'ordinateur et l'imprimante, n'est hélas pas supporté par la IP5200R. Un bien mauvais point pour cette imprimante !
… et sur CD / DVD imprimables
La IP5200R est fournie avec un logiciel, baptisé CD-LabelPrint, pour l'impression sur CD / DVD imprimables. Il s'agit d'une application basique et un peu sans surprise, qui permet de réaliser des étiquettes pour CD (standard ou mini) et pour boîtier (plusieurs formats). Une fois le programme lancé, on peut modifier la taille externe et interne du cercle. On peut noter également que cette imprimante, à la différence du modèle Epson, est livrée avec un adaptateur pour CD-R 8 cm.
Une application sans prétention, qui se prend en mains sans difficultés, mais qui pourrait être plus conviviale et ludique !
Après l'insertion d'un élément (photo / dessin / fond coloré) en arrière-plan, les possibilités d'enrichissement sont plutôt restreintes. On insère au choix des formes de type rectangle ou ellipse, auxquelles on ajoute ensuite un élément en fond. Le logiciel met aussi à notre disposition les outils lignes, courbes et bien sûr texte. Ce que l'on pourrait qualifier d'options de retouche se limite, pour l'arrière-plan, à jouer sur la mise au point (flou / netteté), à sélectionner un effet monochrome et à ajuster la luminosité et le contraste. Lorsque l'on insère une image dans l'une des formes proposées, la seule possibilité de retouche est le recadrage.
Même si les options proposées sont somme toute suffisantes au regard des prétentions de l'application, on regrettera que le logiciel n'offre pas de formes originales (étoile, bannière) et que les possibilités de création soient plutôt sommaires. On aurait par exemple aimé pouvoir appliquer un flou progressif sur les images.
L'impression proprement dite se fait très simplement, en introduisant le plateau dans l'emplacement prévu à cet effet, et en veillant simplement à bien aligner les repères. On lance alors l'impression pour récupérer rapidement un CD personnalisé, sur lequel on peut en plus envisager d'ajouter des indications manuscrites.
Conclusion
La canon IP5200R est une imprimante dont les vertus sont à chercher à l'intérieur ! Elle a en effet une apparence si sobre et une interface si simple, qu'il y a bien peu à en dire lorsque l'on s'en tient à son aspect extérieur. On peut tout au plus faire remarquer sa construction solide, en plastique lourd et bien fini, ses formes presque carrées (trop au goût de certains), un dos robuste, un plateau qui s'allonge généreusement et une signalétique qui ne nous donnera aucune sueurs froides. À moins de problèmes de bourrage (pour lequel on ouvre alors l'arrière de l'imprimante pour retirer les feuilles mal aiguillées) ou de manque de papier (on en remet dans le bac et on relance l'impression) pour laquelle elle usera l'un de ses avertisseurs lumineux, l'imprimante est d'une discrétion exemplaire, et c'est plutôt appréciable.L'imprimante joue la carte de la simplicité mais également celle de la rapidité : une vraie « bombe », prompte à délivrer un tirage aussi bien de type bureautique que photographique. L'entraînement du papier est de fait un peu violent. Pensez à caler vos feuilles avec précision si vous souhaitez une impression droite ! Dernier bon point dans la rubrique attendue de la qualité : la IP5200R se fait remarquer par ses couleurs saturées et ses noirs très profonds. Elle accentue les détails et « booste » les couleurs pour délivrer des tirages vraiment flatteurs et de bonne facture, aussi bien en photo que pour de la bureautique. Le seul reproche qu'on lui adressera est de nous faire perdre quelques détails à force d'accentuation. Les fins reliefs que l'on peut ainsi apercevoir dans les zones d'ombre par exemple, passent à la trappe avec cette imprimante. Ce n'est observable que de très près, mais c'est un comportement un peu « cavalier » qui peut poser problème aux puristes.
Au chapitre des défauts, nos rares remarques s'adresseront au mode WiFi. Le fait de ne pas proposer de mode ad hoc « disqualifie » la IP5200R dans le cas d'une configuration simple (mais répandue) comme celle utilisée pour nos tests : l'imprimante commandée en WiFi depuis un ordinateur portable. On regrette également de devoir passer par le logiciel fourni pour imprimer sur CD imprimable. L'imprimante Epson proposant cette fonctionnalité est quant à elle plus ouverte : elle permet d'imprimer sur CD directement depuis la carte mémoire, sans s'embarasser de l'ordinateur.
Les plus
- Très rapide, en bureautique et en photo
- Tirages saturés et contrastés
- Simple et sobre
- Permet d'imprimer des mini-CD
- Double alimentation papier
Les moins
- Livrée sans concentrateur ni câble réseau
- Ne prend pas en charge le mode WiFi ad hoc
- Pas de drivers pour Linux
Canon Pixma IP5200R
Imprimante
Très bon
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Ergonomie
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Fonctions
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Qualité d'image















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