Ils le vendent, ça ? Et oui !
Imprimante Polaroid PoGo : fabriquez vos propres timbres-poste
Il y a parfois des produits qui relèvent de la vraie/fausse bonne idée. Comme cette imprimante PoGo signée par une marque emblématique de la photo argentique : Polaroïd. Grâce à un procédé qui permet d'imprimer sans encre (ou plutôt sans cartouche, l'encre étant contenue dans le papier), la PoGo profite d'un encombrement très réduit qui lui permet de répondre aux besoins des utilisateurs équipés en numérique et placés en situation de mobilité. La communication entre l'appareil photo (ou le téléphone portable) et l'imprimante se fait soit par Bluetooth, soit par les connecteurs PictBridge / USB. Cette imprimante compacte est décrite par ses concepteurs comme étant «
le moyen le plus simple et le plus rapide pour partager les photos prises avec un téléphone portable. »
Qu'en est-il lorsque l'on passe à la pratique ? L'encombrement est effectivement réduit, mais les impressions générées peinent à convaincre. La définition est mauvaise, les couleurs sont fadasses et très vite, un tramage parasite provenant d'un encrassement des têtes enterre définitivement l'initiative. Pour se consoler, on aurait presque pu s'amuser à coller ces timbres-poste (5 x 7,6 cm) de fortune sur son frigo préféré. Manque de chance, la surface adhésive n'est pas logée à meilleure enseigne. Cette dernière colle tellement peu que l'on a l'impression que le cliché a déjà été posé/déposé sur une surface un nombre incalculable de fois. Comme si tout cela ne suffisait pas, l'argument prix achèvera les clients potentiels les moins sceptiques. Commercialisée 129 euros + 0,30 à 0,40 euro par impression pour une qualité médiocre (en miniature), la bête risque d'avoir du mal à quitter les étalages. Si vous ne savez toujours pas quoi offrir à vos proches, il y a peu de chances pour que ce périphérique atypique vous apporte une ébauche de réponse.
Scanner Ion SLIDES2PC
À l'heure des bits et des pixels, nombreux sont ceux qui cherchent une solution simple et efficace pour basculer leurs diapositives sous forme numérique. Le problème des scanners dédiés est en effet qu'ils sont à la fois fort onéreux (comptez environ 1 500 euros pour le Nikon COOLSCAN 5000, référence en la matière) et qu'ils nécessitent un bon tour de main et de nombreux essais pour parvenir aux réglages optimaux. Pour toutes ces raisons, on attendait beaucoup du SLIDES2PC. Ce scanner spécialisé dans la numérisation des diapos et négatifs n'est pas seulement bon marché, il a également le bon goût d'être simple d'utilisation. Trop beau pour être vrai ? Oui.
La principale déception concerne la qualité des « scans » obtenus. Les détails sont perdus lors de la numérisation, les couleurs dénaturées… Bref, les fichiers récupérés ne constituent au mieux qu'une pâle copie de vos souvenirs
(voir les photos en fin de page). Pourquoi des résultats si décevants ? En premier lieu, parce que ce scanner n'en est pas tout à fait un. En lieu et place, c'est un module d'appareil photo (capteur de 5 mégapixels et focale fixe réglée en position macro) qui prend place dans le châssis de l'appareil. L'avantage de la manœuvre, c'est un gain important en vitesse de « numérisation » : la prévisualisation est quasi-immédiate et il ne faut en tout et pour tout que quelques secondes pour obtenir un fichier de 5 millions de pixels (contre 20 avec le Nikon COOLSCAN 5000 cité précédemment). L'inconvénient, c'est que les poussières sont photographiées en même temps que l'image, et qu'il faut ensuite beaucoup de temps pour les retirer manuellement. Or sur le chapitre des poussières, rien n'égale les dispositifs à infrarouge présents sur les scanners haut de gamme.
Le scanner Ion SLIDES2PC est enfin pénalisé par son manque de polyvalence. Pour un budget de 150 euros (prix du SLIDES2PC), on préférera souvent faire l'acquisition d'une bonne imprimante multifonction capable de scanner, mais aussi, d'imprimer toutes sortes de documents. Le SLIDES2PC garde un certain potentiel de séduction en raison de son design (réussi) et de sa grande simplicité d'utilisation. Ces qualités le mettent à la portée des personnes réticentes à la technique. Est-ce suffisant pour craquer ?
Des protections jeux vidéo toujours plus pénibles
Finalement passée de mode, la protection StarForce a, des années durant, fait trembler la communauté des joueurs PC tant les problèmes qu'elle soulevait étaient nombreux. Aujourd'hui, cette protection n'est plus vraiment d'actualité, mais que les joueurs se rassurent, elle a été remplacée par d'autres trouvailles et nous ne gagnons pas forcément au change. Ainsi, la dernière version de SecuROM n'est pas loin d'être aussi pénible et avec elle, c'est surtout une nouvelle tendance qui vise plus ou moins à déposséder le joueur de son achat.

Parmi les contraintes liées à la protection SecuROM, mais aussi à d'autres, citons la nécessité absolue d'être connecté à Internet à l'installation du jeu afin que celui-ci puisse s'activer auprès des serveurs SecuROM. Citons également la limitation du nombre d'installations qui contraint le joueur à désinstaller « proprement » son jeu s'il ne veut pas risquer de se retrouver « à cours » d'activation. Si une telle situation survient, le joueur doit contacter le service client de l'éditeur afin de débloquer une activation supplémentaire.
Enfin, et histoire de ne pas toujours taper sur les mêmes, précisons que ce qui semble être la « meilleure » protection du moment, Steam, est surtout un excellent moyen de mettre un terme au marché de l'occasion : si la plateforme mise au point par Valve a nettement gagné en ergonomie et dispose maintenant d'un catalogue particulièrement riche, elle rend absolument impossible la revente d'un titre dont on s'est lassé. Pas très sympa.