Opération spatule !
Inutile de nous éterniser plus longuement sur l'aspect extérieur du Mac mini : disons simplement que la machine d'Apple est en apparence très bien pensée et que son esthétique générale devrait remporter un certain succès. Pour parvenir à ce résultat, Apple a toutefois utilisé quelques ruses « de Sioux » que l'on découvre au moment d'ouvrir, ou plutôt d'essayer d'ouvrir le Mac mini ! Alors que dans la majorité des cas, l'ouverture d'un ordinateur se fait par l'enlèvement de quelques vis sur sa face arrière, ici c'est à une véritable « spatule party » que nous convie Apple. Pas de vis, pas d'ergot ou de glissière à faire jouer, il n'y a strictement rien de « visible » pour démonter la machine et pour accéder aux entrailles. Il faut se munir d'une spatule que l'on fait glisser par le dessous du Mac mini afin de libérer les clips de rétention. Ceci effectué, la coque externe peut être démontée presque facilement.
Le démontage du Mac mini n'est pas difficile une fois que l'est parvenu à démonter la coque externe !
Les photos que nous avons prises de l'intérieur du Mac mini sont assez éloquentes : c'est très serré là-dedans ! Il faut dire qu'au regard du tableau disponible en page précédente, on voyait mal comment Apple avait fait tenir autant d'éléments dans si peu de place. La réponse est finalement assez simple et tient en un mot : miniaturisation. Apple s'est tout bonnement inspiré du design des
Ordinateurs Portables et leur a emprunté nombre d'éléments. Le premier d'entre eux qu'il faut retirer pour accéder au reste de la machine est le lecteur optique. Il s'agissait dans notre cas du modèle de base, un combo lecteur DVD / graveur CD-RW produit par Matsushita, mais Apple propose en option un SuperDrive (graveur CD-RW et DVD±RW) pour 100 euros de plus. Détail non négligeable qui explique le coût élevé du périphérique : le Mac mini n'accepte qu'un lecteur au format « slim », celui utilisé sur les portables.
Une fois démonté, celui-ci laisse apparaître un autre composant emprunté au monde du portable : un disque dur format 2"1/2. Beaucoup plus petits que les modèles destinés aux machines de bureau, ces disques ont récemment fait de gros progrès en termes de performances. Hélas et quelle que soit la capacité choisie (40 Go ou 80 Go), Apple fait confiance à des modèles Toshiba limités aux 4200 tr/mn. Pour le démonter, il faut en fait démonter toute la carène plastique qui intègre l'unique ventilateur de la machine. Relativement simple, cette opération permet de remarquer plus aisément l'unique connecteur mémoire. Si la carte mère du Mac mini permet un maximum de 1 Go de RAM, il faudra faire attention au moment de l'achat, car Apple ne livre en standard qu'une trop petite barrette de 256 Mo. À côté de cet emplacement mémoire, on notera aussi la présence du module WLAN / Bluetooth optionnel et de ses deux antennes.
Le disque dur 4200 tr/mn (photo de droite) n'est pas rédhibitoire, mais il handicape un peu la machine malgré tout
Près des connecteurs réseau, l'oeil habitué identifiera sans peine le radiateur noir du processeur PowerPC G4. Peu gourmand et « seulement » cadencé à 1.25 GHz ou à 1.42 GHz, ce processeur chauffe beaucoup moins que les derniers produits d'Intel par exemple. Apple a profité de cette liberté que lui donnait le G4 pour concevoir un système de refroidissement minimaliste. En démontant complètement la machine, on peut sortir la carte mère du boîtier et ainsi la retourner pour découvrir les derniers composants importants. À côté de puces Agere ou Broadcom pour la gestion du FireWire ou du réseau, on notera la présence du chip graphique ATI Radeon 9200. Afin de gagner en place, Apple a choisi d'intégrer purement et simplement ce composant à la carte mère de son Mac mini et de lui adjoindre 32 Mo de mémoire dédiée. Ce que l'on gagne en confort et en espace, on le perd en évolutivité : aucun port d'extension (AGP, PCI) n'est disponible sur le Mac mini.