Fujifilm Finepix S3500
Le S3500 se présente comme un bridge camera de bonne taille, ses dimensions et son poids restant tout de même raisonnables. La prise en main est excellente : en cadrage horizontal, la poignée porte-piles permet d'avoir l'appareil bien en main, le fût de l'objectif offrant une autre prise en cadrage vertical.
En apparence, le S3500 adopte une ergonomie classique avec son sélecteur rotatif, sa croix de direction qui assure aussi le zooming et offre un accès rapide aux modes flash (qui doit être érigé manuellement) et macro, et ses touches de fonction. Malheureusement la conception des menus semble le fait d'un expérimentateur fou. Pour accéder aux programmes résultat, il faut placer le sélecteur sur portrait, puis appeler le menu, se rendre à l'onglet scènes et choisir enfin le mode désiré ! De même le mode manuel est un leurre et permet seulement d'accéder aux réglages « avancés ». Le viseur électronique dispose d'un œilleton de bonne dimension, qui sera apprécié des porteurs de lunettes. En contrepartie, il lui manque un correcteur dioptrique et sa faible résolution fait apparaître la mosaïque des pixels et interdit l'observation des détails fins de l'image.
L'écran LCD est petit (1.5 pouce), mais il est bien rafraîchi et reste lisible en extérieur grâce à un renforcement du rétroéclairage d'accès immédiat. Les deux modes de visée affichent quelques informations et peuvent être quadrillés, mais oublient le principal, à savoir les ouverture et vitesse de prise de vue, ce qui est indigne d'un bridge camera habituellement destiné à des amateurs avancés.
Le S3500 est doté d'un zoom autofocus 6x (39-234 mm en équivalent), qui peut assurer la mise au point jusqu'à 10 cm en mode macro. Le capteur est un CCD 1/2.7 pouces de 4.23 Mpix (4 Mpix effectifs), exploité en quatre résolutions (2272x1704 à 640x480), un seul niveau de compression étant disponible. A 100 ISO, les images sont correctes avec un rendu des détails assez précis et des couleurs saturées (mais un peu chaudes). Un léger bruit est toutefois visible. Il n'a pas été possible de tester d'autres valeurs ISO : l'appareil ne dispose pas d'un réglage de la sensibilité (encore une anomalie pour un bridge camera) et la prise de vue en basse lumière, flash coupé, qui aurait permis à l'automatisme de pousser la sensibilité (jusqu'à 250 ISO selon la notice) rend la mise au point impossible !
Le S3500 ne dispose que d'un éventail réduit de modes de prise de vue : tout auto, 4 programmes résultat et priorité à l'ouverture (mais choix limité à 3 ouvertures). Il offre tout de même un correcteur d'exposition (normal et au flash), ainsi qu'un réglage de la
Balance des blancs et de la netteté. L'appareil réclame près de 3 secondes à s'initialiser. La mise au point est rapide sur des sujets bien éclairés, mais lente et même souvent impossible dès que la lumière devient pauvre (en intérieur, même de jour !). De plus, l'absence de buffer interdit toute prise de photos successives rapides, le S3500 étant aussi dépourvu de mode rafale.
Les modes vidéo sont peu attrayants (320x240 ou 160x120, tous deux à 10 images/s) et muets de surcroît. Les images sont stockées sur une carte xD (16 Mo fournie), l'alimentation étant assurée par quatre piles/accus AA
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