// Shuttle ST62K 'Zen'
Publié par Nerces le Mardi 20 Janvier 2004
La présentation générale de la bête effectuée, il est plus que temps de se pencher sur ses performances. Si Shuttle s'est décidé à déplacer l'alimentation, ce n'est pas seulement pour que le Mini-PC soit plus léger ou pour que l'on parle de lui. On peut espérer que c'est aussi pour apporter quelque chose de neuf soit au niveau des performances brutes, soit au niveau de la gestion des nuisances sonores.
Sandra 2004 et PC Mark 2002 (les prochains tests devraient exploiter la version 2004) permettent de tirer des conclusions sensiblement identiques. Gestion du processeur et interface mémoire semblent similaires à ce que nous avions pu relever lors du test du ST61G4. Le ST62K n'offre rien de vraiment révolutionnaire mais remplit parfaitement son rôle. La machine est puissante, fiable et paraît très homogène. En utilisation "2D", nous n'avons d'ailleurs eu aucun reproche à lui faire quelque soit les applications que nous avons pu utiliser.
Avec une solution graphique intégrée, la 3D n'allait évidemment pas être le domaine de prédilection du ST62K. Pour autant, on ne peut qu'être agréablement surpris par les performances qu'obtient le chipset ATI. Les plates-formes AMD avaient déjà un chipset performant en 3D (le nForce), on peut dire que maintenant les Pentium 4 ont le leur. On reste bien sûr très loin de ce qu'une carte dédiée peut offrir mais il n'en demeure pas moins que de nombreux jeux sont parfaitement jouables. Plus parlant que de vulgaires nombres, nous avons par exemple testé un titre aussi récent que Max Payne 2 pour nous faire une idée de ce que l'on pouvait attendre du RS300. En 800x600 et en ne faisant de compromis que sur quelques options graphiques, le jeu était parfaitement fluide !
Si le ST62K ne peut être perçu comme une machine destinée aux joueurs purs et durs, elle reste suffisamment performante pour offrir quelques distractions. L'immense majorité des titres de plus d'un an tourneront sans soucis pourvu que vous acceptiez quelques compromis graphiques et une grande partie des productions actuelles devraient pouvoir rester jouables.
Nous l'avons dit, les résultats sont très éloquents et les progrès réalisés par rapport au dernier XPC de Shuttle (le fameux Reflexion) sont impressionnants. Au repos, le ST62K équipé de son Bi-Sonic est pratiquement inaudible. Mais encore plus intéressant, il nous a été pour ainsi dire impossible de vraiment faire accélérer ce ventilateur en utilisation normale. Même nos tests 3D réalisés avec 3D Mark 2003 ou plusieurs heures avec Max Payne 2 ne nous ont donc permis que d'atteindre un niveau sonore de l'ordre de 42 dB ! Le Pentium 4 chauffait certes un peu (47°C) mais rien de catastrophique alors que le chipset ATI atteignait lui des températures plus impressionnantes (65°C) sans toutefois que cela ne présente un quelconque danger. Les conséquences du déménagement de l'alimentation sont réellement stupéfiantes et Shuttle a vraiment fait du bon boulot !
Performances brutes
Première déception en ce qui concerne les performances, nous l'avons déjà dit, le ST62K est dépourvu de port AGP. Il faudra donc savoir se contenter des performances, heureusement très correctes, du chipset ATI, à moins de passer du temps à chercher une carte graphique au format PCI. Il en existe encore et même des relativement puissantes puisque certains fabricants en ont réalisé à partir du GeForce FX 5600, mais elles sont hélas bien difficile à trouver et souvent plus chères que leurs homologues AGP. Nos tests de performances brutes ont donc principalement eu pour objectif de vérifier les résultats obtenus par le chipset ATI que nous avions déjà eu l'occasion d'essayer lors du test du ST61G4. A cet effet c'est d'ailleurs la même configuration que nous avons employée : Intel Pentium 4B 2.53 GHz, Corsair 2x256 Mo DDR PC3200, IBM 120 Go 7200 tr/mn.Sandra 2004 et PC Mark 2002 (les prochains tests devraient exploiter la version 2004) permettent de tirer des conclusions sensiblement identiques. Gestion du processeur et interface mémoire semblent similaires à ce que nous avions pu relever lors du test du ST61G4. Le ST62K n'offre rien de vraiment révolutionnaire mais remplit parfaitement son rôle. La machine est puissante, fiable et paraît très homogène. En utilisation "2D", nous n'avons d'ailleurs eu aucun reproche à lui faire quelque soit les applications que nous avons pu utiliser.
Avec une solution graphique intégrée, la 3D n'allait évidemment pas être le domaine de prédilection du ST62K. Pour autant, on ne peut qu'être agréablement surpris par les performances qu'obtient le chipset ATI. Les plates-formes AMD avaient déjà un chipset performant en 3D (le nForce), on peut dire que maintenant les Pentium 4 ont le leur. On reste bien sûr très loin de ce qu'une carte dédiée peut offrir mais il n'en demeure pas moins que de nombreux jeux sont parfaitement jouables. Plus parlant que de vulgaires nombres, nous avons par exemple testé un titre aussi récent que Max Payne 2 pour nous faire une idée de ce que l'on pouvait attendre du RS300. En 800x600 et en ne faisant de compromis que sur quelques options graphiques, le jeu était parfaitement fluide !
Si le ST62K ne peut être perçu comme une machine destinée aux joueurs purs et durs, elle reste suffisamment performante pour offrir quelques distractions. L'immense majorité des titres de plus d'un an tourneront sans soucis pourvu que vous acceptiez quelques compromis graphiques et une grande partie des productions actuelles devraient pouvoir rester jouables.
Nuisances sonores et dissipation thermique
Si le ST62K n'innove pas en ce qui concerne les performances, il faut nécessairement que sa gestion des nuisances sonores et de la chaleur soit novatrice ou alors c'est que Shuttle s'est bien moqué de nous avec des innovations qui n'en seraient pas. Heureusement, il n'y a pas eu mystification et le 'Zen' porte bien son nom. Au premier démarrage de la bête, sa discrétion était déjà une évidence mais tout au long des tests de performances, on a pu se rendre compte combien cela se vérifiait. Exception faite du Pundit qui constitue vraiment une machine à part, le ST62K s'accapare d'un tout petit rien la couronne de machine "performante" la plus silencieuse. Par machine performante, nous entendons basée autour d'un processeur Athlon XP / Pentium 4 et mettons évidemment de côté les séduisants mais radicalement différents Epia de VIA. Le ST62K est donc notre nouveau "Roi" même si les écarts relevés entre Sa Majesté et l'EPoX eX5-300S sont tout à fait ridicules. En fait le ST62K se distingue surtout par son comportement relativement constant. En effet, qu'il soit au repos ou à pleine charge, la température et les nuisances sonores restent plus resserrées qu'avec l'eX5-300S. Il me faut d'ailleurs préciser un point important du graphique. Nous avons indiqué qu'à pleine charge le ST62K atteignait les 50 dB. Ce nombre n'est pas exact puisqu'en réalité nous n'avons jamais réussi à pousser suffisamment la température du processeur pour que le ventilateur dépasse les 42 dB. Ce résultat de 50 dB n'est donc là que pour vous indiquer les nuisances maximales que le ventilateur intégré à la machine peut engendrer. Ce maximum est d'ailleurs en réalité très rassurant, car il prouve combien le nouveau ventilateur adopté par Shuttle est performant. Enfin, la compagnie taiwanaise s'est décidé à remplacer le Sunon 80x80x25 mm que l'on rencontre depuis les débuts du heat-pipe. Il s'agit aujourd'hui d'un modèle de marque Bi-Sonic d'une épaisseur de seulement 15 mm. Là, Shuttle surprend un peu son monde : le fabricant a en effet décidé de modifier l'épaisseur du ventilateur alors qu'il avait pourtant la place d'en mettre un un peu plus large... Peut-être une précaution pour que l'on puisse mettre n'importe quel lecteur de CD dans la machine ? Toujours est-il que nous avons évidemment voulu savoir si ce choix n'était pas préjudiciable au ST62K, c'est pourquoi vous pouvez lire les résultats du ST62K obtenus avec le Bi-Sonic fourni d'origine et ceux obtenus avec un NoiseBlocker S2 fixé sur une "jupe" emprunté à une autre modèle Shuttle (elle s'adapte parfaitement).Nous l'avons dit, les résultats sont très éloquents et les progrès réalisés par rapport au dernier XPC de Shuttle (le fameux Reflexion) sont impressionnants. Au repos, le ST62K équipé de son Bi-Sonic est pratiquement inaudible. Mais encore plus intéressant, il nous a été pour ainsi dire impossible de vraiment faire accélérer ce ventilateur en utilisation normale. Même nos tests 3D réalisés avec 3D Mark 2003 ou plusieurs heures avec Max Payne 2 ne nous ont donc permis que d'atteindre un niveau sonore de l'ordre de 42 dB ! Le Pentium 4 chauffait certes un peu (47°C) mais rien de catastrophique alors que le chipset ATI atteignait lui des températures plus impressionnantes (65°C) sans toutefois que cela ne présente un quelconque danger. Les conséquences du déménagement de l'alimentation sont réellement stupéfiantes et Shuttle a vraiment fait du bon boulot !








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