Si nous testons également le PowerMax 1800, notre article se concentre tout de même sur la comparaison XPS2.100 / PowerMax 1300 afin de déterminer quel est le plus intéressant. Nous reviendrons également sur les impressions laissées par des ensembles comme le Creative I-Trigue 3300 (en test
ici), le Creative Inspire 2.1 Slim 2700 (en test
là) et le 2100 d'Altec Lansing (en test
ici). Le but étant bien sûr d'établir une sorte de classement des meilleurs kits 2.1 à encombrement réduit.
Comportement ludique
Les ensembles 2.1 du fait du nombre limité d'enceintes sont davantage destinés aux joueurs ou aux amateurs de musiques qu'aux cinéphiles. Nos premiers essais ont donc été réalisés avec quelques uns des jeux les plus en vue du monde PC. Des jeux qui peuvent bien sûr exploiter les ensembles multi-canaux mais qui n'en font pas une nécessité absolue. La qualité du son s'est en revanche nettement améliorée ces dernières années et alors que l'ancien 22 kHz pouvait se contenter d'enceintes relativement moyennes, le 44 kHz actuel est beaucoup moins indulgent.
Malgré les exigences des dernières productions, un bon vieux 2.1 suffit encore pour la plupart des jeux.
Face à des productions récentes comme
Unreal 2,
Splinter Cell ou
TOCA Race Driver les trois kits que nous testons aujourd'hui sont à peu près au même niveau. On remarquera tout de même que le caisson de basses du PowerMax 1300 est un cran en-dessous de ceux des PowerMax 1800 et XPS2.100. Cela ne se ressent que très peu avec TOCA, mais bien davantage dans les scènes les plus tendues de Splinter Cell. Le rendu reste malgré tout très plaisant sur la plupart des jeux et même comparé aux ensembles testés précédemment, on ne note pas de différences véritablement significatives même si le Inspire Slim 2700 est très clairement distancé. Un dernier petit essai avec
Grand Theft Auto : Vice City permet de faire la transition avec nos tests suivants puisque la bande son du jeu de Take 2 Interactive est composées de morceaux de musique tout simplement excellents.
Comportement musical
Un test comme Vice City permet au I-Trigue 3300 de démarquer de ses concurrents. La différence n'est pas faramineuse mais cependant clairement perceptible. De la même manière, les faiblesses de l'Inspire Slim 2700 apparaissent une nouvelle fois, laissant cet ensemble loin derrières les autres. En règle générale, les ensembles audio à "encombrement réduit" souffre d'un défaut caractéristique : le caisson de basses plutôt puissant et de qualité écrase complète le reste des sons. Il recouvre littéralement des satellites déjà pas forcément très puissants et absorbe trop souvent les aigus et les médiums. Le son apparaît alors au mieux déséquilibré, au pire complètement faussé.
Si nos trois nouveaux prétendants ne dérogent pas à cette règle, on notera tout de même que c'est avec le PowerMax 1300 que c'est le plus visible. Nous avions déjà pu ressentir cela lors de nos tests jeux, mais c'est ici beaucoup plus net : le caisson de basses semble tout simplement anémié et est de fait le plus mauvais de tous les kits testés. La bande son de Moulin Rouge est à ce titre particulièrement révélatrice et un morceau comme "Boléro" (le générique de fin) perd beaucoup de sa force. C'est un peu la même chose avec le Ieee de Tori Amos qui sonne presque creux. Le rendu est déjà bien différent avec les PowerMax 1800 et XPS2.100 qui offrent déjà un caisson plus nuancé, même si les basses manquent encore de précision. On atteint avec ces deux kits un niveau de qualité légèrement supérieur à celui des Inspire Slim 2700, mais on reste encore un cran en-dessous des basses produites par le I-Trigue 3300 et le 2100 d'Altec Lansing.

Du côté des satellites le constat est relativement différent. Un de mes artistes préférés pour ce genre de tests est sans aucun doute Enya et ce choix fut particulièrement judicieux car il a permis de mettre en avant quelques différences assez nettes entre les kits. Les ensembles de ce type nous ont habitué à une restitution des aigus très moyenne et même l'I-Trigue 3300 restait très loin du rendu de "vraies" enceintes comme les 621 d'Altec Lansing (autrement plus volumineuses). Ici, les deux kits PowerMax font jeu égal et se trouvent être très proches du XPS2.100. Le traitement des aigus est dans un cas comme dans l'autre relativement décevant, même s'il faut bien sûr tenir compte du type d'enceintes auquel nous avons affaire. Nous restons évidemment très loin de ce que proposent de "véritables" enceintes comme les 621 d'Altec Lansing avec en particulier un manque de relief qui donne l'impression d'un son "plat".
Les médiums sont souvent les oubliés des kits d'entrée de gamme. Ils ne sont d'ailleurs pas mieux lotis que les aigus même s'ils permettent de faire de réelles distinction entre nos différents cobayes. Les deux PowerMax sont une nouvelle fois à égalité, mais le XPS2.100 est ici bien plus à son aise. Les ensembles Teac sont d'ailleurs particulièrement mis en difficulté ici. Ils sont du niveau des Altec Lansing 2100 et on regrettera donc que trop souvent les médiums soient simplement complètement masqués par les basses. En éliminant le caisson, on s'aperçoit en fait que les satellites sont tous simplement incapables de rendre correctement ces sons. Le Hercules XPS2.100 est nettement meilleur dans ce domaine et même si le rendu est différent, on peut dire qu'il est au niveau de l'I-Trigue 3300. Un dernier point très important mérite d'être souligné avant d'entamer la dernière partie de nos essais : selon le type de musique, les défauts précédemment seront très désagréables ou au contraire à peine perceptibles. La musique classique (Guillaume Tell ou Le Lac Des Cygnes) seront par exemple particulièrement sensibles à la reproduction des aigus alors qu'un album de Moby sera généralement plus à son aise avec un caisson de qualité.
C'est déjà le cas avec n'importe kit audio, mais j'aurais tendance à dire que le type de musique envisagé est encore plus important avec un ensemble à "encombrement réduit" !
Comportement "Home Cinema"
Nos derniers essais concernent comme d'habitude le home-cinema avec le visionnage de quelques DVD "références". C'est bien sûr le PowerMax 1800 qui était particulièrement attendu dans cette partie de l'article même si le comportement des ensembles 2.1 était tout de même intéressant surtout après les performances tout à fait moyennes des I-Trigue 3300 ou des 2100 d'Altec Lansing dans ce domaine.
Le PowerMax 1800 permet évidemment une spatialisation du son bien plus intéressante mais pèche malgré tout pas un certain manque de dynamisme en particulier en ce qui concerne les médiums. Alors que les basses offrent un rendu convenable, les médiums brillent en effet par leur absence ! Même les aigus, pourtant pas vraiment plus évidents à reproduire sont davantage réussis. Le résultat final est toutefois loin d'être catastrophique et me semble tout de même un ton au-dessus de ce que peut donner le Creative Inspire 5300 par exemple. Un film comme
Terminator 2 passe malgré tout très bien et les tornades de Twister font bien le ménage dans la pièce. Il faut toutefois se rendre à l'évidence et comme c'est souvent le cas avec les ensembles "entrée de gamme", le rendu des films spectaculaire comme Le Pacte Des Loups est meilleur que celui des films plus "intimistes", par exemple The Pledge. Notons enfin que, même lorsqu'il était poussé assez haut, le PowerMax 1800 conservait un son assez homogène.

Du côté des ensembles 2.1, le résultat est évidemment moins probant et l'absence d'enceintes surround est vraiment perceptible quelque soit le film visionné. Un titre comme In The Mood For Love permettra tout de même au XPS2.100 de briller en proposant un rendu différent mais pas moins bon que celui des I-Trigue 3300. La puissance et la bonne tenue du caisson de basses permettra d'envisager certains titres puissants sans scrupules et globalement, même s'il ne peut prétendre diffuser un film dans de bonnes conditions, il reste nettement au-dessus du PowerMax 1300 dans ce domaine. Ce dernier n'est en effet à l'aise avec aucun film : son caisson de basses n'est pas assez puissant pour reproduire quoi que ce soit de spectaculaire alors que les satellites pèchent comme nous l'avons déjà dit du côté des médiums.