Qu'est ce que le web 2.0
La question peut paraître stupide tant cette notion s'insinue dans tous les médias, y compris les médias de masse. Conséquence de cela : le terme de web 2.0 se retrouve dilué, caricaturé comme un terme marketing englobant tout et n'importe quoi. Tentons donc de recadrer les choses.
Un peu d'histoire
Contrairement à ce que de nombreux détracteurs pensent, le « web 2.0 » n'est pas une invention de spécialistes du marketing mais une expression créée par un homme, Tim O'Reilly, directeur des éditions du même nom, en fait le titre d'une conférence au cours de laquelle il définissait un ensemble de pratiques et d'outils utilisées par des personnes qui considèrent le web comme une plate-forme. Ce « charabia » peut paraître quelque peu obscur : disons que la différence entre un hypothétique web 1.0 et le web 2.0 réside dans le fait que dans la « mise à jour », le web est utilisé comme une plate-forme qui permet de créer du contenu sans passer par des applications locales, et surtout sans disposer de connaissances technologiques. Dans le web « 1.0 », la création de contenus était possible mais réservée à une certaine élite. Evidemment, utiliser un éditeur HTML n'avait rien de sorcier mais ce n'était rien en comparaison de la facilité que l'on peut avoir aujourd'hui pour maintenir un blog, une page sur un réseau social ou publier une vidéo sur YouTube.
Les implications technologiques
La simplicité d'utilisation du web 2.0 est permise par l'utilisation de l'AJAX (Asynchronous Javascript And XML), qui n'est pas à proprement parler une technologie mais un ensemble de technologies utilisées conjointement, notamment le javascript et l'XML mais également les feuilles de style
CSS.
Concrètement, la différence entre une page HTML « classique » et une page AJAX réside dans le premier A, pour « asynchrone ». Sur une page « traditionnelle », l'utilisateur envoie une requete à un serveur, et celui-ci lui renvoie une nouvelle page en fonction de celle ci. On parle alors de requete synchrone.
En AJAX, on utilise l'XML pour ne récupérer que les données nécessaires sans recharger toute la page. Cela permet d'obtenir des sites très réactifs car le volume des données à télécharger côté serveur est considérablement réduit, et ouvre des possibilités d'interaction inédites, et ce sans passer par des plug-ins comme Java ou Flash. L'utilsation d'AJAX rend ainsi possible des applications en ligne relativement complexes telles que des suites bureautiques (Google Documents, Zoho Office…), des outils de retouche d'image ou encore des webmails dont les fonctionnalités et la réactivité n'ont pas grand-chose à envier à des applications locales.
On aurait vite fait de croire que le web 2.0 est la solution miracle réunissant les avantages du web (disponibilité universelle, partage des documents, mobilité…) et la rapidité et les fonctionnalités d'applications locales. Néanmoins, la médaille a son revers : le web 2.0 consacre le navigateur web comme application centrale, et nous verrons plus tard les problèmes de sécurité que cela entraine.