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Détails sur la surveillance automatisée du P2P

Publiée par Vincent le Vendredi 25 Mai 2007

Brève Business Informatique

Hier, nous avons appris que le Conseil d'Etat avait annulé une décision de la Cnil visant à refuser la surveillance automatisée des réseaux P2P en France afin de lutter contre le piratage (voir P2P : la surveillance automatisée de retour ?). Suite à cette décision, la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques) appuyée par la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique) et de la SDRM (Société pour l'administration du Droit de Reproduction Mécanique) vont pouvoir formuler une nouvelle demande devant la Commission nationale informatique et libertés.

L'arrêt du Conseil d'Etat qui invalide le refus de la Cnil a été publié à travers ce document PDF. Un document particulièrement intéressant sur le sujet puisqu'il dévoile notamment le système de surveillance que souhaitent mettre en place les sociétés chargées de préserver et de défendre les ayants-droits.

Le système de surveillance envisagée par sociétés se baserait sur « une base commune de contrôle portant simultanément sur 10 000 titres », laquelle serait actualisée toutes les semaines à hauteur de 10%. des morceaux.

La phase de « surveillance » se ferait ensuite sur 24 heures (phase nommée calibrage/ciblage). Ensuite, le système se baserait sur des différents paliers pour « mesurer et éventuellement sanctionner les délits ». Le document précise « qu'à l'issue de cette phase, les internautes ayant gratuitement mis à disposition moins de 50 fichiers (musicaux) pendant la période de référence avaient seulement vocation à recevoir un message d'avertissement lié aux conséquences juridiques ». Il y a toutefois peu de chance pour que cette mesure soit acceptée étant donné que le Conseil d'Etat, tout comme la Cnil, la considère illégale.

En revanche, les mesures plus drastiques pourraient être acceptées. Elles pourront s'appliquer à ceux qui partagent davantage de fichiers, ainsi « les internautes ayant mis à disposition plus de 50 fichiers (musicaux) à des tiers seraient sélectionnés pour faire l'objet d'un contrôle renforcé pendant une seconde phase nommée " ciblage avancé " consistant pendant une période de quinze jours, en une surveillance des intéressés ».

Ensuite, différents paliers s'appliquent : « au terme de cette période, les internautes ayant partagé entre 500 et 1000 fichiers (musicaux) auraient vocation à faire l'objet de poursuites devant le juge civil [...] Pour la mise à disposition de plus de 1000 fichiers, les internautes seraient susceptibles de faire l'objet de poursuite pénale (permettant d'appliquer une peine de prison, en plus d'amende et de dommages et intérêts) ».

Reste maintenant à attendre et à voir si l'ensemble ou seulement une partie de ces points (modifiés ou non), pourront obtenir cette fois-ci l'aval de la Cnil nécessaire pour leurs mises en oeuvre.
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Les Commentaires des lecteurs
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le 11 Juin 07 à 10h54
Edition
 
mouarf jme pose quelque question quand meme
1 faut il comdamner ceux qui enregistre a la telé et qui prete ces cd dvd K7
2 pour les musique ya t il pa sun moment ou elles sont libre de droit genre comme les brevets au bout de 20 ans
3 a partir du moment ou une emission serie film passe a la telé (serait il possible quil soit libre de droit car sinon jachete un lecteur DVD enregistreur pour compiler mes series preferées ....)
 
le 11 Juin 07 à 13h35
Edition
 
Euh c'est pas une vieille news remontée ca ?
 
le 13 Juin 07 à 05h56
Edition
 
Et si ce système présente des ratés et que l'on accuse qqun qui n'a rien fait ? -> voir les radars automatiques sur les autoroutes.
Edité le 13/06/2007 à 05:57
 
le 13 Juin 07 à 07h43
Edition
 
Drizzt56 a écrit:
Et si ce système présente des ratés et que l'on accuse qqun qui n'a rien fait ? -> voir les radars automatiques sur les autoroutes.
Et bien ça sera comme pour les radars, présomption de culpabilité jusqu'a preuve du contraire.
D'abords tu paye et ensuite tu te débrouille comme tu peut pour prouver ton innocense.

En lisant la news un truc m'a sauté aux yeux : là on parle de la SCPP, de la SACEM, de la SDRM, dans une autre news on a droit a la SPFF. C'est dingue le nombre de sociétés parasites qui gravitent autour du monde de la musique et du cinéma, chacune voulant une part du gateau.
Pas étonnant que ça parte en procès dans tous les sens, le raquet qu'ils opèrent sur l'argent qui devrait revenir aux artistes ne suffit plus a nourrir tous ces bons a rien (c'est que ça consomme une Ferrari ...:sarcastic:) donc il faut bien qu'ils aillent raqueter ailleurs et la cible est toute trouvée : nous.
Quand je pense au fric détourné légalement par tous les profiteurs qui ne produisent rien de concret et s'enrichissent sur le dos des autres je me dit qu'en les éliminant du circuit il y aurait moyen de faire pas mal baisser les prix des disques et en même temps d'augmenter la rémunération des artistes ce qui au final serait bénéfique pour tout le monde (sauf pour tous ces rapaces qui du coup seraient obligés de trouver un vrai travail ou il faut bosser pour gagner de l'argent au lieu de se servir sur celui des autres).

Autant quelquepart je comprend que les maisons de disques se servent, faut bien rembourser les frais qu'on a fait pour financer un artiste (enregistrements, pressage des disques, promo, etc ...) autant j'ai du mal à voir l'utilité de toutes ces sociétés privées qui viennent se greffer là dessus.
 
 



 
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