Ils sont cachés au fond d'un hall grand comme un terrain de football, cachés par les impressionnantes structures déployées par les grands noms japonais ou sud-coréens de l'électronique grand public et pourtant, leurs minuscules stands ne désemplissent pas. Pour la première fois en 2010, le CES a vu la création d'une « eBook tech Zone », qui rassemble quelques-uns des acteurs engagés dans ce que, déjà, nombre d'analystes présentent comme étant l'une des tendances phare de l'année en matière de high-tech : le livre électronique. Dans ce domaine, une cinquantaine de fabricants s'active déjà. Tous rivalisent d'ingéniosité pour proposer au consommateur le successeur idéal au vénérable papier. A ce stade, l'offre n'est pas encore structurée, et chacun tente de deviner quels sont les choix, techniques ou commerciaux, qui permettront de s'imposer sur un marché que tous voient promis à un grand avenir.
L'indispensable encre électronique ?
L'essor du livre électronique doit-il vraiment passer par la mise au point de terminaux dédiés à leur consultation ? C'est le premier des débats qui anime les acteurs désireux de profiter de la manne des contenus dématérialisés. Certains partent du principe qu'il vaut mieux proposer au consommateur des appareil multifonctions sur lesquels on pourra lire la presse ou des livres électroniques mais aussi communiquer, surfer sur Internet, regarder des vidéos ou écouter de la musique. Dans ce cas, l'outil idéal serait la tablette connectée : une configuration complète, avec un système d'exploitation complexe que l'on pourra enrichir d'applications, sachant s'acquitter de la plupart des tâches courantes. Des fabricants comme HP, Dell, MSI ou Apple se sont déjà ou vont s'engager dans cette voie.
Sur l'autre versant se trouvent ceux qui croient au concept de liseuse électronique dédiée. Elle fait appel à une technologie d'encre électronique et offre un confort de lecture bien supérieur, du fait de l'absence de rétroéclairage. Ces terminaux sont souvent plus fins, plus légers et bien plus endurants : l'encre électronique ne consomme de l'énergie que lorsqu'on modifier les contenus affichés à l'écran. On ne quantifie donc plus l'autonomie en heures de fonctionnement, mais en nombre de pages tournées. En règle générale, ils sont également plus économiques : à partir de 200 euros environ pour les modèles premiers prix.
Certains tentent déjà de concilier le meilleur des deux mondes, accouchant de prototypes hybrides à la viabilité commerciale incertaine. Entourgage, par exemple, propose une liseuse à deux écrans : d'un côté, une dalle à encre électronique réservée à consultation de livres ou documents et, de l'autre, un LCD classique, qui sert pour l'accès à Internet. Chez Spring Design aussi, on mise sur deux écrans, mais superposés cette fois : dans la partie supérieure, une dalle six pouces à encre électronique. En dessous, un petit LCD de 3,5 pouces, animé par Android et permettant de surfer sur le Web ou de visionner des vidéos.
Technique tablette ou encre électronique, frescale déjà partant
Distribution : amazon absent, kiosques alternatifs
Services : ebooks connectés, convergence, QUE, Bookeen
Pb des contenus : offre djà bien développée aux US, légère en france, ventes très modestes n'incitent pas les éditeurs à faire des efforts. Prix num = prix papier
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