Retour au site
Espace membre : Facebook Connect
Abonnement Newsletter Ok
Recevez chaque midi par email le PROGRAMME TV GRATUIT des chaines de la TNT (exemple).
Pour vous abonner, il suffit d'indiquer votre adresse email :

Nous détestons le SPAM autant que vous. Si ça ne vous plait plus, un simple clic et vous serez immédiatement désinscrit.

ITW April: retour sur les enjeux du logiciel libre

Brève Business Informatique

Frédérique Couchet
Le 12 novembre dernier, l'April a lancé une campagne promotionnelle afin de recruter de nouveaux adhérents et d'expliquer les positions de l'association face aux éditeurs de logiciels propriétaires. Quelques jours plus tard, ce sont près de 600 nouveaux inscrits qui se sont joints à la cause.

Clubic s'est entretenu avec Frédéric Couchet, délégué général de l'April, afin de revenir sur les enjeux du logiciel libre, ses caractéristiques et le rôle de l'April dans sa promotion.

Clubic : Pourriez-vous rappeler les problèmes liés à la licence propriétaire et présenter les visions soutenues par l'April ?


Frédéric Couchet : Le problème de la licence propriétaire, c'est la restriction de libertés. Notre vision se base véritablement sur le partage de connaissances, lequel est un peu similaire au mode de la recherche scientifique. Le logiciel propriétaire se positionne sur le marché le plus rentable. L'éditeur est alors le seul maître de ce marché mais aussi de l'avenir du logiciel. Par opposition, le logiciel libre répond à un besoin. Lorsque Linus Torvald a publié le noyau de Linux, c'était principalement pour répondre à des attentes personnelles. Il a dit : « hé les gars je viens de bosser sur un truc, vous en pensez quoi ? » et de là tout est parti. Au sein du logiciel libre, nous retrouvons un peu la même dynamique que sur Internet avec les réseaux communautaires.

Concrètement, quels sont donc les avantages du logiciel libre pour l'utilisateur et les professionnels ?

FC : Il y a énormément d'avantages et les gens commencent à le ressentir. Dans un premier temps, nous contribuons à réduire la fracture numérique avec des coûts plus bas. Si un élève participe à une démonstration d'un éditeur texte sur Microsoft Office, il lui faudra acheter une licence de la suite bureautique pour reproduire ce pas-à-pas. En revanche les choses sont plus simples si l'élève est initié sur OpenOffice.org. Il y a aussi une dimension éducative, notamment pour l'étudiant en informatique qui peut véritablement comprendre le fonctionnement du logiciel à partir de son code source. Le logiciel propriétaire pose aussi des problèmes de sécurité. En gros, Microsoft nous propose une sorte de boite noire en nous certifiant que celle-ci est super sécurisée. L'utilisateur doit se contenter de lui faire confiance. Avec un logiciel libre, le code est accessible par tout le monde et la communauté est très réactive pour corriger d'éventuels problèmes.

L'utilisation du logiciel libre est aussi un avantage considérable pour le professionnel. Si une société recherche un logiciel spécifique pour répondre à des besoins particuliers alors elle peut s'orienter vers une solution libre et demander à une personne tierce d'y rajouter quelques modules supplémentaires. C'est la grande faille du logiciel propriétaire : un seul éditeur ne pourra pas répondre à tous les besoins.

Si l'éditeur d'un logiciel libre n'a pas de contrôle sur l'avenir de son produit, de quelle manière peut-il être payé ?

FC : Il n'y a pas d'exclusion d'usages commerciaux. La société française Mandriva, par exemple, vend son logiciel mais l'utilisateur peut tout à fait le redistribuer en respectant quatre règles fondamentales à savoir les libertés d'utilisation, d'étude du code source, de modification et de redistribution. La version payante de Mandriva que l'on retrouve en magasin contient un manuel d'utilisation et puisque ce sont les principaux éditeurs, ils sont aussi le mieux placer pour proposer un service de support client. Alors que nous vivons à l'ère de la copie numérique, le modèle propriétaire est très hypocrite et tente de recréer de la rareté là où se trouve de l'abondance. En conséquence, une licence d'utilisation est limitée à un ou quelques postes mais au final, cela ne leur coûte pas plus cher à produire. C'est la différence fondamentale entre le bien matériel et immatériel.

Aujourd'hui quels types de licences existe-t-il ?

FC : Dans le domaine propriétaire il y a en beaucoup car chacune est particulière. En gros nous distinguons deux types de licences dans le monde du logiciel libre : les copyleft et les non copyleft.

Parmi les copyleft, nous retrouvons la licence GPL. En business, le principal problème, c'est la concurrence. Comment m'assurer que des personnes ne vont pas reprendre une partie du code pour l'intégrer dans un logiciel propriétaire ? Je vais choisir la licence GPL qui obligera la personne intéressée par le code source à redistribuer les modifications apportées. La licence GPL permet donc de faire du vrai business, c'est magnifique! Aujourd'hui, je dirais que 60 à 70 % des logiciels libres utilisent cette licence.

La licence BSD, par contre, est beaucoup la plus flexible, elle permet de redistribuer le programme sans restriction.

Quelle est la position de l'April sur les logiciels propriétaires distribués gratuitement ?

FC : Ca n'a pas trop d'intérêt. Pour nous ce qui est vraiment important ce sont les libertés fondamentales. La gratuité, il faut s'en méfier. Quelqu'un disait à juste titre : la première dose de drogue est souvent gratuite. C'est un peu comme lorsqu'une personne achète un ordinateur. Vous savez, l'une des grandes forces de Windows, c'est d'avoir convaincu les utilisateurs qu'ils étaient responsables des plantages du système ! Puis ils invitent tout le monde à débourser de l'argent pour mettre à jour leur matériel en dévoilant un nouveau système d'exploitation. Il y a des accords tacites avec les fabricants de matériels. Par opposition, la plupart des logiciels libres sont optimisés pour des systèmes moins ambitieux et l'utilisateur se rend compte qu'il n'a pas besoin de toute cette puissance.

Donc en admettant que tout le monde passe du jour au lendemain sur des logiciels libres, cela aurait-il des conséquences pour les fabricants ?

FC : Non je ne pense pas. Au contraire les constructeurs seraient certainement ravis d'avoir une vraie concurrence permettant aux utilisateurs d'investir plus dans le matériel plutôt que dans la licence qui est vendu avec. Au final, l'acheteur ne paierait que pour ce dont il a besoin.

Il y a quelques jours, Sam Ramji a fait une promotion des activités de Microsoft dans le monde du logiciel libre (Silverlight....) Qu'en pensez-vous ?

Ca fait à peu près 10 ans que Microsoft étudie le mouvement du logiciel libre. Ils sont obligés d'en tenir compte car ce n'est pas un concurrent qui peut être racheté. Pour eux c'est difficile. Cependant, est-ce qu'une structure comme Microsoft peut concrètement évoluer ? Par ailleurs, nous observons toujours chez Microsoft des mouvemements pour contrer le logiciel libre, par exemple au sein des discussions avec le gouvernement. Ils nous font perdre beaucoup de temps! Au final, on a pas besoin qu'ils évoluent, on veut qu'ils nous laissent tranquilles!

Aujourd'hui, à part chez l'utilisateur, où trouvons-nous le logiciel libre?

FC : Certains professeurs se battent pour apprendre aux enfants à utiliser le logiciel libre mais nous ne recevons pas beaucoup de faveurs de la part des instances gouvernementales. Nous allons parler à plusieurs personnes pour voir ce qui peut être mis en oeuvre. Au sein de l'administration, certains DSI croient au libre mais il n'y a pas de politique réelle pour son adoption. La Gendarmerie Nationale migre doucement vers le libre et utilise déjà OpenOffice.org. Les députés de l'Assemblée Nationale sont aussi sur des systèmes libres.

Pour ces derniers utilisateurs, y a t-il eu des modifications du code source pour adapter certains besoins spécifiques?

FC : Je ne saurais dire pour la Gendarmerie mais certains modules ont été rajoutés à l'Assemblée, notamment pour la synchronisation de leur PDA. Je ne sais pas si ces modifications ont été redistribuées.

Certains éditeurs de solutions propriétaires argumentent que passer au libre ralentirait le développement de leur logiciel. Est-ce une vérité ?

En termes de structure, peut-être certains ne savent-ils pas travailler. Depuis que nous sommes tous petits, on nous apprend à être individualistes. Les gens sont habitués à travailler dans leur coin; la société ne met pas l'accent sur le travail collaboratif. On leur apprend à éviter les dangers éventuels mais on ne leur communiquent pas sur les chances éventuelles d'un travail collaboratif.

Revenons, sur cette campagne de l'April. Quels en sont les résultats ?

FC : Nous avons lancé cette campagne promotionnelle il y a quinze jours. Au début nous étions à 2545 adhérents, aujourd'hui il y en a 3115, dont plus de 220 entreprises et associations. Nous allons aussi annoncer trois laboratoires universitaires de recherche. Pour cette campagne, nous observons deux grandes tendances chez les nouveaux adhérents : il y a relativement plus de techniciens et beaucoup de personnes croient en l'April mais n'avaient jamais pris le temps d'y adhérer auparavant. Au début, nous n'étions que quelques bénévoles à peine crédibles auprès des politiciens. Aujourd'hui, nous avons des députés qui expliquent leurs positions sur les forums de Framasoft. Je suis convaincu que nous serons 10 à 20 000 dans quelques années.

L'April promeut le logiciel libre dans les pays francophones. N'auriez-vous pas plus de poids en fédérant un mouvement international ?

FC : Je suis partisan d'une structure qui agit localement. Au sein d'une fédération internationale, les gens perdraient 80% de leur temps à savoir qui doit commander et il y aurait des conflits de pouvoirs et d'intérêts. Au final nous passerions à côté de l'essentiel. Cependant, nous travaillons avec plusieurs personnes pour échanger quelques idées comme la Free Software Foundation de Stallman ou l'organisme FACiL au Québec qui a d'ailleurs repris quelques uns de nos documents.

De quelle manière l'April est-elle financée?

FC : Principalement sur les cotisations d'adhérents. L'avantage d'un tel financement, c'est que les adhérents sont généralement très contents et 90% d'entre eux renouvellent leur dons. Cela nous permet de nous concentrer véritablement sur la promotion du logiciel libre plutôt que de rechercher des subventions. Nous communiquons régulièrement et nous nous déplaçons beaucoup. Nous voulons rester une association humaine.

Je vous remercie

Pour les personnes intéressées par la démarche de l'April, l'association organisera le 12 décembre une soirée à la Cantine à Paris et publiera prochainement un formulaire de participation sur son site internet.
Actu précédente
Brève suivante

Vu par les lecteurs

Ce sujet vous intéresse ?
Rejoignez les groupes Clubic :

2 membres


et pour votre ordinateur
Télécharger Messenger (gratuit)

SELECTION SHOPPING
FOR ALL MY G33KS !


Flash Voyager Mini 8Go
16,00 €
G500
49,81 €
PowerDock 2
32,00 €
LifeCam Cinema
57,77 €

Harmony 555
45,70 €
HWNUm-300
20,89 €
iPod Shuffle 2Go Argent (3G)
46,99 €
Fatal1ty Gamer Headset
34,89 €
Précédent
Suivant

A ne pas manquer

Messenger sur téléphone mobile
Installez Messenger pour dialoguer sur téléphone mobile
eMule
Le client alternatif pour eDonkey le plus téléchargé
Les Commentaires des lecteurs
_
 
le 26 Nov. 08 à 19h12
Edition
  
Manque un tout ptit peu d'ouverture d'esprit mais très bon interview et bonnes réponses
 
le 26 Nov. 08 à 19h27
Edition
  
plorf a écrit:
Manque un tout ptit peu d'ouverture d'esprit mais très bon interview et bonnes réponses
Je suis d'accord mais je crois aussi en leur mouvement donc ça ne me gêne pas.
Si il devenaient aussi puissant que Google ça serait plus inquietant. (Et pourtant, on a tous été pro-Google un jour )
 
le 26 Nov. 08 à 19h44
Edition
  
Ils sont venu a reims pour la journée du logiciel libre leur conférence était plutôt sympa.

En tout cas j'espère un gros développement du libre dans le futur ça ferait que du bien a la communauté
 
le 26 Nov. 08 à 20h05
Edition
  
Manque d'ouverture d'esprit ? C'est l'April, il explique ce qu'est l'association et ce qu'elle promeut, ni plus ni moins. Pour le manque d'ouverture d'esprit, va dire ça à d'autres qui pensent que les logiciels libres marchent sur leur plates bandes.

a+
 
Contacter le membreVoir profil
le 26 Nov. 08 à 20h11
Edition
  
Le logiciel proprietaire c'est la culture de la rarete alors que le logiciel Libre, c'est la culture de l'excellence.
Pour gagner de l'argent avec le logiciel proprio, il faut savoir le diffuser tout en restreignant au maximum la liberte d'action de l'utilisateur afin de l'emprisonner et parasiter son portefeuille alors que pour gagner de l'argent avec le logiciel Libre, il faut prouver qu'on est le meilleur et le rester pour attirer le plus de clients possibles.
 
le 26 Nov. 08 à 20h43
Edition
  
Moi je pense que le monde du libre va peu à peu s'imposer dans tout les domaines dans les années à venir. Avec une communauté sans cesse de plus en plus important, ces logiciels vont évoluer plus efficacement et plus rapidement, tout est relatif forcement, nous avons pour le moment seulement aperçu la partie émergente de l'iceberg. Je n'adhérerai pas au projet puisque que je ne peu rien y apporter, mais toutefois je le soutiens énormément.
 
le 26 Nov. 08 à 21h04
Edition
  
Excellent !
C'est vrai que d'un point de vue business, la GPL est en effet une vraie révolution :
beaucoup moins de couts de développement (on développe uniquement ce dont on a vraiment besoin, le reste existe déjà et est réutilisé).
Au final, on ne paye le développement que de ce qui apporte une valeur ajoutée au logiciel
Edité le 26/11/2008 à 21:06
 
Contacter le membreVoir profil
le 26 Nov. 08 à 21h16
Edition
  
axel55 a écrit:

Je n'adhérerai pas au projet puisque que je ne peu rien y apporter, mais toutefois je le soutiens énormément.

Utilise, c'est deja pas mal du tout
 
le 26 Nov. 08 à 22h48
Edition
  
Si l'éditeur d'un logiciel libre n'a pas de contrôle sur l'avenir de son produit, de quelle manière peut-il être payé ?

Enfin, l'histoire nous démontre quand meme, que l'on peut juste changer quelques truc, et ce faire beaucoup de pognon, sur le dos de petit développeur.

Cf la news sur les freebox, qui n'est qu'un éxemple parmis tant d'autre...
 
le 26 Nov. 08 à 22h51
Edition
  
Y a certaines paroles qui choquent quand même... faudrait pas qu'il en fasse de trop, on pourrait l'attaquer pour diffamation ...

Sinon le libre pour ceux qui le veulent, le propriétaire pour ceux qui le veulent, et les autres : n'achetez pas de pc

d'ailleurs dans le cas d'appli "vraiment spécifique" (je parle pas de photoshop... mais par exemple de soft dans l'industrie manufacturière, l'énergie,le pharmaceutique,...) le libre c'est quand même très limité voir nul.

( signé un mec qui en as marre d'être bassiné sur la question des ubuntu,OO,GIMP & cie alors que comme dit le dicton "chacun voit midi à sa porte" )
Edité le 26/11/2008 à 22:52
 
le 26 Nov. 08 à 23h06
Edition
  
Ces gens me font froid dans le dos.

"le modèle propriétaire est très hypocrite"
"logiciels propriétaires distribués gratuitement ? -> Ca n'a pas trop d'intérêt"
"la première dose de drogue est souvent gratuite"
"l'une des grandes forces de Windows, c'est d'avoir convaincu les utilisateurs qu'ils étaient responsables des plantages du système"
"Il y a des accords tacites avec les fabricants de matériels"
"Ils nous font perdre beaucoup de temps! Au final, on a pas besoin qu'ils évoluent, on veut qu'ils nous laissent tranquilles!"
"Certains éditeurs de solutions propriétaires argumentent que passer au libre ralentirait le développement de leur logiciel. -> En termes de structure, peut-être certains ne savent-ils pas travailler"

lls disent défendre les libertés et honnissent tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux. a fait un peu secte.
 
le 26 Nov. 08 à 23h31
Edition
  
Pour les applis pro, le problème est du côté des développeurs, mais une partie importante de l'industrie utilise tout de même Linux pour sa flexibilité...
Par exemple BMW utilise Linux pour gérer le système informatique dans ses voitures.
Ils ont d'ailleurs apportés plusieurs contributions au noyeau, par exemple un mode résistant aux perturbations électromagnétique (essentiel pour être utilisé dans une voiture) etc.

flonc : je ne vois pas le problème avec ces citations.

Il n'allait pas dire : microsoft est génial, a toujour été un modèle de stabilité, leur modèle économique est super" etc.

Je suis de son avis sur ce sujet : le modèle économique du logiciel proprio pue, et est basé sur l'obscurantisme et la prise en otage des clients.

C'est pas parcequ'on est ouvert que tous les autres modèles doivent nous paraitre génial...

D'ailleurs il n'a pas appelé à un combat contre le logiciel propriétaire, simplement donné son avis en répondant aux questions qui l'amenaient dans ce sens.
Edité le 26/11/2008 à 23:32
 
le 26 Nov. 08 à 23h31
Edition
  
flonc, tu oublies que le logiciel propriétaire est une position indéfendable. C'est une drôle d'idée qui s'est généralisée il a 30 ans sous l'action d'entreprises telle que Microsoft afin d'accroître leur profit. Au final ils freinent l'évolution informatique.
 
le 26 Nov. 08 à 23h51
Edition
  
Antoine9800 a écrit:
flonc, tu oublies que le logiciel propriétaire est une position indéfendable. C'est une drôle d'idée qui s'est généralisée il a 30 ans sous l'action d'entreprises telle que Microsoft afin d'accroître leur profit. Au final ils freinent l'évolution informatique.
Oui et ils font vivre des millions de gens ..

kastaban a écrit:
Ils ont d'ailleurs apportés plusieurs contributions au noyeau, par exemple un mode résistant aux perturbations électromagnétique (essentiel pour être utilisé dans une voiture) etc.

Tu peux me dire le rapport qu'il peut y avoir entre logiciel et électromagnétisme exactement ?

kastaban a écrit:

Je suis de son avis sur ce sujet : le modèle économique du logiciel proprio pue, et est basé sur l'obscurantisme et la prise en otage des clients.
Quelle vison sectaire et étriquée de la réalité ...
Le FUD a toujours de l'avenir à ce que je vois ...
Edité le 26/11/2008 à 23:52
 
le 26 Nov. 08 à 23h55
Edition
  
"le modèle économique du logiciel proprio pue, et est basé sur l'obscurantisme et la prise en otage des clients"

"le logiciel propriétaire est une position indéfendable. C'est une drôle d'idée qui s'est généralisée il a 30 ans sous l'action d'entreprises telle que Microsoft afin d'accroître leur profit."

Des fanatiques sectaires, je vous l'avais dit
 
le 26 Nov. 08 à 23h59
Edition
  
Nan mais c'est aberrent le logiciel proprio sérieux. Imagine ta voiture par exemple, que chaque composant soit enfermé dans une boîte hermétique indémontable. Tu ne peux rien faire dessus, tu dois faire confiance et prier pour que ça tombe pas en panne parce que sinon il n'y a que l'entreprise qui a créée cet élément qui va pouvoir le réparer.
Après, le fait que ça fasse vivre des millions de gens, c'est pas un argument pour freiner le développement de l'informatique. Le logiciel libre est économiquement viable et il rétablit d'autres aberrations du logiciel proprio : le coût de la licence.

J'assimile le logiciel proprio à une dictature. Tu vas pas me dire que quand je dis que Saddam Hussein c'était un enfoiré je suis sectaire quand même ?
 
le 27 Nov. 08 à 00h07
Edition
  
C'est vrai que les softs libres specialises en industrie sont assez rares - mais il serait faux de dire qu'il n'y en a pas.

En tant que partisan pro-libre, ca ne me pose absolument aucun probleme de voir des gens choisir de rester sous du proprietaire - le tout est qu'ils ne viennent pas me casser les pieds avec leurs virus, leurs plantages et leurs mauvaises manips.

La ou ca me fait bien marrer, c'est de voir des pros windows XP se faire refourguer de force du Vista - et ils sont nombreux dans ce cas...

Et oui : la vente liee est bien un racket qui permet de refourguer des logiciels proprios depasses - style works - ou fisher price - style vista - en faisant encore croire aux pigeons que tous ces pourriciels sont gratuits a l'achat. Technique basique de dealer : la premiere dose est toujours gratuite et le but est bien de rendre le neophyte dependant des ses premiers pas. Personne ne peut le nier : c'est un fait. Et le coup des certifications MS chez les revendeurs permet en outre de bien verouiller le marche en empechant toute concurrence.

En tout cas, en tant que pro-libre, j'en ai -vraiment- ras le bol de ne pouvoir acheter une machine moyen/haut de gamme de marque dans les grandes enseignes, sans systeme d'exploitation ni pourriciels respectifs.

Oser affirmer qu'il est dans l'interet du consommateur d'avoir un systeme a l'achat, c'est se foutre litteralement de la gueule du monde aujourd'hui, quand on voit des debutants choisir du Linux ! Il n'y a plus aucune raison de faire un cheque en blanc a M. Ballmer. Le L122-1 existe, il suffit que la DGCCRF fasse ENFIN son boulot, en forcant la vente de machines nues et en offrant, a ceux qui n'en sont pas capables, un service d'installation payant en magasin. Ca fera autant d'emplois a creer et sa permettra surtout un vraie mise en concurrence.

Alors ok pour respecter ceux qui choisissent le proprio, mais il faudrait aussi penser a respecter ceux qui choisissent le libre...
 
le 27 Nov. 08 à 00h14
Edition
  
"Et oui : la vente liee est bien un racket qui permet de refourguer des logiciels proprios depasses "
"Technique basique de dealer : la premiere dose est toujours gratuite"
"Personne ne peut le nier : c'est un fait"
"en forcant la vente de machines nues et en offrant, a ceux qui n'en sont pas capables, un service d'installation payant "

Ahh ... La réthorique ouverte et constructive d'un sain défenseur du libre. Ce forum est génial

"Imagine ta voiture par exemple [...] ça tombe pas en panne parce que sinon il n'y a que l'entreprise qui a créée cet élément qui va pouvoir le réparer"

C'est marrant, j'imagine très bien. J'ai même l'impression que ça fonctionne comme ça.
 
le 27 Nov. 08 à 00h17
Edition
  
J'ajoute que dans les nouvelles salles informatiques des écoles primaires, il y a OpenOffice.org comme bureautique ^^
Mais évidemment on paye pas de formation pour les profs, bah non...O_o

+1 pour Hansi2, ça baisserait les prix d'au moins 80€ au moins.
Exemple, sur www.multimedis.fr, où l'on personnalise son ordi fixe/portable en ligne entièrement (jusqu'à la marque du ventilo) et qu'on va chercher dans son E.Leclerc le plus proche , on peut choisir de ne pas mettre de système d'exploitation...
Résultat, 80€ de moins.
Alors, déjà que sur ce site les tarifs sont très bas pour ce que c'est, imaginez une baisse de 80€ sans Vista ^^
J'aimerais bien m'acheter une machine sur ce site, mais la mienne me suffit déjà ^^
Edité le 27/11/2008 à 00:26
 
 
Pour participer au sujet, connectez-vous ou inscrivez-vous :