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Musique : l'Europe dévoile sa licence unique

Brève Business Internet

Musique - Apple iTunes Music Store France
Comme prévu, l'Union européenne a dévoilé aujourd'hui sa nouvelle licence unique pour aider le développement des services de vente de musique en ligne dans les pays européens. Cette licence unique permettra de simplifier la mise en place de ces services dans les 25 pays membres de l'Union. Jusqu'à aujourd'hui, les services de vente de musique en ligne étaient obligés de négocier avec de nombreuses maisons de disques pour obtenir une multitude de licences. Grâce à la licence unique, les choses seront simplifiées et plus économiques.

En l'absence de cette licence, plusieurs services tels que Napster, Real Rhapsody ont retardé le lancement de leurs plateformes de téléchargement ou de location de musique en ligne qui sont déjà disponibles depuis plusieurs mois / années aux Etats-Unis où le système de licence est beaucoup moins complexe.

La Commission affirme dans son communiqué que des sociétés spécialisées pourraient être mises en place pour collecter les royalties qui seront redistribuées ensuite aux maisons de disques, éditeurs, compositeurs et auteurs dans l'ensemble de l'Union.

Charlie McCreevy, le commissaire chargé du marché intérieur et des services, précise dans ce communiqué que cette licence ne constitue pas encore une véritable réglementation. Il s'agit, d'une « première recommandation », il promet de suivre de près le dossier et son évolution. Si jamais, les progrès effectués dans ce domaine ne sont pas qualifiés de satisfaisants, il affirme qu'il prendra des mesures plus strictes.

A l'issue des négociations, trois principales options sont envisagées pour améliorer la mise en place des services de musique dans l'Union :

  • Dans la première, la Commission n'intervient pas. Les services se chargent de demander une licence dans chaque pays, auprès des maisons de disques. Cette option a été rejetée par de nombreux ayants droits.

  • La seconde solution, qui semble séduire la Commission européenne, consisterait à améliorer la coopération entre les sociétés de gestion collective présente dans chaque pays européen (par exemple, la Sacem pour la France). Cette solution permettrait à chaque société d'accorder une licence communautaire couvrant le répertoire de l'ensemble des sociétés des pays de l'Union. Cette solution a remporté de nombreux suffrages auprès des sociétés de gestion de droits d'auteurs.

  • Troisième solution, proposer aux titulaires de droits le possibilité de mettre en place un gestionnaire collectif pour l'utilisation des droits sur les services de vente dans l'ensemble de l'Europe. Cette dernière option a été largement retenue par les maisons de disques, labels indépendants et par quelques sociétés de gestion de droits d'auteurs.

Au final, la Commission européenne a principalement recommandé que seuls les auteurs qui possèdent des droits choississent de restreindre ou non la diffusion des téléchargements de leur oeuvres. Elle précise que les restrictions territoriales ne doivent plus exister dans ce domaine.

Reste à voir maintenant quelles seront les répercussions provoquées par cette annonce, dans le monde de la musique en ligne européenne.
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Les Commentaires des lecteurs
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le 12 Oct. 05 à 18h42
Edition
 
Fin de compte, si j'achette de la musique en ligne, l'auteur et l'interprete ... du morceau que j'aurai choisi seront t ils rétribués ?

Ou les majors font leurs cuisines en interne ?
 
le 12 Oct. 05 à 18h56
Edition
 
J ai pas trop compris la différence entre la solution 2 et 3 quelqu'un peut y nous éclairer un petit peu ?
 
le 12 Oct. 05 à 19h28
Edition
 
J'ai rien compris :grrr:
 
le 12 Oct. 05 à 19h30
Edition
 
Vincent a écrit:
Elle précise que les restrictions territoriales ne doivent plus n'exister dans ce domaine.
Lire cette brève sur le site


:heink:

Kaio a écrit:
  J ai pas trop compris la différence entre la solution 2 et 3 quelqu'un peut y nous éclairer un petit peu ?

A priori, dans la solution 2, la sacem pour la france, la je-sais-pas-quoi pour l'allemagne, etc... se mettent d'accord entre elles au niveau européen, genre elles créent ensemble la "société des droits d'auteurs européens"
qui sera chargée de collecter tous les fonds et de les repartir aux differentes sociétés des pays représentés.

Dans la solution 3, ce ne sont pas les sociétés chargées de ce business qui s'en occupent mais les detenteurs des droits eux-même, c'est à dire les maisons de disque (et eventuellement les artistes independents, s'il en reste...). Au lieu d'avoir une "super-sacem" formé de 22 sacem ou equivalent, on aurait une "sacem européenne" formée par les 15 maisons de disques de france, les quarante-douze maisons de disque de grande bretagne, etc...

En tous cas c'est comme a que j'ai compris le truc...

Bizzarement c'est la solution qui plait le plus aux maisons de disque... Doit-on comprendre que même les maisons de disque en ont marre de la sacem? :paf:
 
le 12 Oct. 05 à 20h52
Edition
 
"La Commission affirme dans son communiqué que des sociétés spécialisées pourraient être mises en place pour collecter les royalties qui seront redistribuées ensuite aux maisons de disques, éditeurs, compositeurs et auteurs dans l'ensemble de l'Union.
"

En gros, il risque d'y avoir encore plus d'intermediaires entre les auteurs et le client final ...

Ceci dit, ça permetra peut etre de simplifier la mise en place de nouveau service de vente en ligne .
 
le 13 Oct. 05 à 00h15
Edition
 
En clair on va rajouter encore des étages de parasites qui vont se sucrer un max entre les artistes et les acheteurs.
Donc on va payer plus pour que les artistes touchent moins, vive la bureaucratie européenne.
 
le 13 Oct. 05 à 10h02
Edition
 
ben non tu vas pas payer plus... Tu vas pouvoir commencer à faire légalement et en payant ce que tu faisais gratuitement et en toute illégalité jusque là :ane: ( <- c'est pas un ane, c'est une mule...)
 
 
 
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