On avait jusque là découvert des virus un peu partout dans le monde informatique de bureau, avec un certaine préférence pour les PC sous Windows (et son ancètre DOS), réputé, chez les créateurs de virus tout comme chez les sociétés d'Antivirus, offrir un des meilleurs terrains de développement pour les virus étant donné la
large diffusion et les nombreuses voies de contamination.
Mais cette fois-ci, ce sont les organisers portables fonctionnant sous
Palm OS qui sont visés. On peut d'ors et déjà remarquer que les auteurs de virus suivent les tendances : ces
PDA sont tellement développés qu'il devient "rentables" de programmer un virus pour eux, il peut maintenant se propager sur des centaines de milliers d'utilisateurs !
Cependant, les
voies d'accès au palm sont assez restreintes, celui-ci ne communiquant avec le PC que pour transférer quelques fichiers sélectionnés. La tâche était donc, pour celui qui a relevé le défi, de créer un
logiciel que les utilisateurs acceptent de télécharger sur leur Palm.
L'auteur du
proof of concept, nom de baptème donné au premier virus trojan du Palm, a choisi d'utiliser le maillon faible de nombreux utilisateurs :
le piratage de logiciels. En effet, il a diffusé d'abord sur IRC puis par le Web, un fichier dénommé
PALM _LIBERTY.A sensé débrider (illégalement) le shareware
Liberty (Emulateur Gameboy sur Palm). Cependant, à peine téléchargé et exécuté, il déclanche immédiatement l'effacement de toutes les applications exécutables sur le Palm Pilot !
Fort heureusement, des solutions existent déjà pour se
protéger ou récupérer le Palm endommagé comme celle de
Trend Micro qui vérifie sa présence lors du téléchargement. Mais la solution la plus simple est évidemment de ne pas chercher ce "crack" ... à moins que vous ne souhaitiez jouer un mauvais tour à vos collègues !